DANS LES EXAMENS
L'arrêté ministériel paru en France le 96 février 1901 ne réforme Pas, ne modifie pas l'orthographe, comme On a eu et comme on a le tort de le dire. Il n'a d'autre objet que de simplifier l'enseignement de la syntax tolérances dans les examens ou con-
i l'Instruction publique.
EXAMINATEURS de {olérer didats.
. Voici sur quelles rêgles portent ces tolérances :
1. Pluriel ou singulier. — Dans toutes les constructions où le sens permet
€ comprendre le substantif complément aussi bien au singulier qu'au pluriel,
on tolérera l'emploi de l'un ou de l'autre nombre. Ex. : Des habits de femme ou
de femmes : des Confitures de groseille ou de groseilles ; ils ent té leur chapeau Ou leurs chapeaux.
2. Aigle. — On peut indifféremment écrire Les aigles romaines ou les aigles romains (V, p. 90).
8. Amour, orgue. — Au pluriel on tolérera les deux Senres (V. p. 9).
4. Délice, enfant, — I] est superflu de s'en occuper (V. p. 90-92).
5. Pâques, Orge. — On tolérera Pâques et orge au féminin sans exception. Ex. : À Pâques Prochain ou À Pâques prochaines. De l'orge carrée, mondée, perlée (V. p. 94).
6. Gens. — On tolérera, dans toutes les Constructions, l'accord de l'ad ljectif au féminin. Ex. : Instruits ou instruites par l'expérience, les vieilles gens sont Soupçonneur ou soupçonneuses (V. P. 98).
7. Hymne. — On tolérera les deux genres aussi bien pour les chants nationaux que pour les chants religieux (V. p. 92).
8. Pluriel des noms propres et des noms empruntés aux langues étrangères qui sont entrés dans la langue française, — Employés au Pluriel, ces noms en prennent ]a marque dans tous les cas (V. p. 108-108).
. Noms composés. — Les noms composés pourront toujours s'écrire sans trait d'union.
40. Article. — I] est superflu de s'occu;cr des règles qui se trouvent Pages 309,311, 312.
11. Adjectits qualificatifs. — I] est superflu de s'occuper des règles qui se trouvent pages 318, 319, 320.
Troisième Livre (Élève). Canada,
12. Adjectits composés. — On peut les réuniren un seu] mot qui prendra à féminin et le pluriel d'après la règle Générale : Un houveauné, une Rouveaunée, des nouveaun 8 (V. p. 132).
18. Avoir l'air. — On Permettra d'écrire indifféremment : £lle a l'air doux ou douce, spirituel ou spirituelle.
Prennents même lorsqu'ils sont suivis d UP autre udjectif numéral, Ex. : Yuatre. ae À Jualre-vingts-diz hommes. Quatre cent siz ou Quatre cents siz mmes (V. p. 324). , On À écrire indifféremment mil ou mille Pour Compter les années. .? L ] ' 1 4).
15. Même. — Après un substantif Où Un pronom au pluriel, même pourra ponere l's et s'écrire sans trait d'union : Vous mémes, les dieux mêmes (V. p. 327).
16. Tout. — Devant un nom de ville on tolère l'accord de tout avec le nom propre : Tout Rome ou toute Rome.
On tolère également, en faisant parler une femme : Je suis tout à vous ou toute à vous.
On peut écrire : Des marchandises de toutes sortes ou de toute sorte (V. P. 330),
17. Aucun. — Avec une négation, on tolérera l'emploi de ce mot aussi bien au pluriel qu'au singulier : Ne faire aucun Projet ou aucuns projets (V.p. 326).
48. Chacun. — Lorsque le pronom chacun est construit après le verbe et 80 rapporte à un nom pluriel, on tolérera indifféremment : Îls sont sortis chacun e son côté ou de leur côté ; remettre des livres chacun à sa place ou à leur place (V. p. 348).
19. Accord du verbe avec plusieurs sujets. — Si les sujets ne sont pas résumés par an mot indéfini tel que tout, rien, chacun, on tolère toujours la Construction au pluriel. Ex. : Sa nié, sa douceur le font admirer. Il en est de même si les sujets sont unis Par ni, comme, avec, ainsi que, etc. +: Ni la douceur ni la force n'y peuvent ou n'y peut rien (V. p. 350, 352). 20. Accord du verbe Quand le sujet est un Collectif. — On tolérera l'accord U verbe ut le complement : Un Peu de connaissances suffit ou suffisent (V. p. 352).
24. Accord du verbe Quand le sujet est plus d'un. — On tolérera toujours le singulier : Plus d'un de ces hommes était ou étaient à plaindre.
22. C'est, ce sont. — L'emploi de c'est est toléré dans tous les Cas, au lieu de ce sont. Ex. : C'est ou ce sont des montagnes (V. p. 354).
28. Concordance ou Correspondance des temps. — Après un passé ou un conditionnel, on tolère le présent du subjonctif au lieu de l'imparfait : Z4 faudrait qu'il vienne ou qu'il vint (V. la note au bas de la page 359),
25. Ne. — On tolérora la suppression de la négation ne dans les Propositions dépendant des verbes empêcher, craindre, défendre, de peur que viter gue, etc. : Défendre qu'on ne vienne ou qu'on vienne ; de Peur qu'il aille ou qu'il n'aille ; etc. — De même après les comparatifs et les mots indiquant une com- Paraison, autre, autrement que, etc. : L'année a été meilleure quon ne l'espérait Ou qu'on l'espérait. — De même après les locutions à moins que, avant que :
moins qu'on n'accorde ou qu'on accorde le pardon.