VI AVERTISSEMENT
ajuster avec la vérité , il est je crois important d'en faire ressortir la fixité. Que l'on compare, en effet, ce que j'ai publié sur les tissus musculaires et fibreux du cœur, de la langue, de l'utérus, des muscles, des gaines fibreuses, des tissus blancs, sous les rapports anatomiques, physiologiques et pathologiques, et l'on verra que ces doctrines ont toujours été les mêmes. D'ailleurs, jusqu'à présent, je n'en connais pas de sérieusement opposées aux miennes. — Avouer, comme on l'a fait, le phénomène de la rétraction inflammatoire, ou non, des tissus blancs, mais insinuer vaguement que je le vois partout, ce n'est pas démontrer et justifier cette assertion ; reconnaître les altérations de ramollissement, de rétraction, d'induration des tissus blancs et particulièrement des ligaments, développées au milieu des inflammations articulaires, avec douleur, chaleur locales, suppurations voisines, et leur refuser le nom d'inflammation, ce n'est pas nier les rétractions, les indurations et les ramollissements des tissus blancs; au contraire, c'est reconnaître la réalité de ces faits, mais montrer seulement, qu'à tort ou à raison, on veut leur donner un nom différent de celui d'inflammation.
Les doctrines exposées dans cet ouvrage ne modifient, n'agrandissent pas beaucoup l'histoire des maladies du tissu charnu, mais elles éclairent davantage celle du tissu fibreux ou ligamenteux, beaucoup plus encore celle des os, des articulations, et permettent àe comprendre une foule de faits inexpliqués jus-