‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme] (volume 2)Chapitre 19 sur 82 · IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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(88) Anglois n'ont pas retrouvée dans leurs traversées aux Terres australes, est dans le cas d’être négligée à l’avenir, comme n'étant, diton, d'aucune importance en Géographie, etc. |

La chose est ainsi alléguée à la page 21 de l'introduction aux derniers Voyages du Capitaine Cook, en sorte que je crois devoir établir à cette occasion, en peu de mots , ce qui suit :

Il me semble de la dernière évidence, ‘que généralement, en hydrographie, il y a plus de danger & vouloir supprimer les Isles apperçues par de ‘hous Navigateurs, qu'à se déterminer à les admettre. D’ailleurs je suppose aussi, pour exemple d'une utilité réelle, que les bancs de glaces ne soient pas plus constans au Pôle austral que vers le Pôle boréal, et qu'une nombreuse colonie, telle que pourroit devenir un jour celle du Sud de l'Afrique, cherchât à envoyer fort att large et même des baleiniers vers les grandes latitades australes . c’est ainsi que nos Hollandois en envolént chaque, année, soit. au Nord et aux environs du Spitzherg. De quelle utilité ne leur seroit dcac pas une Isle située à 54 degrés de latitude australe? sans parler des autres objets intéressans quitiennent en pareil cas aux progrès de la Physique et de la Navigation. Mais nous reviendrons bientôt sur ce même sujet, après avoir établi et discuté la deuxième des questions proposées et déjà annoncées.

Celle-ci se réduit à constater si, dans la haute mer avec les meilleurs compas de route, ou autres compas horizontaux sortis tout récemment des mains de nos plus fameux artistes, il n'est possible de reconnoitre {a variation de la boussole qu'à 3, 5 et 7 degrés près, ainsi qu'on l'affirme à la page 24 de la même Introduction : je mets à l'écart, et il ne s’agit nullement ici des temps extraordinairement compliqués, de grains furieux, ni d'une mer agitée par de continuelles tempétes, et cela sans relâche. Ce cus n’a pas eu lieu an Cap de Ja Circoncision, lorsqu'on a cherché à le découvrir; donc celte opinion ne paroit pas fondée ; autrement nos pitces des prix de l’Académie et autres anciens ouvrages et moderhes, aurvient éclairé en vain sur cet objet les ineilleurs artistes de Paris et de Londres. Cependant,

(89) | il me paroit tout au contraire que nos compas de mét étoient déjà perfectionnés dès le commencement de ce siècle, de même que les simples aiguilles qui indiquoient à terre la variation, puisque dans ce dernier cas, la variation diurne étoit déjà reconnue, et qu'à la mer ,on a toujours eu soin de corriger les amplitudes ortives et occases , les anes par les autres.

Si donc l’assertion proposée de 3 à 7 degrés d’er= reurs fréquentes et inévitables en tout temps , avoit lieu dans la Navigation, nos gens de mer chercheroient en vain l’effet des courans, en comparant la route estimée avec les observations de la lune ou bien avec les montres marines, et ils pourroient à l'avenir regarder les cartes réduites sur les variations de l’aimant , et mênre celles de Halley, comme inutiles et trés-défectueuses. Mais une pareille opinion, qui est insoutenable, n'est-elle pas démentie, depuis 1700, par les observations les mieux choisies et publiées par les Navigateurs Européens ? Ceux-&, en allant ou bien en revenant des grandes Indes, ne s'accordent-ils pas sur la quantité de la variation dans l'Océan Atlantique, à la vue des Tsles Canaries, du Cap Verd et de l’45tension, etc. ws é

On nf sauroit nier non plus que, pendant plus de quarante ans, nos Capitaines pour l'Indé n'aient fait un usage fréquent et avec succès de la variation du compas, après avoir doublé le Cap de Bonne-Espérance, ni qu'iis ne l’aient employée de préférence pour gagner la longitude des Isles de France et de Bour-

on.

En second lieu, la ligne courbe magnétique , ou ligne sans déclinaison, qu'on a regardée jusqu'ici comme le premier méridien magnétique, auroit été considérée fort inutilement comme le terme ou la limite des moindres variations croissantes ou décroissantes du Nord-Est au Nord-Ouest dans l'Océan Atlantique. |

Cependant nous voyons qu'en cès derniers temps , les Navigateuts François , Anglois, et mème les Espagnols, se sont appliqués à en découvrir le mouvement progressit vers l'Ouest et vers la côte la plusavancée du Brésil : son mouvement, regardé par la plupart comme sensiblement

née Ske

(go) uniforme, s'est accru vers l'Ouest de 18 à 19 degrés dans l'espace de7o années : on ne sera peut-être pas fâché d'en voir rappeler ici quelques preuves.

On trouve d'a oe » d'après les recherches et les propres observations de Halley sur sa carie réduite, qu’en 1700, la ligne sans déclinaison étoit fixée à une latitude australe égale à celle de l'Isle de’ Ascension, mais en deçà de la longitude de cette Isle, savoir à 4 degrés un quart du méridien de l’Zsle de Fer.

En 1767, le 11 Janvier, nos Officiers de Marine et quelques Pilotes de Saint-Malo , embarqués sur la fré-

ate a Boudeuse, y observerent avec soin, avant que

atlerrer à la côte du Brész/, les variations de la boussole : celles-ci nous ont constaté pour lors la ligne sans déclinaison, et les variations décroissantes s’étoient réduites à © degré par 18 degrés deux tiers de latitude australe, lorsque leur frégate s’est trouvée par de-la le méridien de l’Zs£e de Fer, de 13 degrés trois quarts.

.L’année suivante 1768, Cook, danssonpremier Voyage, l’a déterminée à la mme latitude australe, et par di grés de longitude à l'Ouest de I’Isle de Fer, de © degré pareillement. Or nous savons que les uns et les autres ont donné a cette époque la plus sérieuse attention, y ayant même employé les compas azimutaux. On n'est donc pas fondé lorsqu'on veut alléguer trop vaguement, ®t même en général, que les erreurs, dans les variations obser+ vées, peuvent s'accroitre à plusieurs degrés, et méme à 5 et 7 degrés, comme il paroit qu'on a eu intérêt de l’insinuer dans l’introduction aux Voyages cités ci= dessus. .

Semblablement en l’année 1738, les deux frégates l’ Aigle et la Marie, commandées par MM. Bouvet et Hay, en partant de l'Tsle de Sainte-Catherine avant la mi-Novembre, pour s'élever vers les terres australes, ne nous ont jamais indiqué, comme cela se voit dans leur journal de navigation, soit aux environs du pre= mier méridien, soit à la vue du Capide Ja, Circoncision, qu'un degré à un degré et demi d’incertitude ou de diftérence dans les variations observées du compas : enfin lorsque j'ai publié , dans nos Mémoires de 1779 les details

es variations observées parle Capitaine Cook, a5 | degres

un tiers de latitude et aux environs, j'ai fait assez entendre

(91) u'il étoit plus dans l'Est quele Cap de la Circoncision. in effet, j'ai fait voir que les 16 et 17 Février 1775, on avoit observé à bord du vaisseau Ja Résolution, les va- 12 degrés 07 minutes, | riations de l’aimant de 4 13 42. sur 13 06.

quoi on ne doit pas ignorer que, du 16 au matin jusqu’au 17 au soir, le vaisseau , en s'avançant très-sensiblement vers les Mers Orientales, la variation a dû s’accroitre de près de la moitié du sillage du vaisseau , trés-rapide pour lors, et cela en longitude. ‘

Ilya pourlemoinsdel’inadvertarice dans l'introduction aux Voyages dans l'Oééan Pacifique , page 22, lorsqu'on a voulu nous taxer de quelques partialités dans l’exposition de la chose... TiatM.le Monnier had not given althogeter a true representation of ‘the matter will ap parear from hence.

~ Ils prétendent que le 16 Février à midi, le vaisseau se trouy it par 54 degrés 31 minutes et demie de latitude, et assez proche du Cap de la Circoncision pour l’apercevoir : ce qui est contredit par la longitude qu'ils assignent au même instant, et qui est de 2 à 2 degrés et demi trop grande. En effet, par les variations observées. en 1738, sur les deux frégates frangoises, et réduites , à cause des accroissemens annuels, à 10 degrés Nord- Ouest pour le Cap dea Circoncisien, il a fallu établir la longitude de ce Cap 4 degrés à 3 degréset demi à l'Est

-du méridien de Greenwich; et les Anglois ont trouvé, le 16 Février, leur longitude corrigée du vaisseau de 6 degrés le même jour à midi. C’est donc ne vouloir pas convenir que le Capitaine Cook s’étoit avisé trop tard de s'éloigner du Pôle austral, lorsqu'il port-it encore 2 degrés plus au Sud que n'est leCapde la Circoncision. Mais, pour mieux juger de quel côté doit être la partialité, voici ce qui est dit au deuxième Voyage de Ovok , chapitre IX du troisième livre.

‘: Après avoir établi la latitude, le 16 Février 1775, de 55 degrés 26 minutes à midi, et la longitude de 5 degrés

52 minutes à l'Est, après avoir essnyé quelques grains mélés de pluie et de neige sur le soir, et porté au Nord afin d’atteindre 54 degrés 20 minutes; le 17 Février, avec 6 degrés 33 minutes de longitude , ayant une mer

prodigiausement haute, qui indiquoit, le vent étant à. l'Ouest, qu’il n’y avoit plus de terre dans cette direction 3 il ajoute....: « Le matin, 18 Février, il cessa de neiger $ » le toutes devint clair et beau, et la déclinaison de l’ai- » mant fut 13 degrés 44 minutes Ouest. À midi, nous # trouvant par 54 degrés 24 minutesdelatitude et8 degrés » 46 minutes de longitude Est, je crus que c'étoit une » bonne latitude à tenir pour chercher Te Cap de la # Circoncision, parce que quelque peu d’étendue qu'eût » la terte au Nord et au Sud, nous ne pouvions manquer » de la voir, puisqu'on ditque la pointe Nord git par 54 » degrés; la longitude étoit 9 degrés un quart, et bientôt » après on reconnut que Ja déclinaison de l’aimnant étoit » de 13 degrés to minutes. C'est à-peuprès dans ce pa- » rageque M. Bouvet la treuva de 1 degré Est. Je ne puis * pas supposer une variation aussi considérable depuis » celte époque; il est sur que les nôtres ontélé exacies, » puisqu'elles sont d'accord avec: telles des jours pré- » cédens »,

Ces raisonnemens indiquent assez, ce .me semble, le peu de lumières que ce Capitaine ou son rédacteur avoient acquises pour lors, en appréciant ce genre d'observations. Je réponds ici à la Nation Angloise, et non

pe à ceux qui ont pris parti dans cette occasion particulière.

On s'aperçoit en Dane he ce Navigateur, e

occupé de ses découvertes vers dle austral , n’avoit pa rempli assez tôt l'objet de ses instructions; ou ien que, s'apercevant qu'il y avoit environ 8 degrés en longitude entre son estime et l'observation, peut être s'est-il persuadé que nos deux frégates trançoises étoient dans le même cas, et que, par cette ag » le Cap de Za Circoncision est plus avancé vers "Est.

Ainsi, le vaisseau da Résolution s'est rangé troptard sous le parallèle du Cap de da Circoncision,et les Piloies ont encore commis cette fois-1a la même faute que sur le vaisseaudel’Amiral Anson, lorsqu'il perdit quatre-vingts hommes, ne pouvant gagner assez tôt l'Isle de Don Juan Fernandès , faute de we s'être pas porté dans l'Ouest

pour s’y ranger assez tot sous le parallèle ou la latitude de cette Isle. ;

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En vain le Capitaine Cook allègue-t-il dans son journal, quelques pages plus haut, que le 6 Février il lui restoit encore a vérifier la découverte qu'on disoit avoir été faite par M. Bouvet ; il n'étoit néanmoins, le 2 et leg Février, qu’à 58 degrés et demi de latitude Sud , le 1é à 55 degrés et demi, et après la pluie, mêlée de neige ( mentionnée au journal météorolo ue ), peut-être ne songeoil-ou pas même à regarder vers l'Ouest : on étoit situé en ce moment non pas par 21 degrés et demi de longitude, mais par 23 degrés et demi à compter de I’Isle de Fer. C'est donc envain qu'on argumente, dans l’Introduction, sur ce que nous avons supposé comme de raison, qu’à l’aide des variations de l'aiguille, le Cap de /a Circoncision devoitêtresitué par 21 à 22 degrés de longitude, à compter de l'Isle de Fer.

L'effet des courans, après avoir doublé le Cap Horz, a dû, comme je l'ai déjà indiqué ci-dessus, faire perdre en un mois et demi de navigation, plus de 8 (*) degrés en longitude au Capitaine Cook, comme cela s'ensuit des observations astronomiques et du calcul de l’heure par la montre marine, l’un et l’autre moyens étant d'accord et ayantété comparés avec l'estime ou avec le point du pilotage, La même chose, quoiqu’en sens contraire, étoit encore arrivée trente ans auparavant al’Amiral Anson, en doublant leCap Horn en hiver. Le vaisseau le Centurion se trouva enfin, lorsque, dans la Mer du Sud , on voulut porter le cap ou faire route vers le Nord, 10 degrés endeçà de son estime ou de la distance où il se croyoit dela côte, au moment qu'on vint à reconnoitre le Cap Noir et la Terre de Feu.

Il est donc constant que les courans, en ces parages, avancent ou retardent très-sensiblement la route en sens opposé, selon ape le Navigateur s’y porte vers l'Est ou vers l'Ouest du Cap Horn; et c’est parcetteraisou, comme je l’aidit, quele vaisseau {a Résolution a suivi le parallèle de 54 degrés, environ 13 degrés vers l'Est, ensupposant

‘peut-êtré que M. Bouvet n'avoit pas assez corrigé son es-

time, en partant de l'Isle de Sainte-Catherine, et netiou-

F (*) Le vaisseau ’ Aventire s'y est trouvé, à 53 degrés et demi de latitude, toa 11 degrés en avant de son estime.

vant que 28 à 28 degrés et demi de longitude au Cap de /a Circoncision. | | Mais on n'a garde de convenir, dans l'Introduction citée ci-dessus, qu'on ait fait cette faute à la mer. De là il s'élève une troisième question, qui consiste à découvrir si, en partant de la latitude 27 à la côte du Brésil, et non pas de 60 degrés, comme a fait le Capitaine Cook, M. Bouvet a dû éprouver, dans l’espace d'un mois et demi, les mêmes effets et les mêmes accélérations, quant à la longitude estimée, que ceux que nous voyons clairement avoir affecté le sillage du vaisseau la Résolution. Doit-on dire qu'en ce moment les agens du Capitaine Cook étoient autant instruits des effets des courans que de ceux qui concernoient les variations de la boussole? Voyez ce que j'ai ajouté ci-après sur l'aiguille, etc.

Cependant l'illustre Membre de la Société Royale, qui avoit rédigé, il Py a 4o ans, le Voyage de l’Amiral nson, avoit déjà donné quelques notions assez claires des effets des courans au départ de l'Isle Sainte-Catherine à la côte du Brésil. Mais puisqu'on cite ici, dans l'introduction, ies routes calculées par M. d’Après , depuis le Cap de /a Circoncision jusqu’au Cap de Bonne- Æspérance, comme aussi à la vue de l'Isle Rodrigue, avant-que de faire usage de ces routes, qui, dès la séparation des frégates , ne s'accordent pas déjà entre elles, il me semble qu’il faudroit s'étendre sur le peu de connoissances acquises pour lors sur la théorie des courans. La pièce ARLprEe qui l’a remporté il y a plus de Jo ans, et qui est de M. Daniel Bernoulli, nous apprend à distinguer deuxsortes de courans en général ; et, comme on ne néglige aucunes lumiéres, de quelque part qu’elles viennent À se manifester à l’Amirauté d’Angleterre, les instructions données au Capitaine Cook, et les observations qu’il a eu l'avantage de produire en conséuence, et qui peuvent nous éclairer sur la théorie es courans, demandent uu travail nouveau, que les discussions actuelles nous encouragent d'entreprendre sans délai.

En examinant les vents, qui d'ailleurs ont régné depuis :

le départ de M. Bouvet de l'Isle Sainte- Catherine,et qye M. d'Après a publiés en deux parties, d’abord dans la

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traversée de cette Isle jusqu’au Cap dela Circoncision, on voit qu’indépendamment des premiers courans, qui ont diaflecter dans leur route les deux frégates, et les porter en très-peu de temps vers la côte, tant du Brésil qu’à celle des latitudes plus élevées, et qui s'étendent à la terre des Patagons, il y auroit eu, dans les courans de la deuxième espèce qu'indique M. Bernoulli, plus ou moins de compensations relativement aux vents opposés, et qui ont dominé successivement pendant la durée d'un mois et demi , employée dans cette traversée oblique (*). Les vents d'Ouest, s'ils régnoient depuis le 27 * degré et demi de latitude jusque par-delà 5o degrés de latitude australe, indiqueroient bientôt une erreur plus foible à-la-vérité, mais en défaut dans l'estime, comme il est arrivé aux Capitaines Cook et Furneaux sous des latitudes bien plus élevées. Or M. Bouvet ne s'est pas trouvé dans un cas semblable, lorsqu'il est parti de 27 degrés et demi, comme je l'ai dit, de latitude australe; et il suffit de considérer sa route sur les cartes marines. De plus, on s'aperçoit, par son Journal imprimé, que les vents d'Est ont été d'abord les vents dominans, et au l'er:t presque continuellement accompagné pens ant tout le mois de Novembre, et même les premiers jours de Déceinbre. Quel a donc pu être, aux latitudes de fo à 48 degrés, l’effet trop foible des vents d'Ouest, lorsque les frégates ont aperçu les premières glaces? Quels sont, dis-je, les courans qui auroient pu, jusqu'à la fin du même mois, et siloin du Continent d’.4mérique ou de l'Afrique, accélérer le sillage de 2’ digle et dela Marie, qui se sont conservées à la vue l’une de l’autre, jusqu’au moment qu’elles ont fait la découverte du Cap de

la Circoncision?

La boussole dont on se sert n'indique pas la force

(*) On a püblié. il y a environ deux ans, un Journal abrégé du troisième Voyage de Cook, tenu à bord de la Découverte. L’ Auteur, embarqué sur cette conserve , et qui n’a pu rejoindre qu'au Cap de Bonne-Espérance le vaisseau la Résolution, l'ayant chegghe en vain à Saint-Fago et la Praia, raconte que Péquipage s’attendoit, suivant l'estime des Pilotes, à apercevoir la terre du Cap, mais que PAstronome Bayly leur annonça qu’ils en étoient fort loin; ce qui confirme l'erreur en défaut , quand on navigue du Brésil au Sud, Æt du Tropique au Sud-Est du Tropique. ,

absolue du fluide magnétique qui la dirige ; il faut, pour décider de cette force, ou bien une aiguille d'inclinaison suspendue librement et rangée dans le méridien magnétique; ou bien, et c'est le seul cas, il faut quela boussole se trouve en équilibre et horizontale fort près de la ligne équinoxiale.

Dans tout autre cas, la force de l'aiguille de boussole se décompose, et à la baie d'Hudson, proche le Pôle de l'aimant, la force magnétique agit:à peine sensiblement. .

Eu effet, si l’aiguille d'inclinaison devenoit perpendiculaire, ce qui est le cas de la Navigation sous l’un des Pôles de l’aimant, alors les boussoles seroient indifférentes à toutes les situations, parce qu’en ce lieu la force horizontale est nulle, et que la décomposition cessant dans le parallélogramme, la force verticale reste toute seule, ne pouvant agir ici, comme ailleurs, sur l'aiguille des boussoles.

De là on voit la raison qui a pu nuire à certains observateurs et marins, lorsque leurs compas de mer ont varié si extraordinairement aux approches des Pôles de Vaimant. ”

Le Cap de la Circoncision n'est pas dans ce cas là, et l'aiguille des compas de mer ou azimutaux z a pue de force que nous n'y en trouvons à Brest et à Londres.

En effet, l'aiguille d’inclinaison marque en France et en Angleterre 72 à 73 degrés; elle se tient horizontalement dans l'Océan Atlantique par 12 degrés de latitude Sud ou environ.

Mais aux caps Horn et de Bonne-Espérance, cette aiguille d’inclinaison n'indique que 72 à 50 degrés d'inclinaison; ainsi, à la latitude de 54 degrés, qui est celle du Cap de la Circoncision, la force horizontale de l'aiguille est bien plus que suffisante pour diriger nos compas de mer ou azimutaux, sans qu'on soit

ans le cas d'y craindre les erreurs inévitables à la baie

d'Hudson.

La

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