SCÈNE SIXIÈME
LÉON
John, je véux être beau.
JOHN
Monsieur, tout est possible.
Mais monsieur peimJra moins ; on dit le vert nuisible.
— Je suis prêt à servir monsieur.
LÉON
Bien.
Préte-moi ton habit.
JOHN
LÉON
Dès ce soir.
JOHN, stupéfait.
Hein ?
LÉON
Ton bel habit noir.
Et moi ?
Voici le mien. Je vais être superbe.
Cela me gênera pour m'étendre sur l’herbe.
Tant pis 1 — John, je veux plaire.
JOHN
En y mettant le prix.
J’ai parcouru dix-sept maîtres, blonds, bruns, blancs, gris ; El j’ai vu que l’argent égalise les armes :
Avec la même somme, on a les mêmes charmes.
LÉON
En es-tu sûr ?
JOHN
Monsieur 1 — monsieur, c’est textuel.
Monsieur évitera de se battre en dual.
J'ai quato Z' ans de a'Ie.
Ji'HN.
O 1 1 que mon»( ur se balle.
— Monsieur a son liôlel, sjti^ doule?
LÉON
Je m’en flalle,
Mon chàleau. — Tu le vois : un élage.
JOHN
C’esl peu.
LÉON
Au premier, porte à gauche, — une chambre sans feu.
JOHN, étonné.
Pas de cheminée? Oh I
LÉON
Cela ferail injure
Au soleil. Le plafond sert aussi de toiture,
Un vrai dôme' — D’ailleurs, les lambris sont jonchés. D’un squelette charmant, de fleurets accrochés.
De plâtres, d’un tableau du cru : Laure et Pétrarque.
(Regardant ti droite.)
Je te présenterai ma tortue. Une barque A l’endroit où j’ai mis le ci-gil du tableau !
C’est lord Blount.
JOHN
LÉON
Que fait-il? — Ciel ! il se jette à l’eau !
JOHN, arec calme.
Eh bien, ou courez-vous ?
LÉON
Je l’atteindrai peut-être.