‹ Troubles Fonctionnels et Reflexes ConditionnelsChapitre 15 sur 49 · QUATRIEME SERIE · texte numérisé non relu

QUATRIEME SERIE

EXPÉRIENCES A LA COCAINE

Nous voulons essayer de produire un réflexe conditionnel à l'anesthésie locale à la cocaïne chez le cobaye.

Pour cela, nous prenons un cobaye que nous aïtachons sur le dos par les pattes, sauf la patte. postérieure droite. Nous faisons agir l'éclairage d’une lumière tournante provoquée par le même système que précédemment, en même temps que nous faisons une piqûre d'un demi centigramme de cocaïne, soit une demi ampoule, dans la cuisse droite. L'aiguille et la seringue sont stérilisées par ébulition avant l'expérience, afin d'éviter une infection, Nous frottons le cobaye avec un tampon à l'alcool à l'endroit où nous allons le piquer et de même après la piqûre. L'injection de cocaïne entraine une anesthésie de la patte, que nous contrôlons au moyen d’une aiguille.

Nous transportons toujours le cobaye de la même façon et en compagnie des mêmes cobayes.

Nous commençons le 14 janvier. Nous obtenons d'abord une période d'excitation psychique avec agitation convulsive, ensuive une anesthésie complète de la patte droite.

Nous recommençons le 15 janvier en opérant de la même façon; le cobaye semble avoir une anesthésie généralisée. mtermittente.

Le 18 janvier, nous opérons de même et obtenons une anesthésie de la patte droite.

Te 19 janvier, nous opérons de même, maïs sans

injection de cocaine ; le cobaye présente d'abord des mouvements de colère — ceux-ci se produisant chaque fois — puis une anesthésie complète de la patte droite. — Nous voyons donc qu'il existe un réflexe conditionnel à l'action de la cocaïne qui s’est installé très rapidement, vu qu'il a suffi de trois séances ; et qui porte aussi sur l'état affectif accompagnant l'expérience.

Le 22 janvier, nous commençons à faire agir la lumière tournante sans injection, et n'obtenons aucun résultat. Nous faisons ensuite agir celle-ci avec injection de cocaïne et le cobaye présente une période d'excitation suivie d'anesthésie de la patte droite.

Le 24 et le 25 janvier, nous opérons de même, c'est-àdire sans cocaïne et sans résultat ; ensuite avec cocaïne et anesthésie.

Le 27 janvier, nous faisons agir une première fois la lumière tournante sans injection, pas de résuliat. Nous recommençons une deuxième fois sans injection et nous obtenons une anesthésie de la patte. Nous recommencons avec cocaïne. Ce phénomène s'explique par le fait que précédemment, nous commencions d'abord à faire agir la lumière tournante sans cocaïne et que ce n'était que la deuxième fois que nous agissions avec cocaïne.

Le 28 janvier, nous opérons d'abord sans cocaïne, nous n'obtenons rien, nous recommençons une deuxième fois et n'obtenons rien, une troisième fois et obtenons une anesthésie intermittente. Cela s'explique parce que la fois précédente, nous mavions fait agir la cocaïne qu à la troisième épreuve.

Le 29 janvier, nous opérons d'abord sans cocaïne et n'obtenons rien. Nous recommençons sans cocaïne ef avons une anesthésie intermittente.

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