CONCLUSIONS
Les troubles fonctionnels étaient opposés par Barsinskr | et les classiques, aux troubles lésionnels et relégués au second plan.
ABramr €t Minkowskr ont montré l'importance des troubles fonctionnels. ,
Paces relie les troubles lésionnels aux ‘troubles fonctionnels, par la théorie de l’abiotrophie de Gowers à laquelle il ajoute la notion clasie.
Par l'étude des réflexes conditionnels Pavcov et son école ont montré le rôle du psychisme sur l’organique. FU Pour étudier les rapports du psychisme et de l'organique, nous avons fait un certain nombre d’expérien-
ces sur les réflexes condtitionnels.
Afin de nous rapprocher le plus possible des condi-
tions cliniques, ces expériences ont été conduites en pla-
çant les sujets dans des conditions proches de la vie courante.
Nous avons recherché l'action des réflexes conditionnels SUT : & !
10 — . L’intoxication par le gaz d'éclairage.
20 — La paralysie provoquée par la compression de l'aorte abdominale.
3e ‘— L'intoxication par le chloroforme.
4e — L'action de la cocaïne.
bo — L'action locale du chlorure d'éthyle.
6° -- Les variations de la coagulation sanguine. ge —— L'action de l'insuline.
8 — La cicatrisation.
ge — L'anaphylaxie. | ro — L'action cataionisante de l’histamine.
119 — [L'action de la tuberculine.
Le
Par l’excitant conditionnel seul, nous avons pu reproduire les troubles provoqués par Te absolu, sauf pour le gaz d'éclairage.
Observant les modifications créées par les réflexes conditionnels, nous avons pu faire un certain nombre de constatations : | |
19 — La rapidité d'installation des réflexes condiüionnels est très variable ; elle peut être très courte, moins de quatre séances.
20 — Un excitant occasionnel n'entrainera pas forcément un processus d'inhibition, mais pourra, dans certains cas, renforcer le réflexe ou faciliter son déclenchement.
3° — Les réflexes conditionnels peuvent être déclenchés dans certains cas par une partie seulement des éléments de l’excitant conditionnel où par une partie des éléments du complexe global somatophysiologique et psychoaffectif de l'animal, accompagnant ou précédant l’action de l’excitant conditionnel ; celle-ci devenant -alors excitant conditionnel occasionnel. À: es
EE mé pus
sera variable suivant ‘les: ‘jours: 1 Pme SE
Certains jours, il faudra l'ensemble de tous ces éléments pour déclencher le réflexe conditionnel.
Les différents facteurs de l’excitant conditionnel s'additionnent dans l'intensité du réflexe conditionnel.
4° — ‘Les réflexes conditionnels peuvent porter sur une étendue plus grande que celle de l’éxcitant absolu.
Ils peuvent ne porter que sur une partie du territoire d'action de l’excitant absolu.
Ils peuvent porter sur un territoire différent.
50 — Les réflexes conditionnels peuvent porter sur tout le complexe global psychoaffectif et somatophysio-
logique de l'animal au moment et avant l’action de l’excitant absolu.
6° — Les réflexes conditionnels peuvent se manifester tantôt dans le sens de l’excitant absolu, tantôt en sens contraire, tantôt, ils tendent à rétablir l'équilibre rompu par l’excitant absolu.
7° — Les réflexes conditionnels peuvent porter isolément sur les différents éléments du réflexe global et porter en même temps de façon différente sur tel ou tel de ces éléments.
8° — Les réflexes conditionnels peuvent transformer l'action de l’excitant absolu dans le temps, dans la quantité et dans la qualité.
g° — Les réflexes conditionnels peuvent renforcer l'action physiologique ‘ou lésionnelle de l’excitant absolu. Ils peuvent avoir une action lésionnelle.
Dans les réactions du sujet interviennent, non seulement l’excitant absolu et les excitants conditionnels, mais
encore un facteur propre au sujet que nous comprendrons
sous le terme d'affect.
L'affeet sera le complexe global réalisé chez lindividu par l'ensemble des éléments psychoaffectifs et somatophysiologiques ; ce complexe étant envisagé avec son
déroulement dans le temps. 3
En présence de l'action d'un facteur donné sur l'individu, l'affect nous apparait composé d'un couple de forces antagonistes, les unes dans le sens de l'action du facteur, les autres dans le sens de la réaction en sens
contraire de l'organisme.
L'affect global de l'individu a sous sa dépendance et dépend des affects des différentes parties de lindividu, dépendant eux-mêmes et ayant sous leur dépendance des affects plus localisés en en arrivant jusqu à l'affect cel-
lulaire.
Cette notion d’affect établit une interaction du psychisme et de l’organique.
De même que l'organique agit sur le psychisme ,le psychisme agit sur l’organique comme le montrent nos
expériences.
Les réflexes conditionnels ont une action sur la volonté et l'imagination qui de leur côté agissent sur eux.
Le parallélisme entre les constatations faites au cours de nos expériences et certains cas observés en clinique nous ont conduit aux considérations suivantes :
Des excitants conditionnels pourront déclencher des
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processus toxiques ou anaphylactiques. L’affect interviendra dans la localisation et dans le caractère de la symptomatologie- des processus toxiques.
L’affect interviendra dans le caractère de la symptomatologie, la localisation et la gravité d'évolution d’une mfection et dans la réceptivité des individus.
Nous considérons qu'il y a dans les névroses l’intégration de trois facteurs : un facteur local ou fonctionnel un facteur nerveux général et un facteur psychique.
Dans la confusion mentale nous avons un trouble du déroulement chronologique de l'affect.
Les réflexes conditionnels interviennent dans le rêve et dans les troubles de la mémoire.
Ils permettent d'expliquer une grande partie de la psychanalyse.
Les troubles fonctionnels résultent de l'interaction de deux facteurs l’un somatophysiologique, l’autre psychoaffectif.
IL importe de traiter Les troubles fonctionnels qui peuvent être les précurseurs de troubles lésionnels.
Le rôle de l’état psychoaffectif ne doit être négligé m dans la pathogénie des troubles (tant fonctionnels qu'organiques) ni dans leur thérapeutique.
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