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Cette méthode semble à ce point supérieure, qu’elle est en passe de faire oublier deux traitements opothérapiques du goître exophtalmique, dont on a souvent discuté les effets : l'emploi des préparations de thymus et d'ovaire (chez la femme).
C'est en partant de cette donnée initiale : réalité dans la plupart des cas de goître exophtalmique du phénomène hyperthyroïdisation, qu'on est amené à l’administration de ces deux produits. Les origines complexes du. syndrome basedowien peuvent être rattachées à l’insuffisance pathologique des organes chargés de contrebalancer l’action de la glande thyroïde. Or, l'ovaire et le thymus paraissent comme les antagonistes physiologiques du corps thyroïde, leur insuffisance fonctionnelle fut invoquée dans la pathogénie de quelques goîtres exophtalmiques.
C’est en partant de telles considérations, qu'on a fait dans Ia maladie de Basedow de l’opothérapie thymique el ovarienne.
Le traitement ovarien a été administré à des basedowiennes chez lesquelels on a supposé la réaction thyroïdienne liée à des lésions génitales, à l'insuffisance ovarienne. On a obtenu plusieurs fois des résultats satisfaisants par les préparations d’ovaire chez la femme.
JAYLE publia deux observations de malades améliorées par l'ovaire cru et les injections. de liquide ovarique ; chez l’une d'elles, le goître exophtalmique était consécutif à une castration : l'amélioration fut nette ».
Jouix traite deux basedowiennes à forme fruste, devenues malades à la ménopause ; « toutes les deux furent très rapidement améliorées ».
DELAUNAY (1899), fait connaître l’intéressante obser-
Le 102 En
vation que voici : « Il s’agit d’une femme de 50 ans chez. laquelle les symptômes de l'affection se sont manifestés au moment précis de la ménopause ; c’est sur cette coïncidence que je m'étais basé pour conseiller la mé-. dication ovarienne. Chez cette malade, il n'y avait, à vrai dire, que peu d’exophtalmie, mais en revanche, on notait chez elle une tachycardie extrême, accompagnée de tremblement, d’agitation nerveuse intense, d'hypertrophie du corps thyroïde, de diarrhée, de vomissements, et d’un amaigrissement très prononcé. L'opération de Jonnesco avait été repoussée par la famille ;et la thyroïdine n'avait donné qu’une amélioration insignifiante et tout à fait momentanée L’administration de l’ovarienne aux doses que l’on prescrit ordinairement ‘dans le traitement des accidents de la ménopause, amena, au contraire, presque immédiatement, une amélioration considérable et bientôt une guérison qui semble devoir être définitive ». A
On doit conclure que l’opothérapie ovarienne est un traitement s'appliquant spécialement chez la femme aux symptômes basedowiens par insuffisance ovarienne, par lésions génitales.
La seule conclusion qui découle de l'étude des différents traitements est qu'aucun d'eux ne réalise la thérapeutique idéale. Il n’est pas possible d’avoir une méthode de traitement unique. Sur certaines formes les traitements généraux comme l'isolement, le repos, l’électricité les médications toniques ou sédatives ont une une action incontestable et une véritable valeur pathogénique en combattant le trouble nerveux initial. Mais
| (1) DELAUNAY. Presse médicale, 21 janvier 1899.
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(telle méthode qui donne de bons ie Chen un malade se montre sans action chez l’autre. Cette inégalité d'action s'explique : il est rationnel d'admettre : que s il existe un syndrome de Basedow, multiples sont les causes capables de lui donner naissance et le trai-
‘tement doit s'inspirer de nai et de la pathogénie, |
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CORRE AN ae CONCLUSIONS
I. La maladie de Basedow s'accompagne de troubles psychiques qu’on peut diviser en deux groupes :
a). Dans un premier groupe rentrent les troubles psychiques dits simples : changements de caractère, trou-
bles de la mémoire, de la volonté, que tous les au-
teurs considèrent comme symptomatiques de la maladie de Basedow.
b). Dans un deuxième groupe, on peut faire rentrer les vésanies : manie, mélancolie, confusion mentale qui accompagnent parfois la maladie de Basedow.
IT. Lorsque la maladie de Basedow coïncide avec l'aliénation mentale, on trouve le plus souvent dans les antécédents des malades: des tares héréditaires ou personnelles.
La maladie de Basedow est capable par elle-même
de donner naissance à une vésanie, plus facilement chez.
les prédisposés, mais aussi sur un terrain dépourvu d'antécédents héréditaires et personnels nerveux ou mentaux.
Dans le cas où les troubles psychiques sont sous la
dépendance du goître exophtalmique, ils s’atténuent en même temps que lui sous l'influence d’un traitement
approprié.
Mais la plupart du temps, la vésanie n’est qu'une