‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 129 sur 412 · Swingle, Trans. amer. micr. Soc, t. XXVII, l'J07, p · texte numérisé non relu

Swingle, Trans. amer. micr. Soc, t. XXVII, l'J07, p

2. Minchin et Thomson, Proc. Roy. Soc, B, t. LXXXII, 1910, p. 273.

LvvERAN et Mesnil. — Trvpanosomos et Trypanosomiases. 19

échec; dans la seconde, plus de la moitié d'échecs. Gela doit tenir à une différence dans le degré d'infection des puces : dans le premier cas, elles étaient restées 3 jours en contact avec le rat infectant; dans le deuxième cas, 22 heures seulement.

De l'inoculation du rat par la puce jusqu'à la fin de la multiplication des trypan. chez le rat, il s'écoule en moyenne 12 jours.

Minchin et Thomson n'ont pas encore publié la partie morphologique de leurs recherches. Ils ont pourtant attiré l'attention sur un processus de multiplication intra-cellulaire qui s'observe surtout 24 heures après l'ingestion du sang parasité. Les trypan. pénétreraient dans les cellules intestinales, y grossiraient en s'arrondissant, mais sans perdre leur flagelle; par division multiple du noyau, suivie d'une division du cytoplasme à l'intérieur de la membrane parasitaire, se constitueraient un certain nombre de petits trypan., généralement 8, qui sortiraient de la cellule intestinale réduite à son enveloppe '.

Pour la suite, Minchin et Thomson se sontcontentésd'indiquerque la multiplication des trypan. sous la forme Crithidia a lieu dans le rectum de la puce. Jamais pareilles formes ne se rencontrent chez les puces des cages d'élevage. Les détails de l'évolution du Lewisi chez la puce ont été donnés par Svvellengrebel et Strickland-, d'une part, Swingle^ de l'autre. Elle se passe tout entière dans l'intestin, c'està-dire dans la région du tube digestif en arrière du point où débouchent les tubes de Malpighi.

Swellengrebel et Strickland ont employé 83 puces qui, après avoir été placées 12 heures sur un rat infecté, ont été conservées vivantes à 13-d6" et disséquées durant les 18 jours qui ont suivi : 37, c'est-à-dire 44,6 p. 100, se sont montrées infectées et l'infection doit bien être rapportée au Lewisi, car dans une série-contrôle il n'y a eu que 2 puces d'infectées sur 58.

L'évolution du trypan. chez la puce a pu être suivie de jour en jour et les auteurs ont pu tracer une sorte de cycle (voir fîg. XXXIX, 1-9) : ils ont vu le trypan. du sang passer à une forme Crilhidia qui devient de plus en plus trapue et finalement se met en boule; on ne distingue plus alors qu'un court flagelle interne. Sous cette forme, il y a division et on revient à de petits flagellés, avec centrosome antérieur, d'où part un flagelle, qui s'allonge, sans trace de membrane ondulante. Le centrosome suit une marche inverse de celle du début et les nouveaux flagellés se transforment en petits trypan. trapus, à centrosome tout à fait postérieur, assez différents des trypan. du sang. Ce sont sans

1. Minchin et Thomson, British med. Journ., 19 août 1911. — Ghatton et M. Léger (C. R. Soc. BioL, t. LXXII, févr. 1912, p. 171), à la lumière des faits qu'ils ont observés chez des naj^cllés de l'intestin des Drosophiles, ont suggéré qu'il pouvait s'agir d'un phénomène d'agglutination.

2. Swellengrebel et Strickland, Parasitology, t. III, 1910, p. 360.

Page 1