L.WERAN et Mesnil. Acad. des Se, 22 juin
L'infection des deux chèvres suit donc une marche sensiblement identique; l'immunité de la chèvre I pour le nagana n'a modifié en rien sa réceptivité pour le surra.
Le bouc réinoculé avec du sang cadéré n'a pas contracté de nouvelle infection, ce qui confirme le fait, déjà établi, que les animaux guéris du caderas ont bien l'immunité pour cette maladie. En revanche, l'exemple des deux chèvres prouve qu'ils sont sensibles au surra.
Xocard, Vallée et Carré ont constaté qu'une vache ayant Timmunité pour le nagana restait sensible au surra ', ce qui confirme les résultats que nous avons obtenus chez les caprins.
Eding-ton et Morton Goutts signalent qu'un bœuf ayant l'immunité pour le surra de Maurice était encore sensible au Tr. Brucei^.
La Irypanosomiase du Togo ne doit pas être identifiée au surra. Un bouc ayant une immunité solide pour le Tr. togolense, inoculé avec le surra de l'Inde, s'est infecté comme une chèvre témoin. L'infection a duré le même temps chez les deux animaux ^ (voir ch. xviii).
Le Tr. soudanaise, qui a une grande ressemblance morphologique avec le Tr. Evansi, est moins virulent que ce dernier trypan. Laveran a montré qu'un animal ayant l'immunité pour un de ces virus pouvait être infecté par l'autre et qu'il s'agissait par conséquent de trypanosomes appartenant à deux espèces bien distinctes '" (voir ch. xix).
La dourine et le surra des équidés présentent de si nombreuses différences aux points de vue de l'étiologie, de la symptomatologie, de la virulence pour les différentes espèces animales, qu'il paraît impossible de les confondre.
Il était important de constater si le surra de Maurice était le même que le surra indien; nous avons pu faire une étude comparative des virus des deux provenances ■'.
Au point de vue morphologique, nous n'avons relevé aucune différence importante entre les trypanosomes des deux origines, que nous avons comparés, en particulier, dans le sang du chien et de la souris. Les dimensions sont sensiblement les mêmes. Les granulations cytoplasmiques, quand elles existent, ne sont jamais ni très nombreuses, ni très grosses, et sont localisées dans la moitié antérieure du corps. L'pxtrémité postérieure, de forme variable, est généralement effilée; la partie post-cenlrosomique est très courte. La membrane ondulante présente des plis généralement très marqués, en nombre variable, de 3 à 5, et même jusqu'à 6.