Mathis, G. /?. Soc. Biologie, t. LXI, 1906, p
NAGANA 439
l'hypertrophie de la rate. Le premier est mort avec de l'opacité des deux cornées; le deuxième avec des croûtes aux conjonctives.
Marmottes. — D'après R. Blanchard ',qui s'est servi du même virus que nous, la marmotte à l'état de veille et la marmotte très refroidie contractent une infection aiguë, avec trypan. très nombreux dans le sang; la mort survient en 9 à 14 jours. La marmotte en profond sommeil est complètement réfractaire, comme Tout montré Blanchard et Blatin (voir ch. vu, p. 130).
HÉRISSONS'. — Kanthack, Durham et Blandford ont infecté un hérisson; il a été rapidement pris, et il a succombé 17 jours après l'inoculation, ayant subi une forte perte de poids, atteignant 20 à 30 pour 100.
Nous avons également expérimenté sur un hérisson de 420 gr. qui a succombé au bout de 13 jours, ne pesant plus que 340 gr. Incubation 4 jours; trypan. rares d'abord, assez nombreux, puis très nombreux les 4 derniers jours. La rate pesait 18 grammes.
Mlle Fellmer-, qui a expérimenté sur un grand nombre de hérissons avec le trypan. du nagana (peut-être s'agit-il du Tr. togolense), a tué ces animaux en 6 à 34 jours avec présence constante dn trypan., sans crises. Le fait intéressant mis en évidence par l'auteur est qu'un seul passage par hérisson rendrait le trypan. moins virulent pour le rat et que cette diminution de virulence irait en s'accentuant quand on fait des passages de rat à rat.
Mlle Fellmer cite 2 expériences dans lesquelles, après passage par hérisson, les premier.s rats ont succombé en 12-14 jours; au 5" passage par rat, dans un cas. dès le 3'' dans l'autre, les rats n'ont montré des trypan. qu'après un temps très long et n'avaient pas encore succombé après 4-6 mois. Un pareil virus atténué n'immunise aucunement vis-à-vis du virus fort normal.
Les trypan. de ces rats paraissent assez dilTérents des trypan. normaux, virulents pour le rat; ils sont plus volumineux, plus longs surtout; ils montrent des formes de multiplication compliquées, avec plusieurs noyaux et plusieurs flagelles.
Les cobayes sont réfractaires à ces trypan. du hérisson, de même qu'aux trypan. de rats après passage par hérisson.
Gonder et Sieber^ ont cherché, sans succès, à vérifier ces faits : malgré leurs essais variés (passages par plusieurs hérissons avec ou sans alternance de rat), ils n'ont pas réussi à modifier sensiblement la virulence pour le rat; de même, leur trypan. est resté virulent pour le cobaye. Au cours de ces passages, le trypan. n'a pas varié de forme.