Durham, Parasitology, t. I, 1908, p
3. \Ve!îdelstadt et M'" Fellmer. Zeitschr. f. Imm. forsch., t. III, 1909, p. 422, et t. V, 1910, p. 337.
446 TKYPANOSOMES ET TRYPANOSOMIASES
Ils ont surtout opéré avec la couleuvre à collier {Tropidonotus natrix). 1 couleuvres sur 16 ont contracté une infection. Au bout de 8 jours, on trouve, dans le sang, des trypan. très petits (la moitié de la longueur des trypan. normaux); quelques-uns sont à centrosome terminal entouré d'une vacuole et les auteurs croient qu'ils s'enkystent. Ils attribuent, sans autre preuve, à des kystes, le pouvoir infectieux du sang des couleuvres alors que l'examen microscopique n'est plus positif. Reportés sur rats, les Tr. Briicei sont beaucoup plus grands que les trypan. normaux; ils reviennent peu à peu aux dimensions normales à la suite des passages. La virulence s'élève pour le rat; mais, pour arriver à ce résultat, il est nécessaire de faire un nombre convenable de passages par rat, à partir du vertébré à sang froid, 15, 20 ou plus par exemple. On arrive alors à tuer les rats en 4 jours, 2 jours et même moins, alors que la race originelle tuait régulièrement les rats en 5-7 jours.
En se servant de tortues de marais ou de lézards, Wendelstadt et Mlle F'ellmer ont eu des résultats analogues à ceux que nous venons de faire connaître, mais la proportion des réussites a été beaucoup plus faible.
Ils ont aussi inoculé le nagana à des Coléoptères {Cijc/irus rostratus et Aphodiiis); les trypan. n'ont pas été vus; mais il y en avait encore de vivants au bout de 7 jours chez le premier insecte, de deux jours chez le second. Chez le premier rat inoculé, les trypan. étaient plus gros que les normaux. La virulence pour le rat, très forte avant le passage par les insectes, ne s'est pas accrue.
Même résultat avec une limace {Arion empiricorum) qu'avec le second coléoptère.
§ 3. — Anatomie pathologique.
La lésion la plus constante est l'hypertrophie de la rate.
La rate d'une souris normale est environ le 300« du poids (7 cgr. pour une souris de 20 gr.); celle d'une souris morte de nagana est le 100« du poids. Elle triple donc.
La rate d'un rat nagané est assez variable de poids; il y en a qui triplent, d'autres qui décuplent de poids.
La rate normale d'un chien est environ le 500^ de son poids. Chez certains chiens naganés, elle n'a que doublé de poids; chez d'autres, elle a quadruplé.
On a des variations de même ordre chez le cobaye.
Kanthack, Durham et Blandford, d'une part, Plimmer et Bradford, de l'autre, ont insisté sur l'hypertrophie des ganglions lym-
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phatiques, surtout de ceux correspondant à lendroit d'inoculation. Cette hypertrophie est, en effet, réelle; mais, contrairement à Tavis des deux derniers auteurs, elle ne nous a pas paru être en rapport avec une multiplication considérable des parasites in situ; ils sont plutôt rares dans ces organes.
Chez notre rat dératé mort de nagana, les ganglions du côté inoculé étaient très développés, mais pas beaucoup plus que ceux correspondants du rat nagané témoin.
D'après les auteurs, les animaux qui s'infectent en mangeant des matières virulentes présentent toujours des ganglions hypertrophiés dans la région de la tête ou du cou, preuve, disent-ils, que l'infection a eu pour porte d'entrée une écorchure de la bouche ou des naseaux.
Comme transformations histologiqucs de la rate, Bakhvin * note « de la congestion, accompagnée par l'hyperplasie du réticulum de la pulpe et par un degré variable d'hyperplasie des cellules correspondant morphologiquement aux myélocytes ». Ces myélocytes paraissent dériver des cellules endothéliales de la zone centrale des follicules. On observe aussi quelques hématies et des cellules géantes semblables à celles de la moelle des os.
Baldwin noie aussi le dépôt abondant d'un pigment ferrique, l'hémosidérine. L'auteur émet la supposition que cette formation de pigment est la conséquence d'une action hémolytique qui ne peut être exercée que par une toxine soluble émanant du trypanosome (voir chap. viii, p. 176).
A l'autopsie des chevaux morts du nagana, on note généralement de l'hypertrophie de la rate et du foie, des infiltrations de sérosité jaunâtre, gélatineuse, sous la peau, les muqueuses et entre les feuillets musculaires, des exsudats pleuraux et péricardiques, des ecchymoses sous-péricardiques.
A l'autopsie de notre cheval, faite 11 heures après la mort, les lésions ont été insignifiantes. La rate ne paraissait pas hypertrophiée (P. =3 kg. 130), mais sa surface était mamelonnée et couverte de marbrures brun foncé. Nous avons recueilli 200 ce. de liquide pleural rosé et loO ce. de liquide péricardique; l'un et l'autre renfermaient peu de trypan. Il y avait quelques ecchymoses souspéricardiques et sous-endocardiques; rien au myocarde. Tous les autres organes étaient normaux.
A l'autopsie du porcelet qui a succombé au nagana, après avoir montré des symptômes paralytiques très marqués, nous avons noté les faits suivants.
En ouvrant le canal rachidien, on constate que les os sont- peu con-