G. PÉCAUD, Revue vétér. militaire, 30 septembre
3. IlovERE, Bullet. agricole du Congo belge, décembre 1911, t. II, p. 695.
4. A. Broden et Rodhain, Soc. de path. exotique, 13 avril 1910.
Ô54 TKYPANOSOMES ET TRYPANOSOMIASES
Les Peuhls, éleveurs de bétail, arrivent dans le Haut-Dahomey à préserver leurs animaux dans une certaine mesure. Le campement est toujours installé à une certaine distance des villages et surtout des routes; généralement sur un plateau aménagé par un fort débroussaillement. En saison des pluies, les animaux restent sur le plateau; en saison sèche seulement on les conduit dans les vallées. Les Peuhls connaissent les endroits où abondent les tsétsés et ils les évitent. On ne rencontre jamais de troupeaux dans les vallées des grandes rivières dont les rives couvertes recèlent de nombreuses tsétsés '.
Bouffard préconise les mesures suivantes : débroussailler les petits marigots au voisinage des villages et conseiller de faire boire les équidés à Tauge; créer, pour les troupeaux en déplacement susceptibles de propager la souma, des gîtes d'étapes éloignés de 3 km. environ des troupeaux autochtones; dans les postes, isoler, dans des écuries spéciales, les chevaux suspecis provenant des régions à tsétsés.
Le mouton est un animal d'épreuve excellent pour déceler Finfection chez le cheval, lorsque Fexamen direct du sang est négatif; Bouffard recommande d'inoculer le mouton dans la veine.
Quand un cheval revient d'une zone à tsétsés, on ne devrait l'admettre dans les écuries communes qu'après examen de son sang et inoculation du sang au mouton, quand l'examen direct serait négatif'^.
1. G. PÉCAUD, Soc. de pathoL exotique, 1910, t. III, p. 537. '