Theiler, Soc. de pathol. exotique, 21 juillet
4. A. Laveran, Soc. de pathol. exotique, 13 octobre 1909, t. Il, p. 436.
3. E. Weissenborn, Arch. f. Schiffs u. Tropen Hyg., 1911, Erstes Augustheft, p. 477-499,
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dans les infections produites par le Tr. congolense; au contraire, l'émétique de sodium et Témétique d'aniline font disparaître rapidedement les trypanosomes du sang-. Le trisulfure d'arsenic ou orpiment, déjà employé avec succès dans le traitement de différentes trypanosomiases, est aussi très efficace. Des cobayes de 500 gr. environ, infectés de Tr. congolense, ont été guéris facilement par l'emploi de l'orpiment administré en pilules; deux de ces cobayes n'ont reçu que 1 cg. d'orpiment'.
Ces faits montrent une fois de plus que Faction de l'orpiment sur les trypanosomes est très difîéreiite de celle de l'atoxyl ou de son dérivé acétylé, bien qu'il s'agisse, dans les deux cas, de préparations arsenicales.
En 1910, Laveran écrivait que, pour le traitement des animaux domestiques infectés par le Tr. congolense, on obtiendrait sans doute de très bons résultats avec l'orpiment seul ou associé à d'autres médicaments.
Rovere à Kitobola a expérimenté le traitement j)ar l'orpiment chez des bovidés infectés parle Tr. congolense-. L'orpiment a été donné sous forme de bols, préparés avec de la farine de froment imprégnée d'eau, à la dose ordinaire de 6 gr. par 100 kg. Les résultats ont été très satisfaisants bien que les conditions de ce traitement, chez les bovidés, ne fussent pas encore exactement fixées au début des expériences.
D'après les recherches de la mission scientifique belge du Katanga, recherches qui ont porté sur des chèvres, et sur des chiens, l'arsénophénylglycine et l'émétique ne font disparaître que pour peu de temps les Tr. congolense, alors qu'on peut obtenir des guérisons définitives avec le trgpa/^osan, employé seul ou associé à l'émétique.
Deux chèvres ont été guéries l'une par 8 gr., l'autre par 6 gr. de tryparosan, administré en deux jours, à l'intérieur, sous forme de capsules.
Un chien de 16 kg. a été guéri après une injection de 10 cg. d'émétique de sodium suivie, le lendemain et le surlendemain, de l'absorption, par la voie buccale, de 2 doses de 2 gr. 50 de tryparosan, soit 5 gr. en tout.
Ces doses de tryparosan ont été très bien tolérées par les chèvres et f(ar les chiens.
L'infection due au Tr. congolense étant propagée par les Glossina, et peut-être aussi par d'autres mouches piquantes, il faut donc : 1° abattre les animaux malades ou du moins les soustraire aux piqûres des mouches; 2" éviter les pâturages qui sont situés sur les
1. A. Laveran, Soc. de path. exotique, 13 avril et 13 juillet 1910.
2. Rovere, Bulletin agricole du Congo belge, décembre 1911, t. II, p. 695.
INFECTIONS A TR. CONGOLENSE 639
bords des cours d'eau ; c'est là en effet que pullulent les Glossina. Il est indiqué de déboiser le terrain aux environs des villages et des fermes.
Si Ton est obligé de conserver des animaux domestiques dans une localité où les mouches piquantes abondent, on pourra mettre les animaux dans des écuries dont toutes les ouvertures seront garnies de toiles métalliques et on ne les fera sortir que pendant la nuit (voir dans les chapitres consacrés au surra et au nagana les paragraphes relatifs à la prophylaxie).