NATTAN-LAURiEn, Soc. de path. exotique, 10 juillet
756 TRYPANOSOMES ET THYPANOSOMIASES
sensibles au Tr. gamhiense, il n'est pas commun de rencontrer, dans les zones d'endémicité de la maladie du sommeil, des animaux domestiques ou sauvages infectés par ce trypanosome. Il ne paraît pas douteux toutefois que certains mammifères puissent servir de réservoir au virus. Des Gl. palpalis capturées dans des localités situées sur les rives du lac Victoria, évacuées depuis i ans l/:2 par/ la population, ont provoqué encore des infections expérimentales à Tr. gambiense chez des singes et, d'après Kleine, les glossines ne vivent pas plus de 227 jours '.
Gray et Tulloch ont trouvé, chez les chiens indigènes de TOuganda. un trypan. ayant une grande ressemblance avec le Tr. gambiense^.
La mission portugaise de l'île du Prince a fait des observations semblables, mais non concluantes quant à la véritable nature du trypanosome trouvé chez les chiens *.
Bruce et ses collaborateurs constatent que les bœufs et les antilopes peuvent être infectés expérimentalement avec le Tr. gambiense, au moyen des Gl. palpalis nourries au préalable sur des animaux malades. Il est possible, disent-ils, que les bovidés et les antilopidés vivant dans les régions à tsétsés servent de réservoir au virus, mais il n'est pas démontré que les choses se passent ainsi dans la nature *.
Kleine et Fischer, au Tanganyka, ont cherché à infecter des moutons et des chèvres avec des Gl. palpalis infectées sur des singes ou sur l'homme. Dans une première expérience, tous les résultats ont été négatifs; d'où les observateurs ont conclu que le sang des caprins était probablement défavorable au développement du Tr. gambiense. Dans une autre expérience, au cours de laquelle on a donné pendant longtemps aux mouches l'occasion d'infecter des moutons ou des chèvres, Kleine et Fischer ont réussi 4 fois sur 24 (10,7 fois p. 100) à infecter ces animaux. Les mouches ayant servi à cette deuxième expérience avaient été nourries, dès le début, avec du sang de chèvre, de sorte que les trypan. avaient pu s'habituer à cette nourriture ■'.
Le sang du singe et surtout le sang de l'homme constituent des milieux de culture beaucoup meilleurs que le sang des autres mammifères; Kleine et Fischer ont réussi 13 fois sur 14 (92,9 p. 100) à infecter les singes au moyen des Gl. palpalis infectieuses.
Kleine et Fischer qui ont recherché les trypan. chez un grand nombre d'animaux sauvages ou domestiques, dans la région du