Ballet, of sleep. sickn. Bureau, 1911, n
3. P. Albert et F. Heckenroth, Soc. de path. exotique, 14 juin 1911.
4. W.-L. Yaklmoff et N. Kohl Yakimoff, Soc. de path. exotique, 12 octobre 1910 et 8 mars 1911. — A. Laveran, même Société, 12 juillet 1911. — F. Mesnil et J. Ringen- BACH, même Société, 12 juillet 1911.
traire, extrêmement douloureuses, si bien qu'il est nécessaire de recourir aux injections intraveineuses.
Les doses à prescrire sont de 0 gr. 40 pour les hommes d'un poids moyen, de 0 gr. 30 pour les femmes, et de 0 g r. 006 à 0 gr. 007 par kilogramme de poids du corps ciiez les enfants '.
"2" Antimoniaux. — Emétique de sodium ou de potassium. — Plimmer et Thomson ont montré, en 1907, que Fémétique de sodium ou de potassium employé en injections hypodermiques, chez des rats infectés de nagana ou de surra, faisait disparaître très rapidement les trypan. de la circulation générale -. Depuis lors, cette médication a été employée dans le traitement de la maladie du sommeil et il a été reconnu qu'on pouvait en obtenir d'excellents effets.
Les injections hypodermiques ou intramusculaires d'émétique, sans inconvénients chez les petits Mammifères, sont malheureusement très mal supportées par l'homme, et Ton est obligé d'employer la voie intraveineuse, ce qui est un sérieux inconvénient, surtout pour une médication qui doit être continuée pendant longtemps et souvent dans des conditions (indigènes africains) qui rendent la pratique des injections intraveineuses difficile.
Les injections intraveineuses d'émétique exposent à quelques accidents. Lorsqu'une partie du liquide injecté pénètre dans le tissu conjonctif périvasculaire, le malade éprouve des douleurs vives, il se produit de l'œdème, parfois des abcès. D'autre part on observe, chez certains malades, à la suite des injections, un état syncopal inquiétant.
L. Martin et Darré ^ conseillent d'employer la solution suivante :
Eau 1000 gr.
Sel marin 7 —
Emétique i —
10 ce. de la solution contiennent 1 cgr. d'émétique; la dose ordinaire pour un adulte étant de 10 cgr., il faut injecter 100 ce. de la solution. ^
Thiroux a employé une solution à 1 p. 200 dans l'eau physiologique; G. Martin et Ringenbach, une solution à 1 p. 100.
A la fin de l'injection intraveineuse, les malades sont souvent pris d'une toux quinteuse; on doit alors arrêter l'injection.
Pour éviter les accidents syncopaux, Thiroux conseille de faire précéder l'injection intraveineuse d'émétique d'une injection hypo-
1. L. Martin et H. Darré, Soc. méd. des Hôp., 4 novembre 1910. Ce sont les doses déjà préconisées par P. Ehrlich dans le traitement de la syphilis.
2. H. -G. Plimmer et J.-D. Thomson, Proceed. Royal Soc, 7 novembre 1907. — Mesnil et Brimont, Soc. de path. exotique, janvier 1908.
3. L. Martin et H. Darré, Soc de path. exotique, H novembre 1908.
MALADIE DU SOMMEIL T7b
dermique de caféine (0 gr. 20 de caféine, quelques minutes avant Tinjection d'émétique)'.
Le traitement par Témétique seul n'est pas à recommander, mais, associé à l'atoxyl, Témétique rend d'incontestables services; nous y reviendrons plus loin.
h'émétiqiie d'aniline qui a des propriétés analogues à celles des émétiques sodique et potassique-, doit être employé, chez l'homme, comme ces derniers en injections intraveineuses et associé à d'autres médications, en particulier à la médication atoxylique. La dose pour un adulte est de Ogr. 10 à Ogr. 15. Quand on dépasse ces doses, on observe souvent des accidents : vomissements et syncopes '.
3' Matières colorantes ; trypanrolh, afridol violet, afridolbleu. para fuchsine, chorhydrale de parafachsine, trijparosan''. — Le trypanroth, l'afridol violet et Tafridolbleu qui ont donné de bons résultats dans le traitement de différentes trypanosomiases chez les petits animaux, surtout en association avec d'autres médicaments, ont été expérimentés sans succès dans le traitement de la trypanosomiase humaine.
Il en a été de même de la parafuchsiue, du chlorhydrate de parafuchsine et du tryparosan qui est un dérivé chloré de la parafuchsine.