III. — Adjuvants du traitement
Dans les zones d'endémicité de la trypanosomiase, la gravité de la maladie augmente beaucoup aux époques de guerre et de famine ; les cas se multiplient et s'aggravent.
L'expérimentation démontre aussi que les animaux trypanosomes
ont eu, avec l'éinétique d'aniline, des résultats peu satisfaisants {Soc. depath. exotique, 13 avril 1910), mais ils ont expérimenté sur des malades arrivés à la 2° période, c'est-à-dire dans des conditions où toutes les médications connues échouent.
1. L. Martin et Darré, Soc. de path. exotique, 11 mai 1910. — Von Raven, Amtsblatt fiir das Schutzgebiet Togo, mars et juin 1910.
2. G. Martin, Lebceuf et Ringenbach, -Soc. de path. exotique, 10 mai 1911.
3. B. Moore, M. Nierenstein et J.-L. Todd, Annals of trop. med. a.parasit., février et juin 1907. — M. Nierenstein, Lancet, 27 juillet 1907. — H.-G. Plimmer et J.-D. Thomson, R. Society, 20 juillet 1907. — A. Breinl, Annals of trop, med, a. parasitol., 12 mai 1909.
4. HoDGES et Gray, 4° Rapport sur le traitement de la maladie du sommeil dans l'Ouganda, Sleep. Sickn. Bureau, Londres, 1908.
traités guérissent d'autant plus facilement qu'ils sont mieux soignés, et mieux nourris. L'augmentation de poids des animaux est toujours d'un bon pronostic.
Il importe donc de placer les malades atteints de trypanosomiase dans de bonnes conditions d'hygiène, surtout au point de vue de l'alimentation, afin d'accroître la résistance de l'organisme, en même temps qu'on agit directement sur les trypan. au moyen des médications spécifiques.
On prescrira un régime abondant et varié, et des toniques. On s'assurera, par des pesées fréquentes, que la nutrition se fait bien.
Van Gampenhout a préconisé la noix vomique qui est un excellent tonique '.
Bodeker a obtenu de bons résultats en associant l'huile de morue à l'atoxyP.
Les traitements intensifs qui donnent lieu à des troubles de la nutrition, et qui déterminent un amaigrissement marqué, ont rarement de bons résultats.
Pour les Européens qui se sont infectés dans les régions intertropicales de l'Afrique, le rapatriement s'impose. Il importe de soustraire les malades aux influences débilitantes des climats chauds et de les placer dans de bonnes conditions, au point de vue de l'alimentation.
R. Ross a expérimenté l'action du froid qui n'a pas paru efficace chez un malade soumis à ce traitement ^
R. Ross et Thomson ont fait des injections d'extraits leucocytaires, ces injecLions ont paru n'exercer aucune influence sur la marche de la maladie du sommeil''.
Dans un cas de maladie du sommeil avec accidents cérébraux graves, L. Martin a fait une^ injection sous-cutanée d'essence de térébenthine (1 ce. d'essence) dans le but de provoquer un abcès de fixation, en même temps qu'il donnait de l'atoxyl à haute dose; une amélioration remarquable s'est produite à la suite de cette intervention^.