‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 334 sur 412 · Brumpt, Bull. Soc. Path. exoL, t. II, 1909, p · texte numérisé non relu

Brumpt, Bull. Soc. Path. exoL, t. II, 1909, p

2. Brimont, C. R. Soc. Biologie, t. LXVII, juill. 1909, p. 169 et t. LXXII, 9 mars 1912, p. 415.

3. Brumpt, Bull. Soc. Path. exot., t. II, 1909, pp. 267 et 395 et renseignements comp lémentaires.

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flagelle libre mesure 8 \l environ ; la distance du noyau à la racine du flagelle est de 4 a, 5 ; la longueur du noyau est de 2 ix, 5 ; la distance du noyau au centrosome est de 6 a; enfin de ce dernier à l'extrémité du corps, il y a à peine 0 ^, 5. La largeur du corps est au maximum 2 a, 5 (fig. CXX).

Brurapt a inoculé avec succès ce trypan. au Macacus cynomolgus, au M. rhésus, au M. sinicuSy à un lémiirien de Java {Nycticebusspf}, au rat, à la souris, à un ouistiti, à un chien, à 2 cobayes.

Tr. F/cÂ-ersa? apparaît dans le sang, en général 6 à 10 jours après l'inoculation, un peu plus vite quand lïnoculation est intrapéritonéale. Brumpt n'a pas observé d'évolution particulière dans le péritoine des souris.

Les parasites ne sont jamais nombreux dans le sang, au maximum 10 par champ chez le singe et la souris ; généralement, on en trouve beaucoup moins.

Un certain nombre de singes présentaient en même temps de la balantidiose intestinale expérimentale. 3 Cynomolgus sur 6 sont morts; chez deux d'entre eux, la balantidiose a pu être considérée comme la cause de la mort: mais chez le 3% la trypanosomiase a paru seule en cause. Un Macacus sinicus a succombé en un mois avec des convulsions, des crises tétaniformes tellesqu'on en observe chez certains singes infectés de Tr. gambiense et de Schiz. Cruzi. Un M. rhésus a montré de la paralysie et de l'œdème de la face; la mort, survenue au bout de 16 jours, a paru relever pour une part de la balantidiose. •

4 souris sur 11 sont mortes.

Par ses caractères morphologiques, comme par son action pathogène, ce trypan. rappelle évidemment le Schiz. Cruzi.

Brumpt a obtenu la culture de ce trypan. en milieu Ch. Nicolle, par l'ensemencement du sang pris dans le cœur d'un singe.

On observe des éléments presque immobiles, ovoïdes, pourvus d'un flagelle court et rigide, qui se groupent en rosaces de nombreux individus.

B. Tr. rhesii, Terry, 1911 K — Sur 130 singes, examinés à l'Institut Rockefeller de New- York, 28 (tous Macacus rhésus sauf un) renfermaient des trypan. qui ont pu être inoculés avec succès à un autre rhésus, 6 souris, 2 rats, 1 cobaye, 1 lapin. Ces trypan. « ne paraissent pas très pathogènes ».

Le parasite, que Terry appelle Tr. rhesii, mesure 25 à 28 a (flagelle de 10 à 12 a compris), le centrosome, très volumineux, est subterminal. Il est probable que cette espèce est identique à Tr. Vickersse.

1, Terry, Proc. Soc. of exper. Biol. a. Med., t. IX, 1911-1912, p. 17.

TRYPANOSOMES DE SINGES ET D UxN LEMURIEN 815

i; 3. — Trypan. de singes africains.

En 1902, Ziemann '■ a signalé, chez un chimpanzé du Congo français, des trypan. qui étaient extrêmement rares dans le sang et qui correspondaient comme aspect à une forme trapue, se préparant à la division, du Tr. Lewisi, avec cette différence que la partie libre du flagelle était d'un quart plus longue; la membrane ondulante était facile à voir. Le chimpanzé n'a pu être suivi.

En 1905, Kudioke^ a vu, dans le sang d'un cercopithèque de l'Afrique orientale allemande, inoculé avec 9 ce. de sang d'un individu suspect de maladie du sommeil, un trypan. très différent de Ti\ gambiense, rappelant plutôt Tr. Theileri par ses dimensions et la forme pointue de l'extrémité postérieure.

Dutton, Todd et Tobey^ signalent, chez deux Cercopitheciis Schmîdti, de Kasongo (Congo belge), des trypan. qui n'ont été vus qu'à l'état frais. Ils mesuraient 25 ix sur 2 a, 5. Ces observateurs ne pensent pas qu'il s'agisse du Tr. gambiense.

D'autres trypan. vus dans le sang des cercopithèques africains, paraissent devoir être rapportés à Tr. gambiense.

§ 4. — Trypan. d'un Lémurien.

Chez un Galago (G. Demidoffi) du Congo, G. Martin, Lebœuf et Roubaud^ ont aperçu un trypan. qu'ils comparent au trypan. de l'unau décrit par Mesnil et Brimont (v. p. 328). C'est un parasite rare qu'ils n'ont pu retrouver malgré des recherches nombreuses.

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