Keysselitz, Arch. f. Pi-otislenk., t. VII, 1906, p
."). Voir In revue de F. Mesnil, Bull. Inst. Pasteur, t. III, 1905, p. 401.
74 ÏRYPANOSOMRS ET TRYPANOSOMIASES
unanimes à déclarer qu'elles ne sont jamais ni infectées ni infectantes. Brumpt était arrive de son côté au même résultat pour les sangsues qui transportent les trypanosomes et trypanoplasmes de poissons. Mais pour ïllelobdella algira qui, nous l'avons vu, convoie le Tr. inopinatum de la grenouille verte, Brumpt^ a établi expérimentalement que l'infection se transmet de la mère à l'embryon, et de celui-ci à ses rejetons sans le passage par l'hôte vertébré, lequel ne serait parasité que tout à fait accidentellement. Les trypanosomes. transmis héréditairement, se trouvent généralement dans la gaine de la trompe, plus rarement dans les caecums de l'estomac, jamais dans l'intestin.
Dans une même ponte, les individus infectés héréditairement sont plus ou moins parasités. Ceux qui sont indemnes sont quelquefois réfractaires à l'infection expérimentale quand on leur fait sucer des grenouilles parasitées.
Ces faits, malgré leur rareté, sont des plus intéressants pour la Biologie générale.
îï 3. — Transmission mécanique. — Contagion par les muqueuses.
Si nous avons terminé ici notre revue d'ensemble des invertébrés, seconds hôtes des hémoflagellés, nous n'en avons pas fini avec, ce qui concerne la propagation des trypanosoraiases. Il y a en eftet toute une série d'espèces qui ne paraissent pas comporter àliôte invertébré : pour la plupart d'entre elles, il y a transport mécanique du trypanosome par les invertébrés, mais il existe des cas oij il y a simplement contagion de vertébré à vertébré.
La plus étudiée des trypanosoraiases sévissant en dehors des pays à tsétsés, est le surra (avec ses diverses variétés). Tous les faits d'épizootologie concourent à établir la conviction que cette maladie est propagée par des insectes piqueurs. tabanides en général, et stomoxydes (surtout le genre Stomoxys, peut-être le genre Lyperosia). D'assez nombreuses recherches expérimentales ont été tentées avec le Tr. Evansi ou avec des espèces voisines, tel que l'agent du debab algérien -; elles ont établi que si la transmission d'animal infecté à animal sain est relativement facile quand les Tabanus piquent successivement et sans intervalle de temps appréciable les deux animaux, elle devient exceptionnelle quand l'intervalle atteint quelques heures ou môme quelques minutes. Nous ne voyons guère à citer qu'une expérience d'Edm. et Et. Sergent qui ont transmis