‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 36 sur 412 · Id., Bull. Soc. Path. eoxt., t. I, 1908, p · texte numérisé non relu

Id., Bull. Soc. Path. eoxt., t. I, 1908, p

3. FuLLEBORN et M. Mayer, Arch. f. Sch. u. Trop. Hyg., t. XI, 1907, p. 33.5.

4. G. Martin, Leboeuf et Roubaud, Bull. Soc. Path. exot., t. 1, 1908, p. 353.

5. Les punaises peuvent aussi transporter l'infection, comme l'ont prouvé les expériences de Sangiorgi (Palhologica, ann. II, 13 août 1910).

6. KoCH, Deutsche mediz. Woch., 3 sept. 1907, p. 1642: Kudicke, Arch. f. Sch. u. Trop. Hyg., t. XII, 1908, p. 37.

TRYPAN. CHEZ L INVERTEBRE 77

Textrême rareté des trypan. dans la circulation des chevaux doit en être une des raisons, car, expérimentalement, en se servant d'animaux de laboratoire à infection intense, on obtient facilement la contagion par insectes (voir supra).

Le Tr. equiperdum de la dourine a une faculté particulière de traverser les muqueuses (génitale, oculaire); la proportion élevée de succès quand on laisse tomber le sang infecté sur les muqueuses permet de supposer qu'elles se laissent pénétrer, môme quand elles sont intactes.

Expérimentalement, on peut aussi faire traverser les muqueuses à d'autres trypan. Mœllers ' a pu infecter quelques femelles de souris par coït avec des mâles naganés. G. Martin et Ringenbach -. Hindle ' ont eu des infections en déposant du sang à Tr. gambiense dans le vagin de cobayes ou de rats. En revanche, Manteufel, opérant avec le Tr. Leivisi, n'a eu que des résultats négatifs.

Ce savant regarde le passage à travers la peau comme plus facile;, pour le trypan. des rats tout au moins; il suppose que, dans le cas des muqueuses, quelque influence inhibitrice gêne la pénétration. Hindle a eu aussi quelques passages de Tr. gambiense à travers la peau saine de rats.

Une autre muqueuse mérite de retenir l'attention; c'est celle de la bouche et du tube digestif. Les animaux trypanosomés sont souvent la proie des carnassiers et il est intéressant de savoir si la pénétration du virus peut se faire per os. Il est hors de doute qu'il en est bien ainsi : les faits d'observation (portant sur des chiens de chasse, des chats) et les résultats d'expérience ne manquent pas à cet égard. L'inconstance de ces derniers, obtenus surtout avec des rongeurs, rats ou souris, semble indiquer qu'une condition doit être remplie, à savoir une lésion des muqueuses, qui détermine une porte d'entrée pour le virus. Elle est presque toujours réalisée dans les conditions naturelles où un animal carnassier broie les os de sa proie.

Au point de vue expérimental, Hindle fait une distinction intéressante entre l'ingestion de sang qui amène une infection et l'ingestion d'organes; dans ce dernier cas, il y a une forte sécrétion gastrique qui détruit les trypanosomés. Ces résultats tendraient à montrer que la muqueuse digeslive saine peut se laisser traverser, mais dans des conditions qui ne sont jamais réalisées dans la pratique.

En somme, s'il est certain que, dans la nature, un certain nombre d'animaux carnassiers (canidés domestiques et sauvages, chats, rats...), s'infectent en dévorant le cadavre d'animaux trypanosomés, ce mode de propagation est d'importance tout à fait secondaire.

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