‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 370 sur 412 · Lebaillt, Thèse déjà citée, Paris, 1906, p · texte numérisé non relu

Lebaillt, Thèse déjà citée, Paris, 1906, p

A. Laverai! a décrit une héraogrégarine chez des anguilles capturées dans un étang voisin de Buenos- Ayres; il n'y avait pas dans ce cas de trypanosomes '. Nous verrons que, chez les poissons marins, il est très commun de trouver des hémogrégarines en même temps que des trypanosomes.

La vitalité du Tr. granulosum est très grande. Il résulte des recherches de Sabrazès et Muratet que, dans le sang laissé à la température de 10° à 19°, in viiro. les trypan. de l'anguille vivent plus d'une semaine. Dans ces conditions, ces auteurs ont vu les trypan. se multiplier. Les formes jeunes et les formes en voie de division deviennent communes. Sabrazès et Muratet ont obtenu certainement un commencement de culture du trypan. de l'anguille tout à fait analogue aux cultures réalisées par Me Neal et Novy pour d'autres trypan.

Chez des anguilles mortes depuis 62 heures, on peut trouver encore des trypanosomes vivants dans le cœur-.

B. Poissons marins, — Des trypanosomes ont été décrits chez un grand nombre de poissons marins d'Europe, appartenant soit aux poissons osseux, soit aux poissons cartilagineux.

1° Poissons osseux ou Téléostéens. — Des trypan. ont été trouvés chez les espèces suivantes : Solea vulgaris (sole). — Platessa vulgaris (plie). — Limanda plaiessoïdes (limande). — Pleuronectes flesus. — Zeugoptenis punctatus. — Bothus rhombus (barbue). — Platophrgs laterna. — Callionymus Igra. — Cottus bubalis. — Gobius niger. — Blenniiis pholis. — Scorpœna usiulata. — Trigla corax. — Syngnathus acus.

Tr. sole^, Lav. et Mesn., 1901. — Nous n'avons trouvé cet hématozoaire qu'une fois sur quatre soles {Solea vulgaris) pêchées dans l'anse Saint-Martin, près du cap de la Hague (Manche); la sole infectée avait des parasites extrêmement rares; elle renfermait, en plus, des Hœmogregarina Simondi^.

A Roscoff, l'existence des trypan. chez la sole a été constatée par nous, mais dans une proportion plus faible encore que dans l'anse Saint-Martin.

Dans le sang frais, Tr. solese présente l'aspect caractéristique des trypan. ; les mouvements sont très vifs ; on distingue une membrane ondulante et un flagelle à l'extrémité antérieure.

Sur les préparations colorées, on constate les particularités suivantes (fig. CLV, 1, et fig. 15 de la planche en couleur).

Le parasite mesure 40 p. de long, dont 32 p. environ pour le corps

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