L. LÉGER, -Soc. de Biologie, 5 novembre
2. Brumpt, Revue scientifique. 9 septembre 1905 et Soc. de Biologie.. 27 janvier et 21 jniÙet 1906.
TRYPANOPLASMES DES POISSONS 939
jamais trouvé de jeunes sangsues infectées à leur sortie du cocon '.
D'après Keysselitz, on observe chez les piscicoles qui ont sucé du sang d'un poison infecté de trypanopL, la copulation des gamètes qui consiste dans l'union des protoplasmes des flagellés de sexe différent, suivie des unions des 2 catégories de noyaux, les noyaux proprement dits ne s'unissant qu'après au moins un phénomène de réduction. Le trypanopl. se présente à ce moment sous l'aspect d'un élément ovoïde, sans flagelles, dans lequel on distingue une masse chromatique compacte provenant de l'union des 2 centrosomes, et une autre granuleuse due à l'union des 2 noyaux réduits. Ces éléments se tranforment bientôt en tryanopl. typiques qui se multiplient rapidement dans le contenu intestinal de la sangsue sous des formes variées; à côté d'éléments très minces (7, 8, fig. CLXII), on en distingue d'autres qui sont courts et trapus (9, 10, 11). La multiplication de ces dernières formes se fait par division binaire longitudinale égale ou inégale.
Les sangsues infectées peuvent présenter, d'après Keysselitz, des phénomènes morbides qui se traduisent par un gonflement très marqué du corps en avant de la région clitellaire; l'animal se décolore, perd sa vivacité et finit par succomber.
Il résulte des expériences de Muriel Robertson, que le trypanopl. du cyprin doré, Carassiiis auratus, est transmis par Hemiclepsis marginata. Les trypanopl. qui ont pénétré avec le sang dans le tube digestif d'une sangsue se multiplient en donnant des formes minces qui passent dans le proboscide d'où elles sont inoculées aux poissons sains dont les sangsues infectées sucent le sang. Un poisson sain peut montrer des trypanopl. 4 jours apr.ès avoir été inoculé au moyen de sangsues infectées^.