Doflein, Die Frolozocn als Parasiten, elc
3. LÉGER, C. P. Acad. Sciences, mars 1902; C. R. Soc. Biolojie, avril 1902; Archiv. f. Protistenkmde, t. II, 1903.
4. Schaudinn, Arb. a. d. Kaiserl. Gesundheitsamle, t. XX, 1904, p. 387. 0. LÉGER, G. R. Acad. Sciences, t. CXXXVIII, 28 mars et 5 avril 1904.
perdu leur flagelle antérieur, et dont le flagelle serait par conséquent morphologiquement postérieur. Il prêtait ainsi un appui aux idées déjà émises auparavant par Sambon et Guiart sur l'orientation du corps des trypanosomes, idées dont nous avons fait la critique. Ajoutons immédiatement que, comme nous l'avons dit au paragraphe précédent, ces vues de dérivation des trypanosomes des trypanoplasmes ont été peu à peu abandonnées.
Dans la 1'" édition de ce livre, parue en juillet 1904, nous avons développé l'idée de la parenté des Flagellés, à centrosome antérieur au noyau, avec les Trypanosoma, en insistant sur la grande ressemblance des formes de développement ou de culture du Ti-. Lewisi avec les figures données par Léger des Flagellés du tube digestif des insectes.
« La dilTérence, dans les formes adultes, disions-nous, ne porte que sur l'existence, chez Tvypanosoma, d'une membrane ondulante qui manque dans les genres étudiés par Léger. C'est là, au premier chef, un caractère d'ordre adaptatif, certainement en relation avec la vie parasitaire que mènent les trypanosomes; il a apparu, sous linfluence sans doute de raisons analogues, dans un groupe très différent des trypanosomes, celui qui contient les Trichomonas. Nous ne saurions voir là, avec Kent, Danilewsky et Doflein, une raison suffisante pour faire des Trypanosoma une famille à part et nous adoptons l'opinion formulée d'une façon précise par Senn qui consiste à regarder Trypanosoma comme un genre spécial de la famille des Oicomonadinœ ou Cercomonadime. » (p. 41).
En décembre de la même année. Léger, faisant connaître un Flagellé parasite des Tabanides, à membrane ondulante rudinienlaire (fig. XXV, 4), développe des idées identiques aux nôtres ; il va môme plus loin en soutenant la thèse que c'est parmi les Flagellés d'insectes qu'il faut chercher les ancêtres de certains des trypan. ; d'abord parasites d'insectes non piqueurs, ces flagellés se seraient modifiés chez ceux d'entre eux qui devinrent hématophages. C'est là qu'ilè se sont préparés à vivre dans un nouveau milieu, le sang circulant des V^ertébrés. où ils ont pu parvenir, en raison du mode d'alimentation de leur hôte. Parallèlement, la membrane ondulante a subi un développement progressif, dont Léger faisait connaître une étape, apparaissant comme une organelle adaptive, en rapport avec la consistance du milieu dans lequel vivent les parasites.
Nous examinons dans le chapitre IV la question de l'origine des trypanosomes du sang des Vertébrés, nous contentant ici de poursuivre la recherche des affinités du genre Trypanosoma.
I. LÉGER, C. R. Soc Biologie, t. LVIU. déc. 1904, pp. 613 et 615.
Novy et Me Neal, après avoir réussi, avec le succès que l'on sait, à obtenir des cultures pures des hémpflagellés, ont étudié à leur tour les flagellés des insectes, tsétsés et moustiques; ils ont, en collaboration avec Torrey, pu cultiver deux de ces derniers '. Ces études comparées conduisirent les auteurs à la conclusion que l'on peut supprimer les appellations Crilhidia et Herpelomonas en tant que noms génériques et à englober les espèces qu'ils désignaient dans le genre Trypanosoma. Ils formulent les mêmes idées phylogéniques que Léger et nous-mêmes. ^ Il est donc évident, ajoutent-ils, que les formes culturales, au lieu d'être des formes de dégénérescence ou en involution, comme le supposent certains, représentent réellement le type ancestral primitif à partir duquel les formes sanguicoles ont évolué comme le résultat dune adaptation aux liquides vivants du corps. »
Les auteurs ne pouvaient pas marquer d'une façon plus nette leur adhésion aux idées que nous développons ici. Minchin -, l'année suivante, y adhérait aussi et empruntait au langage des embryologistes une formule heureuse en déclarant que les flagellés des insectes visés constituent, pour les trypan., « la vraie forme larvaire récapitulative >>.
Le nombre de plus en plus grand d'espèces connues parasites des Insectes, la connaissance plus complète de leur structure et de leur évolution, ont conduit les observateurs, dans un but de précision et d'ordre, à augmenter le nombre des genres. Il n'y a là d'ailleurs nulle contradiction de doctrine avec le projet de fusion des genres formulé par Novy et ses collaborateurs.
Chatton et Alilaire ^ frappés, comme nous l'avions été nous-mêmes, des dilTérences importantes entre la structure de V Herpelomonas muscœ-domestîcc-e (Burnett) (que Prowazek avait fait connaître en 1904^ (voir fig. XXV, 3) et que Roubaud vérifiait-'), et celle de la plupart des autres espèces, proposaient de conserver le genre Herpetomonas pour l'espèce de Burnett, et de faire revivre le genre Leptomonas Kent pour les espèces telles que jaculum Léger (fig. XXV^, 1) avec les caractères suivants : forme aciculée; flagelle simple qui, contrairement au cas des Herpelomonas, n'est double qu'en période de division; corps arrondi ou obtus en avant, ne se prolongeant pas le long du flagelle.
Chatton et Alilaire maintenaient en même temps le genre Crilhidia Léger. L'acception de ce genre s'est d'ailleurs modifiée et, à
1. Novv, Me Neal et Toruey, Journ. of inf. Dis., t. IV, 19U7, p. 223.