Strickland, Parasiloloyy, t. Il, 1909, p
2. SWELLENGREBEL 6t STRICKLAND, Parasilolorjy , t. III, 1910, |). 360.
3. Manteufel, Arb. a. d. Kais. Gesundhcitsamte, t. XXXIII, 1009, p. <i(i. '<■■ Haldrev. Arr.h. f. Protistenk., I. XV, Î900, p. 320.
."). ItoDENWALbT, Centralbl. f. Bakier., I. Origin., t. LU, 1901), p. 30. 15. Breinl h Hindle, Ann. of trop. Med. a. Par. i. III, min, p. :\:\:\.
el quelques formes Leplomonas, avec nombreux stades de passage à partir dos trypanosomes. On ne trouve plus que ces formes crithidiennes au douzième jour; parmi elles, il faut noter : des rosaces de S à 10 éléments souvent groupés 2 par 2; de courtes formes Crithidia, avec flagelle particulièrement épais, qui apparaissent au dixième jour (beaucoup d'entre elles sont en division); des éléments arrondis ou fusiformes avec blépharoplasle, mais sans flagelle. Après le quinzième jour, les formes crithidiennes sont déplus en plus petites; on observe aussi des formes arquées avec deux noyaux et san> flagelle, ressemblant à des sporozoïtes. D'après Breinl et Hindle, les petites formes finales rappellent des spermatozoïdes par leur » tète » arrondie et leur long flagelle.
Rodenwaldl n'a pas réussi d'expériences de transmission avec les poux. Mais Breinl et Hindle, Baldrey oui eu des résultats positifs. Ce dernier a même tiré de son expérience positive des conclusions en faveur de l'idée d'une évolution du trypan. chez le pou.
l'ai- des expériences variées. Manteufel a mis hors de doute la transmission du Tr. Lewisi de rai à rat parles poux : rats neufs et infectés, tous de même sexe (pour éviter une propagation, hypothétiquement possible, par le coït), mis dans le même récipient; — ratsneufs mis en contact d'un rat infecté qui vient d'être tué parl'éther; — rats neufs entourés d'une sorte de camisole de force pour les mettre hors d'état de tuer ou de manger les poux de rats infectés qu'on place sur leur corps. D'après les résultats positifs de ces expériences, il ne saurait y avoir de doute que le trypan. est inoculé par la piqûre du pou qui suce le sang.
Se basant sur les temps d'incubation chez le rat. qu'il fixe en pareil cas à 7-12 jours (il critique à ce propos l'interprétation de Baldrey), Manteufel ne croit pas que le pou soit un second hôte pour le Tr. Lewisi. 11 considère qu'il n'est pas infectant plus de 3 jours, ce qui concorde d'ailleurs avec ses observations microscopiques. Il ne pense pas pourtant à un rôle purement mécanique ; autrement ce pou devrait pouvoir transmettre aussi d'autres trypan., tels que celui du nagana, ce qui n'est pas le cas. Il conclut à une adaptation (ce qui est évidemment bien vague) du Tr. Lewisi à l' H n' ma lo p in us s pin a losus .
Les expériences récentes de Gonder, entreprises avec la préoccultation que nous avons indiquée au chapitre Thérapeutique (voir p. 216), paraissent bien démontrer que le Tr. Lewisi a une évolution chez le pou. Il a eu en tout I \ résultais positifs et. dans 11 cas, les ratsn'onl montré de trypan., dans leur sang, qu'au bout de ^5-30 jours '. Gonder a d'ailleurs retrouvé l'évolulion décrite par Prowazek et il a pu, avec
1. Gonder, CenLralbl. f. Baldcr., T, Origin., I. LX1, nov. lOit, p. 102.
TRYPANOSOMA LEWISJ
le contenu intestinal de poux sacrifiés de jour en jour (jusqu'au 15') après leur repas sur un rat infecté, infecter de nouveaux rats. Le phénomène sexuel signalé par Prowazek se placerait vers le 8e jour. Gonder admet aussi une transmission mécanique parle pou.
liôi.E des puces. — Nous avons vu que le travail fondamental de Rabinowitsch et Kenipner établissait ce rôle, sans préciser dans quelles conditions il s'exerce. Depuis, Nuttall, que nous avons déjà cité, Swingle1, ont apporté des faits corroborant ceux de Rabinowitsch et Kempner.
Mais il était réservé à Minchin et Thomson - de démontrer, par des expériences qui nous paraissent décisives, que le Tr. Lewisi accomplit un cycle chez la puce du rat, Ceralophyllus fasemias.
Pour réaliser leurs expériences, ils ont d'abord « cultivé » des puces pendant six mois de façon à en obtenir des milliers el à pouvoir employer sans hésitation 200 puees pour une expérience. Mises sur des rats neufs, elles étaient incapables de les infecter de trypanosomes.
Puces et rats infectés étaient mis ensemble dans une cage en ferblanc pendant un certain temps, au bout duquel les puces étaient portées dans des cages construites sur le modèle de celles de la Commission de 1a Peste aux Indes. Dans ces cages, se succédaient une série de rats neufs, chacun y séjournant de 3 à 4 jours. A la sortie de cage, chaque rat était soigneusement « épucé », par le moyen de vapeurs de chloroforme, non mortelles pour les puces, qui pouvaient ainsi être reportées clans la cage à expérience, pendant que le rat était suivi avec soin au point de vue de la recherche des trypanosomes.
Plusieurs expériences, dont Minchin et Thomson donnent le protocole détaillé, ont mis en évidence, d'abord que le premier rat neuf introduit dans la cage ne s'infecte pas; il n'y aurait donc jamais transmission directe de l'infection deratàrat. Les autres rats peuvent s'infecter, ce qui donne un minimum de 6 à 7 jours pour l'incubation chez la puce; et une fois la puce infectée, elle le reste très longtemps, nu mois et demi au moins dans les expériences des auteurs.
Il y a un parallélisme remarquable entre ces résultats et ceux de tous les expérimentateurs qui, à la suite de Klcine, ont étudié la transmission des trypanosomiases de l'Afrique tropicale par les tsétsés.
Deux des expériences de Minchin et Thomson ont comporté une longue série de rats (18 dans l'une, 12 dans l'autre). Dans la première, il y a eu (sans tenir compte du premier rat, voir ci-dessus) un seul