‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 128 sur 410 · Rabinowitsch el Kempner, /. c. pp. 27-"> et · texte numérisé non relu

Rabinowitsch el Kempner, /. c. pp. 27-"> et

:>. \V. Noller, Arch. f. Protislcnkunde, l'J12, t. XXV, p. 377.

§ 9. — Trypanosome du lapin.

Tr. Nabiasi Railliet 1 1895 = Tr. cuniculi Blanchard 1904.

Ce trypanosome a été découvert par Jolyet et de Nabias, qui Font décrit en 1891 2. Il n'était pas rare à Bordeaux, au moins à cette époque, car ces savants déclarent l'avoir trouvé 4 fois sur 10 lapins examinés. Il a été rencontré chez le lapin domestique Lepus domesticus et chez le lapin sauvage L. cuniculus.

Jolyet et de Nabias décrivent bien les mouvements en ligne droite (extrémité flagellifère en avant) et les mouvements sur place; ils décrivent des agglomérations de 2 à 3 parasites, unis par leurs extrémités postérieures et présentant très nettement ces mouvements sur place. En janvier, à une température voisine de 0°, les parasites restent vivants au moins cinq jours dans une préparation entre lame et lamelle, les bords de la lamelle ayant été lutés à la paraffine. Ils paraissent vivre très bien clans le sang de lapin entre 4.1° et 42°.

Le sang fixé aux vapeurs osmiques, puis desséché et enfin coloré par des solutions alcooliques concentrées de violet dahlia ou de fuchsine, a permis à Jolyet et de Nabias de voir la structure du parasite qui a de 30 à 36 jx cle long (dont 15 p. pour la partie libre du flagelle), sur 2 à 3 ;j. de large. Ces observateurs ont vu la membrane ondulante, le noyau et probablement le centrosome, mais ils n'ont pas reconnu les rapports intimes cle ce dernier corps avec la membrane ondulante.

« La santé des animaux ne semble nullement compromise ni même atteinte par la présence de cet animalcule, bien qu'il puisse se rencontrer dans le sang en nombre immense, par centaines de mille au moins, chaque goutte de sang pouvant en contenir plus de cinquante. Il faut dire cependant que le parasite a été rencontré plus souvent sur des lapins amaigris, chétifs et ayant eu cle la diarrhée, que sur des lapins sains. »

Maurice Nicolle a observé il y a quelques années, à Constantinople, dans le sang de lapins cachectiques, un trypanosome qui a été conservé un certain temps dans le laboratoire par passages par lapins. Les lapins inoculés montraient le parasite dans le sang, devenaient cachectiques et succombaient. Les trypan. n'étaient jamais abondants dans le sang et même n'y apparaissaient que par accès. Le trypan. de Nicolle était donc pathogène. Le virus a été malheureusement perdu. [Renseignements communiqués par M. Nicolle.]

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