‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 153 sur 410 · S. -11. Gaigeh, Journ. of trop, vêler. Se, janv · texte numérisé non relu

S. -11. Gaigeh, Journ. of trop, vêler. Se, janv

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l'Inde incriminent des mouches qu'ils appellent burra dhang (Tabanus tropiçus el T. lineola) d'être les propagatrices de la maladie.

Griffith Evans, après sa découverte du parasite, considéra également comme possible l'inoculation de la maladie à un animal sain par ces taons venant de piquer un animal malade.

En 1SSS, Kay Lees (cité par Lingard), étudiant la maladie dans les Naga-Hills, au nord-est de l'Assâm, incrimina la mouche tsélsé dont l'existence aux Indes est tout à fait improbable.

Dans son rapport de 1894, Lingard énumère ainsi qu'il suit les causes du surra clans l'Inde : I" eau de boisson fortement souillée à la fin de la saison chaude; 2° herbes souillées provenant de localités inondées; 3° ingestion, avec le grain, d'excréments de rats el de bandicoots ; 4° chez les chiens de chasse, l'ingestion de viande d'animaux atteints de surra; chez les chiens terriers, la destruction des rats malades.

Dans un autre rapport, postérieur à la découverte par Bruce du rôle de la tsétsé dans la transmission du nagana, Lingard fait une place aux mouches piquantes dans les modes de propagation du surra. mais sans rien abandonner de ses autres conceptions.

Dans un remarquable mémoire publié en 1901 L. Rogers montre . que les mouches de cheval de l'Inde peuvent transmettre le surra au chien et au lapin, quand elles ont piqué depuis peu un animal infecté de cette maladie; il fait remarquer que les cas latents de surra des bovidés doivent servir souvent comme source d'infection. Rogers réfute avec d'excellents arguments les opinions émises par Lingard sur l'infection au moyen d'eau ou d'aliments souillés, en particulier par les excréments de rats.

Les expériences de Lingard sont entachées d'une cause d'erreur grave, attendu qu'elles ont été faites dans une zone où le surra est endémique et qu'aucune précaution n'a été prise pour garantir les animaux contre les mouches piquantes.

A Java en 1901 on remarqua, pendant l'épizootie de surra, dans 1rs étables et autour des animaux malades, une grande abondance de mouches. La présence de trypan. fut constatée chez des mouches recueillies sur des bœufs malades. Quelques gouttes du liquide pris dans ces mouches, inoculées à un lapin, produisirent l'infection caractéristique, le lapin succomba au surra au bout de quatre semaines. L'expérience répétée avec des mouches prises sur des chevaux malades donna les même- résultats.

Une grosse mouche de cheval (probablement un Tabanus) colorée en rouge ou de teinte roussalre, très commune à Java, joue peut-être un rôle dans la propagation du surra chez les chevaux, mais cette

1. L. IlOGEns, Proccedings of Ihe R. Soc, h mai H)0I. IiAVeiian ot Mesnm.. — Trypanosomos et Trypanosomiasos.

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mouche ne va pas clans les étables; d'après Schat, c'est le Slomoxys • calcitrans qui serait, à Java, le principal agent propagateur du surra, cette mouche s'attaque aux bovidés aussi bien qu'aux équidés.

Pendant lépizootie de Maurice, il ne paraît pas douteux que les mouches ont été les agents de propagation du surra. La tsétsé esl inconnue à Maurice, mais un grand nombre d'autres mouches piquantes tourmentent souvent les animaux au travail. D'après Daruty de Grandpré, c'est un stomoxe, Si. nigra, qui a joué à Maurice le rôle que joue en Afrique la tsétsé pour la propagation du nagana. Dans certaines localités où l'on n'a pas trouvé de mouche^ piquantes, l'épizootie ne s'est pas propagée (Albion Dock, par exemple); les vaches appartenant aux Indiens, enfermées dans des cases obscures, dans lesquelles les mouches ne pénètrent pas, ont été indemnes.

Dans une lettre datée du 12 novembre 1903, M. Deixonne nous annonce que le surra n'a pas reparu chez les équidés et il ajoute : « J'attribue ce fait à l'influence du froid sur l'éclosion des stomoxr- Notre hiver a été très long, et les mouches sont encore peu abondantes. » Dans une autre lettre, datée du 11 février 1904 l, le même observateur constate que Pépizoolie de Maurice a repris violemmen! . au moment de l'apparition des stomoxes, et que les animaux récemment achetés meurent en grand nombre.

Musgrave et Clegg ont réussi à transmettre le surra à des singes, à des chevaux, à des chiens, à des rats et à des cobayes, par des piqûres de mouches nourries sur des animaux infectés. Les mômes observateurs auraient réussi à transmettre la maladie par les puces de chien à chien, de rat à rat et de rat à chien J.

Dans des travaux publiés en 1906, Lingard admet que des tabanides, des hippobosques et des stomoxes propagent le surra parmi les chevaux, les chameaux et les bovidés; il renouvelle son affirmation ancienne que, aux Indes, on trouve des rats infectés naturellement de surra. Tr. Evansi pourrait être transmis du rat au cheval par les puces3. On sait cependant que les puces s'attaquent rarement au cheval.

L'expérience suivante, faite aux Indes par Leese, paraît démontrer que la transmission naturelle du surra se fait par les mouches piquantes : de six poneys placés au voisinage d'un poney infecté de surra, 4 qui n'étaient pas protégés contre les mouches se sont

1. La dernière lettre que j'ai reçue de M. Deixonne, qu'une mort subite el imprévue a enlevé prématurément à la science, à ses parents et à ses amis. (A. Laveran.)

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