Apelt, Munch. mediz. Woch., 2 nov. 100!), p
3. Yakimoff, Ccnlralbl. f. Baltler., I. Orinin., t. XXXVII, l!)l)l, p. 008.
436 TRYPANOSOMES ET ÏUYPANOSOMIASES
et peut-être y aura-t-il lieu, quand lé nagana du chat sera mieux connu, de placer cet animal parmi ceux chez lesquels la maladie a une allure subaiguë.
Kanthack, Durham et Blandford donnent 5 jours pour la période d'incubation. La mort survient en 22 à 26 jours. L'animal montre de la fièvre. Les trypan. sont présents dans le sang, mais leur nombre éprouve de fortes variations journalières. Comme chez les chiens, on noie souvent du trouble de l'humeur aqueuse, des plaques fibrineuses dans la chambre antérieure, de l'opacité coruéenne.
Plimmer et Bradford constatent moins de trypan. chez le chat que chez le chien. Un chat dératé a succombé 12 jours après l'inoculation du nagana.
Nous avons donné l'observation de deux chats (dont l'une nous avait été communiquée par M. Chantemesse) qui ont succombé, le premier \\ jours après avoir mangé une souris naganée qui venait de mourir, l'autre 25 jours après avoir mangé un cadavre de cobaye nagané.
L'animal maigrit, sa tête enfle et ses yeux deviennent malades. Chez les deux animaux, il y a de nombreux trypan. dans le sang, les derniers jours et au moment de la mort.
A l'autopsie du premier chat, la rate est considérablement grossie (35 gr. pour un animal de 2 040 gr.); le foie est également grossi. L'animal est complètement aveugle : opacité de la cornée et du cristallin. Tout autour de l'œil, le poil est tombé et il s'est développé des croûtes.
Rats et souris. - - L'évolution de la maladie est identique chez les rats domestiques (blancs et pie), chez les rats d'égout (Mus decumantis) et chez les souris blanches ou grises (sauvages).
Quand l'animal reçoit sous la peau une dose assez forte de trypan., par exemple 1/20 de centimètre cube d'un sang assez riche, l'incubation est de 2 jours; quand la dose est moindre, l'incubation s'allonge et peut même atteindre 10 à 12 jours. Cette durée de l'incubation donne des renseignements précieux sur la quantité de trypan. contenus dans un échantillon de sang, quand l'examen microscopique est négatif.
Apres inoculation intra-péritonéalê d'une quantité assez forte de parasites, l'incubation est de moins de 24 heures et, à la multiplication sanguine, s'ajoute la multiplication intra-péritonéale.
Sur cette question de l'incubation, nous sommes en parfait accord avec les savants anglais. Nous ne le sommes plus en ce qui regarde la durée totale de l'infection : Kanthack, Durham et Blandford donnent, pour les rats, de 6 à 26 jours (moyenne 12), pour les souris, de 8 à 25 jours (moyenne 13); Bradford et Plimmer donnent de 6 à 9 jours pour les rats et les souris. Or, en partant, comme ces
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auteurs, d'une incubation de 2 jours, nous n'avons que 3 jours et demi à 5 jours et demi pour la durée totale de l'infection, incubation comprise. Dans les cas d'inoculation intra-péritonéale, avec incubation de quelques heures, l'animal succombe, si c'est un rat, en 2 jours et demi, si c'est une souris, en 3 jours. Les divergences doivent tenir à ce que, au temps des expériences des savants anglais, le virus n'était pas encore devenu fixe pour les petits rongeurs. Ne voyons-nous pas les rats inoculés par Koch succomber en 1 à 3 mois, ceux de Bruce et ses collaborateurs de l'Ouganda, mourir en 22 et 23 jours, et même l'un deux ne s'infecter qu'à la seconde inoculation? L'étude du virus du Togo par Martini nous permettra d'ailleurs de serrer de plus près cette question.
Dès que les trypan. ont apparu dans le sang chez nos rats et nos souris, leur nombre y augmente constamment et régulièrement jusqu'à la mort; ils sont alors aussi nombreux, sinon plus, que les hématies. Si l'incubation a été plus longue, l'animal succombe, en général, comme dans les cas précédents, 2-3 jours après la première apparition des parasites dans le sang.
Cette règle comporte quelques exceptions. Des animaux inoculés avec du sang de porc (clans le troisième mois de la maladie) ou de mouton (dans les quatrième et sixième mois de la maladie) montrent parfois une maladie assez allongée (5 à 9 jours au lieu de 2 ou 3); les trypan., après avoir apparu dans le sang, y diminuent de nombre pour réaugmenter ensuite. Les trypan. de ces animaux, à maladie atténuée, inoculés à d'autres rats et souris, montrent la virulence cotitumière. — Nous avons eu un résultat semblable en inoculant à un rat des trypan. maintenus en contact avec du bleu de toluidine jusqu'à immobilisation complète '.
La température, prise chez 2 rats, ne nous a pas révélé de fièvre. Durant la vie, il n'y a à noter aucun symptôme morbide -; l'animal paraît en bonne santé jusqu'à l'approche de la mort. La plupart des souris et une partie des rats paraissent somnolents dans la dernière heure de leur vie et meurent sans secousses. Quelques souris et la plupart des rats montrent au contraire une vive agitation succédant brusquement à un état de parfaite santé, puis des phénomènes convulsifs précédant immédiatement la mort.
Le trypan. rapporté de l'Ouganda par Bruce et ses collaborateurs,
l- Un de nos rats » résisté après avoir montré des trypan. dans le sang; ce ral a été inoculé le 20 avril 1901, dans le péritoine, avec un mélange à volumes égaux de bleu de toluidine et de sang à trypan. injecté après lii minutes de contact, c'est-àdire après immobilisation complète des trypan. ; le 1er mai, il y a des trypan. non rares dans le sang; le :! mai, des trypan. assez, rares; depuis, les examens oui toujours été négatifs; éprouvé plus lard, ce ral n'ôtail pas vacciné.
2. K., I). et H. signalent des lésions du globe oculaire chez leurs rais.
conservé sur souris, tue cel animal, par inoculation sous-cutanée, assez régulièrement en 10 à 12 jours.
Mulot (Mus sylvalicus). — Un mulot, de 15 grammes, inoculé par nous sous la peau, a succombé en 30 jours; l'incubation a été de H jours; les trypan. ont été rares dans le sang du 9" au dernier jour, sauf du 20 au 22° où ils ont été assez nombreux.
Le virus, si bien adapté au rat et à la souris, même sauvages, ne L'était donc pas a l'espèce si voisine M. sylvaticm.
Campagnols (Arvicola avvalis). — Nous avons expérimenté sur 6 campagnols (2 inoculés dans le péritoine, 4 sous la peau). Bien qu'il soit difficile de conserver longtemps ces animaux en captivité, les résultats obtenus ont été assez nets. 2 de ces animaux se sont comportés exactement comme les rats ou souris qui servaient de témoins : les trypan. ont apparu rapidement dans le sang, ont vite augmenté de nombre et les animaux sont morts en 4 jours avec trypan. très nombreux; la rate avait triplé de poids. Les autres campagnols ont contracté une infection à marche plus lente : on bien les trypan. apparaissaient vite dans le sang, ou bien ils n'y apparaissaient qu'au bout de 4-6 jours; en tout cas, ils y restaient toujours rares; l'animal succombait alors en une huitaine de jours, mais la captivité sans doute hâtait sa mort; la rate n'était pas grossie.
Lérot. — Nous avons expérimenté sur un lérot (Myoxus nitela = E/yomis quercinus).
L'expérience ayant clé faite en hiver, l'animal a été maintenu a l'étuve à 22°. La maladie a duré 03 jours. Pendant le premier mois, les trypan. n'ont jamais été vus à l'examen direct du sang; mais, sauf une fois, ce sang a infecté la souris, à la dose de 2 à 4 gouttes, avec une incubation de 4-G jours.
Durant le second mois, on voit des trypan. à l'examen microscopique; mais pendant les 3 premières semaines de ce mois, l'examen n'est encore positif que 3 fois; ce n'est que pendant les 10 derniers jours qu'on trouve des trypan. presque journellement (toujours peu nombreux) à l'examen microscopique. Durant celle période, l'animal baisse de poids; il manifeste une grande faiblesse, surtout marquée du côté droit du corps. A la mort, le poids est tombé à 30 gr. (au début il était de 43 gr. el étaii monté à 48).
ECUREUILS. — Malhis 1 a infecté, à l'Institut Pasteur, un écureuil de France [Sciurus vulgaris) et un écureuil d'Annam [Sciunis grixeimanus), par inoculation sous-cutanée du T r. Brucei.
Le premier est mort en 38 jours, le second en 19. Ils ont montré une infection intense, de l'amaigrissement et, à l'autopsie, de