Ziemann, Berliner Min. Woch., 0 oct. 1902, p
3. Martini, H. Koch's Festschrift, 1903, p. 220; Zeilschr. f. Hyg., t. XLII, 1903, p. 349, (It t. L, 1905, p. 1-96.
4. Weissenborn, Arch.f. Scli. u. Trop. Hyg., t. XV, 1911, p. 477.
thypanosomes ET THYI>AN0S0M1ASES
ling et de Martini, à une association de plusieurs espèces dont une seule a été conservée. C'est de celle espèce qu'il va être question ici; les réserves nécessaires seront faites toutes les fois qu'il y aura lieu.
Le Tr. togolaise est certainement rare dans les régions voisines du Togo. Dans toute l'Afrique occidentale française, du Sénégal au Dahomey, entre la côte et la boucle du Niger, on rencontre communément les Tr. dimorphon, Cazalboui et Pecaudi, et, vers les régions sahariennes, Tr. Evansi et Tr. soin laiteuse. Tr. togolaise n'a pas été retrouvé avec certitude. Bouet a signalé en Basse Côte d'Ivoire, chez le chien, des trypan. qui, parleur morphologie, rappellent Tr. logolense; il n'a pu en faire une étude expérimentale.
En raison des ressemblances du Tr. togolaise et du Tr. Brucei, et pour éviter des redites, nous insisterons surtout dans ce chapitre sur les points particuliers au Tr. togolaise.
§ 1. — Évolution. Symptômes.
D'après Schilling, la maladie sévit sur les chevaux, les ânes et les Bovidés de tout l'hinterland du Togo. La fièvre est intermittente; il n'y a pas de parallélisme net entre la température et le nombre des parasites. Les symptômes ne sont pas constants; le parasite manque fréquemment à l'examen microscopique.
Chez un cheval qu'il a observé dans les 10 derniers jours de sa vie. Schilling a noté de l'amaigrissement, un gonflement des testicules, du pénis, des articulations et un œdème de la région ventrale; yeux troubles avec mucus purulent; liquide purulent s'écoulant du nez; appétit conservé jusqu'à la tin. 7 jours avant la mort, le cheval n'avait que 25 à 30 p. 100 du taux normal (humain) de l'hémoglobine. Aucune lésion à l'autopsie. Pas plus chez ce cheval que chez les autres, Schilling n'a observé d'hypertrophie notable de la rate.
Les trypanosomes peuvent manquer dans le sang et la cavité péritonéale au moment de la mort; ils ne manquent jamais, d'après Schilling, dans la moelle des os. L'anémie ne serait pas due à une des! miction d'hématies dans le sang périphérique, mais à un arrêt de formation dans la moelle des os.
Schilling a fait, au Togo, des inoculations à des animaux varié- : chevaux, ânes, bœufs, chèvres, porcs et chiens. Tous se sont montrés sensibles, sauf le porc. En Allemagne, il a pu infecter ce dernier animal.
La marche de la maladie expérimentale du cheval diffère de celle de la maladie naturelle en ce que les symptômes sont moins accusés ; les œdèmes font presque complètement défaut.
TRYPANOSOMIÀ.SE Dl! TOGOBAND 473
La maladie du cheval peut être aiguë ou chronique; la morl survient en un temps qui varie de 13 jours à plus de 8 mois; il y a des Cormes latentes ; l'incubation est de 6 à 12 jours.
L'âne du Soudan parait plus sensible que le cheval; deux ânes ont succombé tl et 18 jours après l'inoculation. L'incubation est de 4 à 5 jours.
Des deux poneys observés à Berlin par Martini, l'un (étalon) a succombé en 100 à 120 jours à l'infection; l'autre (jument) n'a eu qu'une maladie très bénigne (de temps à autre, poussées à 38°, 5, 39°) qui s'est terminée par guérison.
En partant de son étalon, Martini a fait des passages par animaux variés, en s'attachant à réaliser des séries par animaux de même espèce.
Les passages par Equidés (âne et cheval) ont peu changé la virulence; les chevaux ont succombé en 35 à 54 jours; les ânes en 34 à 140 jours. L'incubation est de 5 à 12 jours; les parasites sont vus dans le sang généralement 24 h. après le début de la fièvre qui est intermittente, et qui montre un parallélisme des paroxysmes avec les poussées de trypan. Dans la dernière période de la vie, les animaux ont la tète penchée et montrent cette apparence abattue et hébétée si caractéristique de la trypanosomiase des Equidés (« Tselsehallung » de Martini). Le fait nouveau et vraiment intéressant découvert par Martini est la présence de nombreux parasites dans le liquide cérébro-spinal retiré du cadavre frais (cf. trypanosomiase humaine) ; ce liquide paraît confiné à la cavité crânienne, ce qui s'explique peut-être par le maintien de l'animal.
Les virus de passage par chiens, chats, porcs et rats, se sont mon- I rés aussi actifs pour l'âne que le virus initial ou le virus de passage par équidé. Les virus de passage par lapins et cobayes se sont même montrés plus virulents. En revanche, le virus de passage par souris grise a tué un âne en 275 jours seulement, et 2 ânes, inoculés avec Je virus de passage par souris blanches, ont eu une trypanosomiase nettement caractérisée, mais légère, dont ils paraissent avoir guéri. Inoculés avec de fortes doses de sang riche en trypan. dans le but de renforcer leur immunité et de leur faire fournir un sérum actif, ces ânes ont fini par succomber cachectiques; leur sang, au moment de la mort, a été infectant pour le chien.
Un Ane. un poney mâle, un cheval hongre demi-sang, inoculés avec le sang du poney femelle, ont contracté des infections assez légères dont ils ont guéri. En partant du sang du cheval hongre et en faisanl de- passages par chiens, Martini a amené le trypan. à tuer un à ne en s:> jours. Le virus paraît alors avoir été abandonné.
Martini a inoculé son virus relire de l'étalon sous la peau d'un zèbre originairede Kilimandjaro (Afrique orientale allemande). Bien
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que les trypan. existassent dans le sang déjà 14 jours après l'inoculation, l'animal a continué pendant 3 mois 1/2 à se bien porter; mais il a succombé 14 jours plus tard, après avoir montré tout le cortège des symptômes morbides du nagana chez les Equiclés1.
Chiens. — Ziemann a observé la maladie naturelle chez le chien. D'après Schilling les chiens succombent en 17 à 28 jours après avoir montré de la fièvre, — de l'œdème des extrémités, de la tête, des organes génitaux, — de l'amaigrissement (dû à une fonte musculaire, sans fonte graisseuse), — de la parésie, — parfois une éruption pustuleuse comme les chiens de Bruce au Zoulouland. Les lésions oculaires conduisant à la cécité ont augmenté de fréquence
Iris nombreuxnombreux......
assez nombreux non rares
assez rares - ■■
rares
1res rares...- .-
Dates
Mars
Avril
Fig-. LXIV.
Variations journalières des trypan. chez un chien infecté expérimentalement (d'après Mesnil el
Brimont).
avec le nombre des passages de chien à chien (Schilling a été jusqu'au 37° passage).
Deux chiens, inoculés à Berlin avec des trypan. de Schilling, par Stâhelin9, dans le but d'étudier les échanges chez les animaux naganés, sont morts l'un en 24 jours, l'autre en 28; ils ont montré, au cours de la maladie, une fièvre rémittente, du chémosis, un trouble de la cornée, de l'hypopyon, de l'amaigrissement; les 2 derniers jours, de l'hypothermie.
Un chien, inoculé à l'Institut Pasteur par Mesnil et Brimont, a succombé en 29 jours. Comme le montre le tableau ci-dessus, l'infection de ce chien a été toujours intense et il n'a jamais montré de «rise véritable.
En partant de son poney mâle, Martini a tué un chien en 24 jours. Il a fait ensuite 29 passages successifs par chiens : les premiers mouraient en 30 jours environ; les derniers sont morts en S à 10 jours, à l'exception d'un qui est mort en 15 jours. Il faut ajouter que le virus de passage par souris ou par rats a tué aussi les chiens