ROUGET, Ann. Insl. Pasteur, t. X, 1800, p
reusement, le virus l'ut perdu sans que Rouget ait pu reproduire, avec lui, la maladie expérimentale chez le cheval.
A leur tour, en 1899, Schneider et Bull'ard 1 trouvèrent un trypan. chez deux chevaux dourinés d'Algérie et plus tard chez un baudet. Plus heureux que leur prédécesseur, ils purent reproduire expérimentalement la dourine chez le cheval, après passage du virus par le chien. Leurs expériences ont élé contrôlées par Nocard, à l'Ecole d'Alfort2, et depuis lors le rôle causal de ce trypan. dans la dourine est admis. Ce trypan. a été nommé par Doflein 3 au commencement de juillet 1901, Tr. equiperdum; quelques jours plus lard (15 juillet), nous le baptisions Tr. Bougeli'. Le nom proposé par Doflein a la priorité.
En 1902, Schneider el Bulïard ont émis quelques doutes sur la vraie nature de la maladie du cheval d'où Rouget avait retiré son trypan., émettant l'avis qu'il s'agissait non de dourine, mais de surra ou de nagana 3. L'existence d'autres trypanosomiases en Algérie est bien démontrée (voir c hapitre xix); mais il ne paraît pas douteux que Rouget a trouvé son trypan. dans un cas de dourine; seulement ce trypan. s'est montré d'emblée plus virulent pour les petits rongeurs que le trypan. de Schneider et Bull'ard.
En raison de la difficulté de trouver le trypan. dans certains cas de dourine, des doutes ont encore été élevés sur son rôle causal. Mais le trypan. a successivement été rencontré dans la dourine des Pyrénées (Schneider et Bulïard), de Hongrie (précisément par Marek, un des adversaires de la théorie trypanosomique), de Prusse orientale (Miessner), au Canada (Watson), aux Etats-Unis (Mohler).
Transportés dans les laboratoires d'Europe, les trypan. de la dourine d'Algérie y ont donné lieu, depuis le premier travail de Nocard, à un grand nombre d'études 6.
Ultérieurement, le trypan. de la dourine de la Prusse orientale
1. Schneider et Buffard, Noies communiquées à VAcad. de Médecine, séances des 25 juill., 19 sept., 4 oct., 21 nov. 1890. jauv. 10(10. — Archives Parasitologie, t. III, 1000. p. 124. — Mémoire in extenso : Rec. méd. vétérin., 1000, p. 81-105, 157-160, 220-234.
2. Nocard, Bull. Acad. Médecine, l. LXTV, séance du 13 juillet 1900, p. 154-163. :i. Doflein. Die Protozoen, etc., léna, 1901, p. 66.
i. LaveraN el Mf.snil. C. fi. Acad. Sciences, 15 juillet 10(11, p. 131.
5. Buffard et Schneider, Rec. méd. vétér., 15 décembre 1002, p. 721; — Rouget, Ibid., 15 février 1003, p. 81 ; — Buffard et Schneider, Revue gén. méd. vétér.. I" juin 1904.
6. Nocard, C. R. Soc. Biol., 4 mai 1901, p. 464; — Uadinowitsch el Kempner. Centralbl. f. Bakler., I, Origin., t. XXXIV, 1003 (v. p. 815); — Rouget, C. R. Soc. Biol., t. LV1, 7 mai 1004, p. 744; — Laveran et Mesnil, lrc édition de ce Traité, 1904; — MESNIL el Rouget, Ann. Inst. Pasteur, t. XX, 1006;— Mott, Proc. R. Soc, B.. t. LXXVJII, 1006, p. 1 ; — Claude et Renaud, Presse méd., 2 mai 1008; — Uhlenhutii, Hûrener et Woithe, Arb. a. d. Kais. Gesundheitsamte, t. XXVII, 1907 et t. XXIX, 1908; — Yakimoff, Centralbl. f. Bakter., I, t. XLV, 1907, p. 437; Zeitschr. f. Infekt. Icrank. der Haustiere, t. IX, 101 1. — Voir aussi Lignières, VHP Congrès intern. méd. vétér., Budapest, 1905.