Brit. med. Journ., 23 janv
5. H.-W. Thomas et S.-F. Linton, Lancet, 14 niai 1904, pp. 1337-1340. (5. A. Laveran, Acad. des Sciences, 14 mai 1900.
TRYPANOSOfflES ET THYPANOSOMIASËS
On pouvait objecter encore que les accidents produits par Tr. gambiense n'étaient pas ceux de la maladie du sommeil; une observation due à P. Manson prouve que les symptômes de la maladie du sommeil peuvent survenir chez un malade qui n'avait présenté, jusque-là, que les troubles morbides attribués d'abord à Tr. gambiense. Il s'agit d'une des malades qui avaient été signalées comme ayant des infections typiques par Tr. gambiense*. Cette personne, morte le ild novembre 1903, a présenté, dans les derniers temps de la maladie, les symptômes caractéristiques de l'hypnose. Les lésions trouvées à l'autopsie ont été aussi celles qu'on rencontre dans la maladie du sommeil.
Celle observation avait un grand intérêt, à l'époque où elle a été publiée; elle constituait un argument puissant en laveur de l'identité du Tr. gambiense et du Tr. ugandense et, d'autre part, elle démontrait que, contrairement à l'opinion qui était généralement admise, les Européens n'étaient pas à l'abri des atteintes de la maladie du sommeil.
Il résulte enfin des observations de Nabarro 2, comme des nôtres 3, que des singes qui ont acquis l'immunité pour Tr. gambiense possèdent également l'immunité pour Tr. ugandense et réciproquement. Ce dernier argument nous paraît être des plus probants en faveur de l'identité du Tr. gambiense et du Tr. ugandense.
D'après la règle de priorité appliquée en nomenclature, le nom de Tr. ugandense Castellani doit disparaître, et le nom de Tr. gambiense Dutton, plus ancien, doit seul être conservé.
Autre conséquence : le nom de maladie du sommeil qui s'applique bien aux accidents ultimes provoqués par Tr. gambiense ne convient pas pour désigner le premier stade de l'infection, il faut donc préférer à la dénomination ancienne le nom de Trypanosomiase humaine.
En 1910, plusieurs observateurs ont émis l'opinion qu'il existait, dans la Rhodésia nord-est, un foyer de trypanosomiase humaine ne relevant pas du Tr. gambiense, mais d'un trypanosome appartenant à une autre espèce, désigné par Stephens et Fantham sous le nom de Tr. rhodesiense. Cette opinion est aujourd'hui admise par la plupart des observateurs.
S -1. — - Répartition.
La trypanosomiase ne règne à l'état endémique que dans certaines régions de l'Afrique équatoriale, elle a été observée assez fréquemment aux Antilles, mais uniquement chez des nègres prose
1 l>. Manson, liril. med. Jour,,., 'M mai 1903 etS décembre im p. Mi*
2. Nabarro, EpidemiolOgical Society, The Lancet, 23 janvier 1.MJ4.