I. A. LaVEBAN, Soc. de palhol. exotique, S avril
rcssivcs séparées par des crises trypanoly tiques pendant lesquelles les trypa.ii. disparaissent presque complètement de la circulation générale. Les symptômes sont presque nuls. Nous n'avons observé ai œdèmes, ni symptômes oculaires. Quelquefois la mort survient tout à coup, à la suite d'une hémorragie intra-péritonéale consécutive à une rupture de la rate.
Lapins. — L'évolution de la maladie est lente, comme chez les cobayes. Les trypan. soni rares ou très rares dans le sang. Les lapins présentent des lésions analogues à celles qu'on observe chez les lapins dourinés. Chez un des lapins inoculés par nous, la tête était tuméliée et considérablement déformée, les yeux étaient remplis de mucopus (blépharo-conjonctivite double). Ces symptômes sont communs aux différentes trypanosomiases, chez les animaux de cette espèce.
Rats blancs. — Les rats blancs s'infectent assez facilement, moins sûrement qu'avec Tr. Brucei, Tr. Evansi et Tr. equinwn. Les inoculations faites dans le péritoine réussissent mieux (comme chez les cobayes et les lapins) que les inoculations sous-cutanées.
Il nous est arrivé de voir un rat qui était resté indemne, à la suite d'une inoculation sous-cutanée de sang virulent, s'infecter à la suite d'une inoculation dans le péritoine. Les inoculations intra-péritonéales elles-mêmes ne réussissent pas toujours chez les rats.
Les trypan. apparaissent dans le sang 15 jours, en moyenne, après l'inoculation (durée minima de l'incubation : 6 jours, durée maxima : 36 jours). Pendant la première période de la maladie, les parasites sont rares ou très rares et leur multiplication ne suit pas une progression régulière. A la dernière période, les trypan. sont toujours nombreux ou très nombreux dans le sang.
Les rats atteints de gale et de dermatose consécutive, ont résisté moins bien que les rats normaux.
La durée nfoyenne de la maladie a été de 3 mois.
L'infection par le Tr. gambiense n'a pas toujours cette gravité chez le rat, il y a des infections légères, les trypan. ne se montrent dans le sang que pendant un petit nombre de jours, puis ils disparaissent. Parmi les rats qui présentent ces formes abortives, les uns possèdent l'immunité, les autres se réinfectent si on les inocule de nouveau avec le Tr. gambiense et peuvent présenter des formes graves de la maladie.
Thomas et Linton (op. cil.) ont constaté, de leur côté, que les rats guéris étaient loin d'avoir toujours l'immunité.
En somme, l'évolution de cette trypanosomiase chez les rats est en général plus longue et plus irrégulière que celle des trypanosomiases dont il a été question jusqu'ici. On constate de grandes différences dans l'activité; des virus.
Avec un virus retiré du liquide céphalo-rachidien d'un malade de
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l'hôpital Pasteur, Mesnil (op. cit.) a fait des passages de ral à rat. Ce virus, ainsi conservé depuis plus de sept ans, et qui, au début, tuail les rats en 60 jours en moyenne (le 1er ral a môme résisté 202 jours), est arrivé graduellement à les tuer en 10 jours en moyenne (maximum, 18 jours).
Le trypan. d'un autre malade de l'hôpital Pasteur est resté en revanche relativement peu virulent pour le rat; malgré 4 ans de passages par cet animal, il ne le tue encore qu'en 2 mois (chiffre moyen).
En 1905, Plimmer a publié quelques laits tendant à prouver que le trypan. de la fièvre de Gambie avait, chez les rats, une action qui différait de celle du trypan. de la maladie du sommeil. Plusieurs rats, inoculés avec ce dernier virus, avaient été atteints d'une paralysie du train postérieur qui n'avait pas été observée dans les infections dues au trypan. de la fièvre de Gambie; de plus les trypan. n'avaient été vus que dans la moelle épinière écrasée
Cette différence dans l'évolution des infections produites par les deux virus n'a pas été confirmée, et Plimmer lui-même a reconnu qu'il n'y avait pas lieu de la maintenir -. Des phénomènes paralytiques ont été observés avec le Tr. gambiense de la fièvre de Gambie, comme avec celui de la maladie du sommeil.
Souris. — Chez les souris, comme chez les rats, l'infection ne se produit pas d'une façon régulière. Certaines souris sont réfractaires ; chez les souris qui s'infectent, la durée et la gravité de la maladie varient beaucoup.
Thomas et Linton ont obtenu des résultats variables chez les souris, suivant la provenance des Tr. gambiense ayant servi à l'inoculation.
Lavera n a signalé le même fait*.
Avec un virus de Gambie, 2 souris sur 11 ont été inoculées sans succès. La durée moyenne de l'incubation a été de 13 jours (maximum, 34 jours; minimum, 5 jours). La durée moyenne de la maladie a été de 57 jours (maximum. 72 jours; minimum, 43). 3 souris ont eu des infections légères qui se sont terminées spontanément par guérison.
Avec un virus de l'Ouganda, l'incubation a été de 8 à 20 jours. 2 souris sur 4 ont eu des infections légères, suivies de guérison spontanée; la durée de la maladie, chez les 2 autres souris, a été de L53 et de 216 jours.
Avec un virus de l'Oubangui, 6 souris sur Sont été inoculées 3 fois sans succès; chez les 2 souris qui se sont infectées, l'incubation a