B. L.\ TRYPANOSOMIASE HUMAINE PEUT-ELLE ÊTRE TRANSMISE PAR
d'autres glossines que Gl. palpalis ou PAR des INSECTES PIQUANTS
APPARTENANT A D'AUTRES FAMILLES QUE LES GLOSSINA?— NabarrO,
Greig et Wiggins ont réussi à infecter des cercopithèques en les faisant piquer par des Gl. pallidipes, des Gl. fusca ou des Gl. longipennis qui, S à 2i heures auparavant, avaient été nourries sur des singes infectés par Tr. gamhiense2. Les mouches ayant été capturées à l'état adulte, il est possible qu'elles aient été infectées naturellement.
Ph.-H. Ross a expérimenté, dans l'Est africain anglais, avec Gl. fusca et Gl. pallidipes3.
Les mouches capturées étaient d'abord nourries sur un singe sain; au bout de 4 jours, elles étaient nourries sur un singe infecté avec Tr. gamhiense et, 8 ou 24 heures après, sur un singe sain.
Avec Gl. fusca, ni le premier singe neuf ni le second ne se sont infectés; l'intervalle entre la piqûre du singe malade et celle du singe neuf a été de 8 heures.
Avec Gl. pallidipes, le premier singe neuf piqué s'est infecté, l'autre non, ce qui montre que les glossines capturées étaient infectées par un Irypanosome pathogène qui n'a pas été déterminé.
Dans une autre expérience faite avec 51 Gl . fusca, nourries d'abord sur un singe infecté avec Tr. gamhiense, puis sur un singe sain, ce dernier s'est infecté, mais il n'est pas démontré qu'il s'agissait d'une infection à Tr. gamhiense.
Klcine, dans la région du lac Victoria, n'a pas réussi à infecter des singes par le Tr. gamhiense, en se servant de Gl. morsitans, bien que ses essais d'infection aient été faits avec un grand nombre de mouches.