variété parva
turc
Tr. Kocagei (d'après Mathis ri Léger).
- 2, var. marina: — 3, forme de cul-
- Gr. = 10D0 D. environ.
TllYPANOSOMES DES BATRACIENS 879 de 22 à 16 a pour la largeur. Sur préparations de sang colorées au Leishman ou au Giemsa après fixation à L'acide osmique, le corps volumineux, un peu étalé, peut atteindre i.'i f* sur 37 sur les spécimens que l'étalement n'a pas trop déformés, le parasite est ovoïde el présente à l'une de ses extrémités une saillie en pointe (fig. CL, 3).
Le noyau, d'ordinaire central, est sphérique ou légèrement ovoïde, d'un diamètre de 7 (*, 5; il se colore en rose à peu près uniformément à l'exception d'une zone excentrique, toujours plus faiblement teintée; on distingue, dans son intérieur, en dehors du centrosome, lilas foncé, des grains chromatiques colorés en rose.
Le centrosome est toujours intranucléaire, il est entouré d'un halo clair, plus ou moins apparent, d'où part un flagelle qui traverse le noyau
Fig. CL. — Trypan. de Batraciens du Tonkin (d'après Matiiis et Léger). 1. Trypan. à noyau arqué d'une Iiana tir/rina du Tonkin; — 2-3, Tr. Chailoni de Bufo melanosticlus; 2, forme jeuno du roin ; 3, forme adulte de la circulation sanguine. — <>r. = 1000 D.
et se termine dans le cytoplasme après un court trajet (fig. CL, 3).
Mathis et Léger n'ont pas réussi à cultiver ce micro-organisme.
Les frottis de rein montrent des formes en général plus petites que celles du sang périphérique, chez lesquelles le centrosome est juxta-nucléaire (fig. CL, 2); le flagelle est toujours intra-cytoplasmique et sans portion libre.
Cet intéressant parasite se rattache incontestablement aux trypan. et surtout aux formes telles que Tr. rotalorium. Nous avons vu que des formes à flagelle très réduit, sans membrane ondulante et à centrosome intranucléaire, ont été signalées dans le cycle de cette espèce. .Mais ce qui fait la particularité du Tr. Chailoni, c'est que l'appareil cinétique est toujours réduit, jamais fonctionnel.
Mathis et Léger ont fait des réserves sur la question générique. Elle ne pourra, croyons-nous, être tranchée définitivement que par la connaissance de l'évolution de cet hématozoaire en dehors du crapaud. Mais on peut dire, dès maintenant, que le Tr. Chatloni représente une étape de plus dans la régression des trypanosomes1.