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L. Léger, Soc. de Biologie, 18 mars

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Léger qui a observé la pénétration des formes globuleuses par les formes minces, a nuis l'opinion que les premières de ces formes étaient des éléments femelles et les secondes des éléments mâles.

A priori, il était difficile d'admettre que des éléments globuleux, munis de 3 flagelles libres, et à l'intérieur desquels on voyait de nombreuses inclusions, étaient des trypanopl. Alexeieiï, qui a retrouvé ces éléments et qui a pu les étudier, pense qu'il s'agit d'un organisme voisin des Trichomonas auquel il a donné le nom de Protrichomonas Legeri

Trpl. ventriculi, Keysselitz, 1906. — Keysselitz a signalé l'exis tence, dans l'estomac et dans les coupes en série de l'intestin de Cgclopterus lumpus L., péchés à Bergen (Norvège), d'un trypanoplasme auquel il a donné le nom de Tr. ventriculi2. Le centrosome est très souvent divisé en deux parties comme dans l'élément 2 de la figure

Trpl. congeri, Elmhirst et Martin, 1910. — Ce trypanopl. a été trouvé par Elmhirst et Martin dans l'estomac de Conger niger à Millport (Angleterre) 3.

Sur 37 congres examinés, 10 étaient infectés; les congres soumis au jeûne ont seuls présenté de fortes infections. Dans un cas, les formes en division étaient nombreuses.

Le corps du Trpl. congeri mesure 18 u de long, sur 2 p., 7 de large (1 fig. CLXI). Les 2 flagelles naissent d'un seul granule basai situé au voisinage de la partie antérieure du centrosome. Le flagelle antérieur, qui devient rapidement libre, mesure 15 ;jl de long; la partie libre du flagelle postérieur mesure 10 \x de long.

Le noyau, qui se trouve à l'union du tiers antérieur avec le" tiers moyen du corps du trypanopl., est entouré d'une membrane très visible; le caryosome est elliptique et, dans la zone intermédiaire au caryosome et à la membrane d'enveloppe, on voit des granulations de chromatine qu'il n'est pas possible, d'après Martin, de considérer comme des chromosomes.

1. Alexeikff, .Arcfc. Zool. expérim., 1910, 5" série, t. VI, pp. 1-XX cl Soc.de Biologie, 2 déc. 1911.

2. (j. Keysselitz, Arch. f. Protistenkunde, 1900, t. VII, p. 37.

3. R. Elmhirst et G.-H. Martin, Zoolog. Anzeiger, 15 février 1910. — G.-H. Martin, Quartefly Jonrn. of microsc. Se, sept. 1910.

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Le centrosome est allongé, latéralement, à la partie antérieure du trypanopl.; sa forme rappelle celle d'une carotte, la partie effilée arrive au voisinage du noyau (1, fig. CLXI).

Martin résume comme il suit le processus de division.

Le granule basai se divise d'abord; aussitôt après, on observe la

Fig. CLXI. — Trypanoplasma congeri.

I, Aspect normal du trypanopl. — 2, 3, 4, Formes en division. — Gross. 2000 D. environ (Fig. empruntées à. C.-H. Martin, Op. cit.).

division du flagelle antérieur, et ensuite celle du flagelle postérieur et de la membrane ondulante.

Le noyau s'élargit au premier stade de la division et la chromatine se condense; le noyau prend une forme en fuseau et ensuite une forme en haltère qui persiste jusqu'à un stade avancé de la division (2, 3, fig. CLXI). Le caryosome se divise sans qu'on aperçoive des chromosomes distincts.

Le centrosome augmente de volume et se divise par simple étranglement médian.

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On ne trouve pas de trypanopl. dans le sang des congres infectés par Trpl. congeri.

§ 4. — Modes d'infection. Rôle des sangsues.

L'expérience suivante montre qu'il est facile d'inoculer les trypanopl. d'un poisson à des poissons de même espèce.

Le 8 mai 1902, le sang d'un rotengle, contenant de rares Trpl. Borreli, est inoculé dans la cavité péritonéale de cinq rotengles (deux de dimensions moyennes et trois petits) ; chacun des poissons inoculés reçoit 0 ce. S environ du sang fortement dilué dans de l'eau physiologique citratée. Les cinq rotengles ont été examinés avec soin avant l'inoculation; l'existence de trypanopl. n'a été notée chez aucun d'eux.

16 mai, l'examen du sang fait chez deux des rotengles inoculés est négatif.

21-26 mai, on note l'existence de trypanopl. en petit nombre chez trois des rotengles inoculés, l'examen du sang est négatif chez les deux autres.

29 mai, deux des rotengles sont trouvés morts (un moyen et un petit); ce sont justement ceux chez lesquels l'examen du sang a été négatif. Les trypanopl. sont rares dans le sang des trois rotengles infectés; les deux petits rotengles sont sacrifiés ; les trypanopl. sont rares dans la rate et dans les reins, comme dans le sang pris à la périphérie. Chez le rotengle moyen qui survit, l'examen du sang, fait dans les premiers jours de juin, montre des trypanopl. très rares.

Nous avons répété plusieurs fois cette expérience sur les trypanopl. du rotengle avec des résultats analogues : les pai'asites apparaissent au bout de 15 à 20 jours dans le sang des poissons inoculés; leur nombre augmente pendant 10 à 12 jours, et diminue ensuite plus ou moins rapidement. Aucun des animaux inoculés n'a montré, à l'examen du sang, de trypanopl. en grand nombre, aucun n'est mort d'accidents pouvant être imputés à l'infection provoquée.

Mlle Plehn a réussi également à produire, chez la carpe, des infections expérimentales. Sur 7 carpes inoculées dans le cœur avec du sang contenant des trypanopl., 5 se sont infectées après 2 ou 3 semaines; les infections ont été légères.

Ces inoculations peuvent réussir entre espèces très voisines. On a vu plus haut (p. 928) que Laveran a réussi à inoculer le trypanopl. du rotengle au vairon et qu'il a fourni ainsi la démonstration de l'identité des trypanopl. trouvés chez ces deux espèces de poissons. II y aura lieu d'instituer des expériences semblables pour résoudre les questions d'identification d'autres espèces de trypanoplasmes.

Les sangsues sont les agents naturels de transmission des trypa-

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nopl. comme des trypan. des poissons; les mêmes sangsues peuvent, sans doute transmettre les flagellés des deux genres, ce qui explique qu'on rencontre souvent, chez les mêmes poissons, une double infection par des trypanosomes et des trypanoplasmes.

En 1904, L. Léger constate que dans l'intestin de Clepsines, Hemiclepsis marginata, ayant sucé le sang de loches infectées de trypanopl., on trouve de petits trypanopl. en grand nombre, don! certains, presque filiformes, représentent peut-être les formes mâles. Dans des infections plus anciennes, on trouve en outre, dans le tube

Fig. GLXII. — Trypanoplasma Borreli.

1, Forme jeune du trypanopl. — 2, Elément dans le noyau duquel on distingue 1 caryosoino entouré de chromosomes. — 3, 4, Formes de division dans le sang du poisson. — 5, Forme adulte (gamèto) du trypanopl. — 6, Copulation des gamètes dans l'estomac do la sangsue. — 7, 8, 9. 10, 11, Birl'érents stades de développement du trypanopl. dans l'estomac de la sangsue. — Gross. = 1 500 D. environ. (Figures empruntées à Kevsselitz, Op. cit.).

digestif de la sangsue, d'innombrables petites formes monadiennes, libres ou fixées, globuleuses ou piriformes, ou'encore en croissant, avec un flagelle de longueur très variable partant du centrosome. Certaines de ces formes n'atteignent pas 4 ^ de long1. Léger a vu aussi de petits trypanoplasmes dans une piscicole qui avait sucé le sang d'un vairon infecté.

D'après Brumpt, Trpl. Guemei et Trpl. barbi évoluent chez Piscicola; Trpl. abramidis évolue chez Hemiclepsis et ne passe jamais dans la gaîne de la trompe, contrairement à ce qu'on observe pour certains trypanosomes2.

Keysselitz a étudié l'évolution des trypanopl. de divers poissons d'eau douce chez les piscicoles, P. geometra; comme Brumpt. il n'a

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