Friedrich, Arch. f. Protistenk., t. XIV, 1009, p. 3G
4. Crawley, lï. S. Dcparlm. of Ayric, Bar. ofanim. Industry, Bull. II!), 1009, p. 10. ii. SciiAUDiNN, Arb. a. d. hais. Gesundheitsamte, l. XX, l'.)04, p. 387.
Léger 1 .qui, à la suite de ses intéressantes recherches sur les trypanoplasmes, avait, comme nous le verrons plus loin, songé à l'aire dériver les trypanosomes en général des trypanoplasmes, est arrivé, quelques mois plus tard, à la suite de son étude des flagellés de l'intestin des tabanides2, à la môme conception de deux genres, celui à flagelle morphologiquement postérieur dérivant des trypanoplasmes par perte du flagelle antérieur.
Woodeock3, qui s'est inspiré des idées de Léger, ne place, clans le premier genre, pour lequel il crée le nom Trypanomorpha, que le Trypanosoma noctuee; et il pense que le second genre, à flagelle morphologiquement postérieur, doit renfermer tous les autres trypanosomes.
En même temps que Woodeock, Luhe'' a cherché aussi à démembrer le genre Trypanosoma. Il fait justement remarquer que ces organismes peuvent dériver ou bien d'un Trypanoplasma qui a perdu son flagelle antérieur, ou d'une Crithidia dont le centrosome a émigré en arrière. Il reconnaît que ce dernier cas a dû être réalisé pour les formes telles que Tr. Lewisi (en raison du développement de ce dernier) et il crée le genre Trypanozoon (flagelle antérieur) pour tous les trypanosomes des Mammifères.
En revanche, il pense (sans en donner de raisons) que les trypanosomes des poissons d'eau douce ont un flagelle postérieur et il les range dans le genre Hœmalomonas créé pour eux par Mitrophanow.
Pour les trypan. des autres vertébrés, il ne se prononce pas; il nous laisse donc dans l'incertitude sur l'orientation morphologique de l'espèce type Tr. roiatorium. Les formes de Schaudinn à cycle compliqué sont mises à part.
S'il est légitime de mettre à part des organismes à cycle aussi compliqué que celui que Schaudinn a assigné au Tr. noctuœ, nous ne voyons aucune raison pour séparer en groupes les trypanosomes proprementdils. Jusqu'à preuve du contraire, nous pensons, et nous en développons les raisons p. 53, que tous les trypan. ont un flagelle morphologiquement comme physiologiquement antérieur.
Les savants que nous venons de citer n'ont d'ailleurs pas été suivis dans leurs tentatives de démembrement, et tout dernièrement Léger et Duboscq ont placé le genre Trypanosoma (s.l.) à la suite de Crithidia dans leur intéressant arbre généalogique5.
Le nombre des espèces de trypanosomes du sang est, à l'heure actuelle, si considérable, qu'il serait utile de pouvoir scinder le