Neumann, Zcilschr.f. Qyg., t. LXIX, 10H, p
182 TRYPANOSOMES ET THYPANOSOMI ASES
Les injections étaient faites, chez les rats et les souris, sous la peau ou clans les muscles des cuisses, avec les précautions antiseptiques ordinaires.
Lorsqu'on a à sa disposition du sérum humain de bonne qualité ', on peut facilement prolonger la vie des souris et des rats naganés pendant deux mois, alors que les animaux témoins, non traités, meurent en 4 à 5 jours. Dans quelques cas, les animaux traités ont survécu pendant 3 mois.
Le sérum de cynocéphales est plus actif, en général, que le sérum humain. Le sérum de certains cynocéphales (Papio anubis ou espèces voisines) s est montré capable, à 0 ce, 01, de faire disparaître les trypan. de la circulation en moins de 24 heures et à 0 ce, 1, de guérir d'emblée la souris; d'autres se sont montrés un peu moins actifs. Avec 1/4 ce. donné 24 ou même 48 heures avant le virus, l'infection est évitée alors qu'avec le sérum humain, même à plus forte dose, elle n'est que retardée. Ces sérums se sont montrés, en règle générale, 10-25 fois plus actifs que le sérum humain (Mesnil et Lebœuf, /. c).
Avec le Papio cynocephalus ou babouin, le pouvoir cura tif serai I moins élevé, niais encore supérieur à celui du sérum humain
(Mesnil).
Les Mandrills (Mormon mai/non Linné), quoique très voisins zoologiquement des Papio, fournissent un sérum relativement peu actif. Ce n'est guère qu'à la dose de 1 ce. qu'ils déterminent une disparition, de peu de durée, des trypan. de la circulation. En passant des cynocéphales proprement dits aux mandrills, l'activité du sérum baisse environ de 100 (ou au moins de 50) à 1 .
Les Macaques (que Ton peut avec Trouessart décomposer en deux genres : Macacus s. s., à queue courte, et Cynomolgus, à queue longue), les Mangabeys (g. Ccrcocebus) et les Cercopithèques, constituent une longue série continue dans laquelle les Cercocebus occupent une position moyenne. Or, ce sont les seuls dont le sérum ait quelque activité. A 1/2 et 1 ce, le sérum des Cercocebus fuliginosus fait disparaître en 24 heures environ les trypan. de la circulation; il y a rechute au bout de quelques jours; celui de Cercocebus collaris (autant qu'on peut conclure d'un unique individu) ne serait pas plus actif que les sérums de mandrills. Les sérums de Macacus rhésus, de Cynomolgus sinicus, de C. fascicularis (Mac. cynomolgus de beaucoup d'auteurs), de Cerco/ii-
1. Il convienl de conserver ce sérum aseptiquement, cor dès que des bactéries eu des moisissures s'y développent, L'activité baisse considérablement. Quand on ne peu! pas renouveler à volonté sa provision, il esl bon il'1 dessécher le sérum pour le conserver; un peul aussi le répartir en un grand nombre d'ampoules scellées à la lampe qu'on ouvre seulemenl an moment de remploi.
Ihecus callitrichus, se sont montrés sans action (Mesnil et Lebœuf).
Il en est de même du sérum de Cynopithecus nîger, singe voisin des macaques et qui fait la transition aux cynocéphales.
L'homme, si voisin des Anthropomorphes, comme le montrent en particulier les réactions biologiques des sérums, a seul un sérum actif; même à la dose de 1 ce, les sérums de chimpanzé (Laveran et Mesnil, Mesnil et Lebceuf), d'orang-outang (Mesnil), de gibbon ( Mesnil' et Lebœuf), se sont montrés sans action.
Ainsi donc, aucun lien n'apparaît entre la place des animaux à sérums actifs et la classification zoologique.
Au point de vue de l'intensité d'action, les sérums actifs se classent dans Tordre général : cynocéphale, — homme, et, au voisinage, mangabey, — mandrill.
En dehors des Primates, on ne connaît aucun mammifère dont le sérum ait une action thérapeutique vis-à-vis des trypan. Même le sérum d'espèces relativement peu sensibles comme le mouton, la chèvre, le porc, est dénué d'action. Il en est de même des sérums de poule et d'oie, bien que ces oiseaux soient presque réfraclaires aux trypanosomiases.
Si maintenant nous étudions Faction d'un même sérum, par exemple le sérum de cynocéphale, sur les différentes espèces de trypan. pathogènes pour les mammifères, nous constatons que ces espèces se classent en deux catégories tranchées : d'un côté, les Tr. Brucsi, Euansi, logolense, equinum, Pecaudi, qui sont tous très sensibles à ce sérum ; et de l'autre les Tr. gambiense, dimorphon et congolaise, qui y sont très peu sensibles, car il faut 1 et même 2 centimètres cubes des meilleurs sérums pour les faire disparaître, — d'une façon très éphémère, — de la circulation de souris de 15 grammes. On peut évaluer que le sérum de cynocéphale est 100 à 150 fois plus actif sur les trypan. de la première catégorie que sur ceux de la seconde (Mesnil et Lebœuf).
Avec le sérum humain, on arrive à la même distinction, mais moins tranchée; actif en général à 1/4-1/2 centimètre cube sur les cinq espèces de la première catégorie, il ne l'est qu'à i ou 2 centimètres cubes sur le Tr. dimorphon et plus du tout sur le Tr. gambiense (Laveran).
Le sérum de mandrill, qui a une légère action sur le Tr. Brucei, D'en a plus du tout sur les Tr. dimorphon et gambiense. Celui de Cercocebus a montré une action nulle ou au moins douteuse sur ces deux espèces.
Il est à remarquer que les espèces de Primates dont les sérums sont actifs sont réfraclaires aux trypan. sur lesquels leurs sérums agissent : l'homme, les cynocéphales sont réfractaires aux trypan.de la première catégorie. En revanche, on a pu, bien qu'accidentelle-
nient, infecter les cynocéphales avec les Tr. gambiense et dimorphon\ qui sont très peu sensibles à leurs sérums. Un fail inattendu a été l'action exercée par le sérum humain normal sur le trypan. humain de Rhodesia (Tr. rhodesiense)2. Par sa sensibilité in vivo aux sérums des divers Primates, — homme, cynocéphales, mangabeys, — ce trypan. se rapproche beaucoup plus de ceux de la première catégorie que de ceux de la seconde.
Il n'en reste pas moins vrai qu'il y a, en général, une relation entre l'immunité des Primates pour les trypan. pathogènes et l'action thérapeutique de leurs sérums.
Le principe actif du sérum' émane vraisemblablement des leucocytes. On s'explique ainsi que le sérum soit plus efficace que la sérosité pleurale, et que la sérosité d'ascite, très pauvre en leucocytes, soit à peu près inactive. D'après Salmon', les extraits de leucocytes (pus) et de ganglions n'ont pas d'action; il en est de même du liquide céphalo-rachidien et de l'urine albumineuse. Jacoby :. ayant remarqué que certains sérums fortement lipémiques étaient particulièrement actifs, a cherché à séparer, dans de tels sérums, les substances solubles etinsolubles dans l'éther. Les premières, redisso.utes, se sont montrées inactives, alors que les autres avaient la même action que le sérum : deux guérisons d'emblée sur six souris.
Gœbel5, qui a recherché avec soin la nature des substances actives du sérum humain, a reconnu qu'elles paraissent appartenir au groupe des globulines; elles sont précipitées par le sulfate de magnésie. Elles n'ont pas, comme les sensibilisatrices des sérums préparés, la propriété de se tixer sur les trypan. : on peut laisser du sérum humain plusieurs heures à leur contact sans qu'il perde de son activité et sans que les trypan. qui ont subi ce contact perdent leur pouvoir infectant. Le sérum ne paraît pas agir non plus à la façon d'une alexine, car un contact avec des levures ne lui enlève pas ses propriétés.
Le sérum humain, chauffé pendant 1 heure à 56", conserve environ la moitié de son activité; il suffit d'augmenter un peu les doses pour obtenir encore de bons résultats. Une de nos souris, traitée uniquement avec du sérum chauffé à 5GÙ, a vécu 43 jours. Le sérum humain, chauffé à 62°, perd la plus grande partie de son activité.
Gœbel, qui a vérifié ces faits, a constaté de plus que le pouvoir du sérum va en s'affaiblissant graduellement quand on fait varier les températures de 53 à 65°; ce qui est encore contre la notion d'une
1. Thomas et Breinl, Liverpool Sch. of trop. Med., mém. XVI, l'Jorj.
2. Mesnil el HiNGENBA.cn, C. R. Acad. Sciences, t. GLIII, L911, p. ÎO'JT. :i. Salmon, Bull. Soc Path. exot., I. III, déc. 1910, p. 72G.
4. Jacody, Zcilschr.f. Imm. forsch., I. Il, 1900, p. 081). ."). Got.bel, Ann. Inst. Pasteur, t. XXI, 1907, p. 882.
THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE 18t> combinaison d alexine elcle sensibilisatrice; de plus, du sérum rendu inactif n'a pu être réactivé.
Des essais tentés par nous-mêmes d'abord, par Gœbel ensuite,, (huis le but de produire, par injections répétées de sérum humain à un animal nagané ou neuf, un anticorps qui neutraliserait les propriétés curatives de ce sérum, n'ont pas été couronnés de succès.
Les sérums de Primates, actifs in vivo, ne sont pas trypanocides in vilro. Les trypan. que Ton met en contact avec ces sérums y restent vivants aussi longtemps que dans les mêmes sérums chauffés à 62° ou que dans du sérum, inactif, d'autres mammifères.
Pendant les premières heures après l'injection du sérum humain, les trypan. gardent leur aspect normal; au bout de 4 à 5 heures, on constate clans le sang frais et, mieux encore, sur les préparations de sang fixé et coloré, que beaucoup de trypan. sont déformés en têtards ou en boules; le corps des trypan. tend à devenir sphérique. A une phase plus avancée, le protoplasme et le noyau des trypan. en voie d'involution disparaissent. Les altérations que subissent les trypanosomes sont, comme nous le verrons, les mêmes que celles qu'on observe chez les animaux traités par les divers médicaments chimiques.
11 n'y a pas de leucocytose marquée; on trouve des leucocytes qui contiennent des restes reconnaissables (par exemple noyau et centrosome) des trypan., mais la phagocytose ne paraît s'exercer que sur les trypan. morts ou en voie d'involution avancée.
On a réussi à préparer des trypan. résistants au sérum humain et au sérum de cynocéphales.
Jacoby (/. c.) a obtenu des races de nagana résistantes à l'inoculation de 2 ce. de sérum humain, c'est-à-dire de la plus haute dose que la souris puisse supporter. Ces races sont plus ou moins longues à préparer; on doit utiliser les récidives sur plusieurs souris, car sur un même animal, on est bientôt arrêté par l'hypersensibilité qui se manifeste au sérum humain. De même que la résistance peut apparaître sans qu'un traitement la précède immédiatement, de même elle peut disparaître spontanément, tantôt soudainement, tantôt graduellement. Parfois la sensibilité a reparu après 7 ou S passages par souris; d'autres fois la résistance persiste encore après une douzaine et plus de passages.
Leboeuf 1 a obtenu des races résistantes au sérum de cynocéphales en commençant à traiter les souris naganées à la dose de 0 ce, l; il a pu ainsi, en moins d'un mois, rendre les trypan. des souris réfractaires à des injections de 2 ce. La résistance est donc plus de 200 l'ois plus élevée que celle des trypan. normaux qui dispa-
l. LEBOEUF, Ann. Insl. Pasleur, t. XXV, 191 î, |>. 882.
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paissent de la circulation après l'injection de Occ.,01. Ces trypan. résistants ont pu être gardés, après quelques nouveaux contacts avec le sérum, par passages sur un certain nombre de souris.
Dans le cas du Tr. rhodesiense, la résistance des trypan. apparaît particulièrement vite '.
Ces trypan. résistants ont permis quelques expériences intéressantes.
Jacoby avait émis la supposition que les races de nagana résistantes au sérum humain devaient être pathogènes pour l'homme. En fait, Mesnil el Lebœuf2 n'ont pas réussi à infecter un cynocéphale, avec une race qui, chez la souris, résistait à 2 ce. de sérum de la même espèce animale.
On a pu aussi, grâce à ces races, démontrer que les substances actives des sérums des divers Primates ne sont pas identiques3. Les trypan. du nagana résistants au sérum de cynocéphales sont encore sensibles au sérum humain. Les Tr. rhodesiense résistants au sérum humain disparaissent de la circulation des souris à la suite de l'injection de sérum de cynocéphale, el vice versa. Mais, dans toutes ces expériences, on constate que la sensibilité au sérum hélérologue est un peu diminuée.
Les substances actives en question, sans être identiques, ont donc •quelques affinités, affinités sans doute de Tordre de celles des substances protéiques d'espèces animales voisines, d'autant plus fortes par conséquent que les espèces sont plus rapprochées.
§2. — Chimiothérapie.
Aperçu général et historique. - Bien avant que l'on connût la nature des maladies produites par les piqûres de la mouche tsétsé, on avait eu l'idée de les traiter par les liqueurs arsenicales1. Les explorateurs africains étaient sans doute incités à agir ainsi, en raison de l'état d'émaciation et d'anémie des animaux.
Lingard. au cours de ses recherches sur le surra, aux Indes, ayant essayé un certain nombre de médicaments chez les animaux malade-, reconnut qu'un seul d'entre eux, l'acide arsénieux, avait une action indubitable sur le cours de la maladie. Un cheval put même être complètement guéri.
1. Laveran et Nattan-Larrier, C. H. Acad. Sciences, 2 jnnv. 1912, p. 18; — Mesnil cl liiNGENDAC.il, C. R. Soc. Biol., t. LXXII, 13 jnnv. 1012, p. 55.
2. Mesnil et Ledoeuf, C. R. Soc. Biol., t. LXXII, 23 mars I!)I2, p. 505.
3. Mesnil, Lebœuf et RingeNbach, C. R. Soc. Biol., t. LXXII, 13 jonv. I!)12, p. 55.
4. Voir, à ce propos, James Baiiid, G.-W. Iîalfouh, Livingstone [British medic. Journ., 1858, pp. 135, 214-215, 300).
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Peu après, Bruce (l.c), au Zoulouland, obLiut des résultais analogues dans le traitement du nagana des équidés. L'arsenic était employé à l'état d'arsénite de soude, ajouté journellement à la nourriture. Il y a disparition des parasites de la circulation périphérique; l'état général s'améliore notablement; l'animal peut travailler. Mais, en général, l'infection reparaît des qu'on interrompt le traitement. La guérison est exceptionnelle.
Dès nos premières recherches sur le nagana, nous nous sommes préoccupés, en opérant avec les petits animaux de laboratoire, de trouver un procédé de guérison des infections causées par le Tr. Brucei,
Nous avons reconnu l'action curative de l'acide arsénieux sur les infections des souris, des rats, des chiens. Nous avons vu que la solution, injectée sous la peau à dose convenable (0 milligramme 5 d'acide arsénieux par 100 grammes de rat ou de souris, 2,5 à 3, S milligrammes par kilogramme de chien), fait disparaître en moins de 24 heures les trypan. de la circulation sanguine. Les parasites, avant de disparaître, présentent des formes d'involution, ce qui prouve que le médicament agit sur le parasite lui-même.
Mais les inconvénients de l'acide arsénieux nous sont apparus en même temps. Les inoculations sous-cutanées déterminent des accidents locaux. Les doses à employer (doses dites efficaces ou thérapeutiques) sont assez voisines des doses toxiques (elles déterminent donc parfois des phénomènes d'intoxication générale). La disparition des parasites de la circulation est toujours temporaire, et même de courte durée; on peut, il est vrai, traiter à nouveau les rechutes; mais de cette façon on ne fait que prolonger la vie des animaux. Il arrive un moment où le traitement arsenical n'est plus supporté; les animaux meurent de nagana si on interrompt le traitement, d'arsenicisme si on le continue.
Ces recherches posaient le problème expérimental du traitement des Irypanosomiases et elles incitaient à chercher d'autres médicaments ayant, comme l'acide arsénieux, la propriété d'atteindre in vivo les trypanosomes, mais n'en ayant pas les inconvénients : c'est-à-dire ne déterminant pas d'accidents locaux en inoculations sous-cutanées ; — actifs à des doses aussi éloignées que possible de la dose toxique; — guérissant d'emblée à la suite d'une seule intervention, ou bien ne donnant des rechutes qu'après des intervalles de temps assez longs pour que de nouvelles injections soient facilement supportées.
En 1904, Ehrlich et Shiga firent connaître, sous le nom de Tryparirot, un médicament appartenant à une série de substances colorantes, les couleurs de benzidine, qui avait une action particulièrement efficace dans le traitement des souris cadérées : la
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substance, dissoute dans l'eau, était bien supportée à la dose de 0 cgr., 5 environ pour une souris de 20 grammes, et amenait la guérison d'une notable proportion des animaux traités, à la suite d'une seule intervention '.
La série des couleurs de benzidine fit l'objet, de la part de M. Nicolle et Mesnil2, d'une étude méthodique, entreprise au triple point de vue d'établir les rapports entre la constitution chimique des corps et leur action thérapeutique, de trouver d'autres substances actives que le trypanrot et enfin de faire une étude comparative de ces substances sur les divers trypan. pathogènes (Tr. Brucei, Evansi, equinum,... gambiense). Nous examinerons plus loin les résultats généraux de la première partie de celte élude et nous dirons de suite qu'un certain nombre de corps actifs furent ainsi découverts; le plus connu est désigné sous le nom de trypanbleu.
Entre temps, Wendelstadt et Mlle Fellmer3 découvraient qu'une autre série de corps, connue des chimistes sous le nom de série du triphénylméthane, était aussi active sur les trypan. Ces savants firent connaître successivement l'action du vert malachite et du vert brillant. C'est dans la môme série que, plus tard, Krause et Weber 4 et, indépendamment d'eux, Ehrlich", signalèrent les fuchsines (chlorhydrate de triamidodiphényl. m. tolylcarbinol, et chlorh. de parafuchsine) ; l'une d'elles, chlorée, est utilisée à l'heure actuelle sous le nom de tryparosane. Ces corps de la série du triphénylméthane sont assez irritants, inoculés sous la peau, et leur action curative paraît en général assez limitée. Ce sont surtout des préventifs.
Pendant que ces recherches se poursuivaient, un retour était fait à la série des arsenicaux par la mise en évidence des propriétés remarquables d'un corps de cette série, l'atoxyl (W. Thomas)". Sa supériorité ne résidait pas tant dans sa faible toxicité (40 fois moindre que celle de l'acide arsénieux) qu'en ce qu'il pouvait être donné à des doses pas trop rapprochées de la dose toxique, qu'il était bien supporté localement, que les rechutes étaient toujours tardives et que les injections répétées n'occasionnaient pas d'acci-
1. Ehrlicii et Shiga, Berlin. klin. Woch., 28 mars ut 4 avril 101)4; — Laveran et Mesnil, 1" édit. do ce traité, 11)04, passim; — Laveran, C. R. Acad. Sciences, i. GXXXIX, juill. 1004, p. 658.
2. Nicolle ci Mesnil, Ann. Inst. Pasteur, i. XX. juin e1 juill. 1906.
3. Wendelstadt et. Mlle Fellmer, Deutsche mediz. Woch., 17 nov. 1004; Zeilschr. f. Hyg., t. LV1I, 1006, cl Sitz. ber. d. Nicderhcin Ges. f. Nalur. u. lleilk. zu Bonn, 18 fêvr. 1907.