‹ Tuberculose et sous-alimentation: Importance de la qualité professionnelle des maladesChapitre 13 sur 54 · RIZ, 4 PA · texte numérisé non relu

RIZ, 4 PA

1940 4.962 1.050 + 10. % MR ee 1941 5.726 2.038 44 0 208 PUR»

1042 4.780 2.004 SPAS OS RSR NRA À

on

4° Décès par tuberculose (toutes les formes et tous les âges), enregistrés dans les hôpitaux de l’Assistance Publique à Paris.

A) Mortalité masculine

\ Taux POURCENTAGE T7 ANNÉE TOTAL pour 100.000 | d'augmentation ou de habitants diminution annuelle 1938 3-479 2.000 1039 Sr AS 2.476 | + 184 % ) 1940 3.280 | 2.705 | = 12,8 7 ( 616 % 1947 ‘3.643 ‘3.278 + 17,2 2 :

B) Mortalité féminine

1939 | 1.735 1.116 PSE,3 Von

1040 | 1.673 1.238 + 10,9 % | 240 K 1041 | 2.053 RS cu 487 1 Dre 1042. | 1.659 1.282 — 25,3 %,

5° Décès par tuberculose (toutes formes), enregistrés dans neuf hôpitaux d'enfants de l’Assistance Publique.

Pour préciser les variations de la mortalité tuberculeuse infantile de o à 15 ans depuis 1938, nous avons considéré les décès survenus dans neuf hôpitaux d’enfants parisiens — de l’Assistance Publique — et comparé les chiffres bruts de décès au nombre d’hospitalisés annuels dans Ces hôpitaux (sans discriminer les garçons des filles). ë -

| TAUx POURCENTAGE ANNÉE | Torar pour 100.000 d'augmentation ou de : hospitalisés diminution annuelle 1938 . 254 457 nÉ 1939 201 456 —.0,2 % 1940 Len PA, 501 +. 98 % 1941 167 322 — 35,7 % 1042 218 427 — 32,6 %

Les constatations sont intéressantes et méritent d’être commentées. La même cadence d'augmentation ou de diminution annuelle

ns DO

ne s’observe pas chez les enfants comme chez les adultes. Chez eux, le gros pourcentage d'augmentation se situe en 1940 et non en 1941. En 1942, la mortalité est plus faible qu'avant guerre (-14,7 %). 1940 fut l’année de l'exode, du brassage invraisemblable des populations affolées, parcourant les routes de France dans une promiscuité extraordinaire et dans des conditions d'hygiène inexistantes. Of, la tuberculose infantile est essentiellement la conséquence de la contagion massive, ce qui en marque cette accentuation. En résumé

1° De 1938 à 1941 on peut chiffrer l'augmentation de la mortalité tuberculeuse à 1/3. En 1941, la courbe de la mortalité tuberculeuse monte en flèche de 1941 à 1942, la courbe s’infléchit, mais le taux reste toujours plus élevé qu’en 1938, environ 1/5 en plus;

2° La divergence qui est normalement constatée entre la mortalité masculine et féminine s'est accrue depuis la guerre. De 88 % en 1938, elle est pas$ée à 149 %. Re.

Le pourcentage d'augmentation -de la mortalité tuberculeuse de 1938 à 1941 est dans le sexe masculin plus élevé que dans le sexe féminin, 61,6 % contre 54,9 %.

3° Les enfants paraissent relativement protégés.

1940 a été pour eux l'année du maximum de mortalité tuberculeuse (plus 9,8 %), ils ont soldé les frais de l'exode si l’on peut dire. Ces constatations prouvent encore une fois l'importance ét la gravité des contaminations tuberculeuses dans l'enfance. À partir de 1940 la mortalité tuberculeuse infantile se retrouve à un niveau sensiblement plus bas qu’en 1938 (—14,7 %).

Telles sont les constatations faites par M. FOURESTIER, et très

brièvement relatées iC1.

sn M. Moine faisant état des résultats de l’activité du labora-

toire bactériologique de FOïse, souligne une nouvelle augmentation

de la morbidité tuberculeuse à partir des résultats enregistrés par Mile SimMonET, de 1938 à la fin de l’année 1941. Voici ce qu’il

écrit : « L'extension de la tuberculose paraît fort” inquiétante ainsi

que le traduisent les examens bactériologiques de l'expectoration, pratiqués dans les laboratoires de l'Oise, Le taux moyen passant de

54,3 En 1938 à 59,1 en 1939 et 72,2 en 1940, POS atteindre en LO4T

pe 0 Mes RU 3

211 expectorations bacillifères pour 1.000 échantillons examinés. Considéré par rapport à 1938, l’accroissement de cette intensité bacillaire est de 290 % ».

5° Voici quelques renseignements communiqués, par la section de la tuberculose de l’Institut National d'Hygiène, que nous remer-

cions vivement.

Au sein de la population du Nord, de la Seine et du Rhône, il y a une augmentation de 27 % de la mortalité en 1943 par rapport à la mortalité générale en 1936.

L'étude de la mortalité tuberculeuse rapportée à la mortalité générale montre Qu'il n’y a pas un parallélisme entre ces deux facteurs, mais que la mortalité tuberculeuse a augmenté dans des proportions plus considérables et ceci plus spécialément à certains âges.

SEXE. MASCULIN SEXE FÉMININ Proportion des décès par- Proportion des décès par tuberculose sur 100 décès tuberculose sur 100 décès

au total au total

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