‹ Tuberculose et sous-alimentation: Importance de la qualité professionnelle des maladesChapitre 19 sur 54 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Evolution de la morbidité et de la mortalité tuberculeuses sous l'influence des restrictions alimentaires

Il est évidemment rationnel de supposer qu’une des causes de l'augmentation de la morbidité et de la mortalité tuberculeuses depuis la guerre est la sous-alimentation, puisque la plus grande partie de la population est soumise à cette épreuve.

1° Les conditions semblables dans lesquelles se trouvait l’Allemagne pendant l’autre guerre peuvent nous faire comprendre ce qui se passe probablement en France à l'heure actuelle. à

C’est ainsi que KIRSCHNER, étudie l'influence de l'alimentation nationale sur l'augmentation de la mortalité par tuberculose. En Prusse, écrit-il, cette mortalité s’est élevée au cours des années de

guerre 1914 à 1916 que peu et lentement, le taux de mortalité pour

100.000 habitants était de 138,7 en 1014, il passe à 144,5 en 1975, à 157,0 en 1916, soit donc une augmentation de 13,8 pour 100.000 habitants. 22

En 1917, montée en flèche à 205,2 du taux de mortalité, soit 47,6 de plus qu'en 1916, puis le taux S’élève encore à 230 en-1918, soit une augmentation de 24,8. En 1919, par contre, on observe une descente de la courbe"à 215,4, soit 14,6 de moins qu'en 1918. L’augmentation la plus marquée de la mortalité s'est donc produite en 1917-sous l'influence certaine des restrictions alimentaires. RUBNER désigne la période de Pâques 1916 à octobre 1917 « la période de suppression d'aliments carnés » à ceci vient s'ajouter une mauvaise - récolte de pommes de terre. Comme succédané on distribue des choux qui possèdent une valeur nutritive très faible, ce fut « l'hiver à choux », la ration alimentaire tomba de 1344 calories en 1916 à 1100 calories en 1917, note KLEBERGER.

La légère diminution de la mortalité tuberculeuse en 1918 semble s'expliquer par une meilleure récolte.

Dans les villes déla Prusse, la mortalité par tuberculose de 1913

à 1916 passa de 138 à 184,5, taux calculé toujours pour 100.000

habitants, à savoir une augmentation de 26,4.

ces 38 Re

A la campagne on note également une accentuation du taux de la mortalité durant les années de guerre, il passe de 116,5 en 1913 à 132,7 en 1916, soit une augmentation de 16,2, mais cette accentuation est nettement moins marquée.

En 1916 et 1917 l'augmentation dans les villes comportait un taux de 64,6 pour 100.000, à la campagne de 31,9.

En 1917 et 1918 dans les villes, l'augmentation de la mortalité était de 37,7 pour 100.000 habitants, à la campagne elle n'était que de 16,6. :

* Il est indéniable que la plus faible mortalité tuberculeuse cons- .. tatée à la campagne, s'explique par un meilleur ravitaillement.

Voici d’ailleurs quelques tableaux comparatifs, les taux sont calculés pour 100.000 habitants.

pr -|[Moyenne 1913 191%) 1915 1916 1917 1918 |. 1919 | de 1914 ! =: Dr à 1918

ee © | ——

AMIE VIII ETS + 158,1 160,14. | 169,0 | 184,3 | 248,9 | 289,0 | 268,6 ‘208,9 A la campagne..| 116,5 118,8:5424,6 1:192,7:| 164,6 1 181,2%)0765,1 143,8 Excédent de - la ville : :sur Ia SR ES campagne ..... 41,6 41,3 47,4 51,6 83,3 100,8 | 103,5 (1926 Ca Re

Les augmentations de la mortalité sur la tuberculose par rapport à l’année précédente comportent ainsi pour I : 100.000 respect. en pourcentages dans l’année |

1914 1915 fois | 4017 ins

Wat vilie der" 2,0—1,8%| 89—4,9%| 15,3—9,0% | 64,6— -45,49%| 33,1— 13,3% A la campagne. | De 2,8—2,4% FES 1% 31 Re 16, 601%

Ainsi la mortalité par tuberculose mere à la campagne plus . tardivement qu'à la ville et atteignit un niveau bien moins élevé, ELA UN commença à baisser bien plus tôt que dans lès villes. Enfin, fera à ee CHNER Cite un fait intéressant, les régions rurales ornées des cen-. Far tres urbains où industriels présentent un taux de mortalité bien. plus faible que celui des districts ruraux situés à proximité des Be, grands centres et qui par suite de leur situation doivent les TAVItailler. É NS Fe

Voici quelques chiffres qui montrent que le taux de a rte Le

tuberculose est accentué dans les campagnes dépendant des grands

centres comme

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