‹ Tuberculose et sous-alimentation: Importance de la qualité professionnelle des maladesChapitre 23 sur 54 · V 19 17 DÉS UNS · texte numérisé non relu

V 19 17 DÉS UNS

Les 2 courbes suivantes sont à traduction. graphique e do tableaux :

ét

Voici un Tableau comparatif montrant l'accroissement du taux de mortalité tuberculeuse de 1938 à 1941, selon les âges.

Emme

TUBERCULOSE POURCENTAGE TUBERCULOSE POURCENTAGE PULMONAIRE D'AUGMEN- EXTRA-PULMONAIRE | D’AUGMENpour 100.000 habit. TATION pour 100.000 habit. TATION | E AS ADM +18 23 D J1-J2 LES + 100 + 20 1 % 13 SESLAE CT +95 104 D As] + 109 LE 69 SEE 150 % Ve +431 PEL CG Loi4 a 13

En résumé : Dans la tuberculose pulmonaire toutes les catégories sont touchées sauf toutefois la catégorie E. ‘Ce sont les vieillards et les enfants d'âge scolaire qui payent le plus lourd tribut.

De l'étude de la mortalité par tuberculose extra-pulmonaire, un premier fait se dégage de notre travail et confirme les constatations faites par d’autres à savoir l’aggravation actuelle par rapport à la période d’avant-guerre des formes extra-pulmonaires de la tuber-. culose surtout chez les enfants et les adolescents. Les enfants présentent une mortalité plus grande en 1941 malgré une alimentation convenable, ainsi se trouve confirmé le récent travail du Professeur TROÏSIER qui a montré un accroissement certain de la méningite tuberculeuse, La contagion semble-t-il, joue plus que la sous-alimen-

tation dans cette catégorie.

La mortalité chez les plus de 60 ans rend compte de la gravité actuelle, reconnue par beaucoup, des formes extra-pulmonaires du vieillard chez lequel s’observent plus fréquemment qu’autrefois des formes pleurales, péritonéales et même ganglionnaires.

Nous verrons dans la seconde partie si ces faits peuvent s’expliquer par des rations alimentaires plus ou moins bien ajustées aux différentes catégories de rationnaires.

8° I1 semble que les choses ne se soient pas passées différemment en Allemagne pendant l’autre guerre, si nous nous en tenons aux

“statistiques établies dans une ville de Prusse par KIRSCHNER.

Voici quelques-unes de ses constatations à

Très légère augmentation de la mortalité par. tuberculose chez 'e nourrisson. =

Par contre l'augmentation du taux de la mortalité tuberculeuse

est très nette chez les jeunes enfants. A partir de la 2° année la mortalité pour les deux sexes entre 1914 ét 1916 était plus faible qu'en 1913, mais de 1916 à 1917 elle s'élève de 65,3 pour 100.000 habitants. Ces augmentations sont dues à ‘la pénurie de lait. Nous n’observons pas de faits semblables à Paris, car la catégorie E est une catégorie favorisée, on lui alloue 1.380 calories, alors que le Comité d'Hygiène de Genève attribue 1.000 calories aux nourrissons. :

Cet auteur, note pour la 3° année uné augmentation de la mortalité par tuberculose qui commence à s'élever, de 1916 à 1917, de

le

53,1 pour 100.000 habitants pour le sexe masculin et de 80 pour sexe féminin, soit respectivement 57,2 % et 03,7 %.

En 1918, pour les deux sexes il se produit de nouveau une dimi- nution.

- Entre la 3° et la 5° année, dès 1916 légère augmentation du taux de la mortalité tuberculeuse qui comporte un accroissement de 14,4 pour le sexe masculin et de 15,8 pour le sexe féminin. En 1017, nouvelle augmentation de 21,1 pour la 1 catégorie et de 20,8 pour la 2° catégorie, qui se continue en 1918 avec 9,8 en plus pour les garçons et 18 pour les filles. Ainsi à l’âge scolaire, même constatation qu'en France, l'augmentation de la mortalité est relativement minime, soit 11 %, pour le sexe masculin-et 19,5 % pour le sexe féminin.

Entre la 5° et la 1o**année l'augmentation fut pour les années :

POURCEN- POURCEN- MASCULIN TAGE . FÉMININ TAGE MORTALITÉ : MORFALITÉ R | 1916 4,8 pour 100.000 hab.| 12,1 Z 9,0 pour 100.000 hab.| 18,4 % À 1917 15,0 — à 38,8 Z 19,2 — 33,2 % | 1918 2,8 — 4 D 7,9 Se 10,3 %

Entre la 10° et la 15° année l'augmentation suivant l’année fut de :

POURCEN- POURCEN-

Page 1