‹ Tuberculose et sous-alimentation: Importance de la qualité professionnelle des maladesChapitre 9 sur 54 · LS · texte numérisé non relu

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Ces faits semblent démontrer qu'il y a un véritable parallélisme entre l’'amoindrissement du bien-être et des forces de l'être humain et l’aggravation où l’augmentation des cas de tuberculose.

Il serait erroné écrit M. KIRSCHNER d'attribuer l'élévation de la mortalité par la tuberculose au cours de la guerre à une cause unique.

Par exemple, pendant quatre ans et demi de guerre la plupart des Hôpitaux et Cliniques, de même que les Dispensaires et les Sanatoria ont été réquisitionnés pour l’Armée ; avec les combattants sont partis de nombreux médecins et un personnel infirmier important. En pleine guerre, sur 33.000 médecins (Prussiens), 24.500 étaient mobilisés. Ainsi, dès le début des hostilités les soins donnés aux tuberculeux sont devenus insuffisants. Le manque de médicaments et de désinfectants a contribué à l'aggravation de cette situation, mais surtout l’auteur insiste sur trois facteurs à son avis prépondérants : 7 Ï

1° les occupations ; 2° l'habitation; 3° l’alimentation.

1° Les occupations en entendant par là, le travail pénible et inhabituel effectué dans les usines d’armes et munitions par des femines, des jeunes filles, des hommes trop jeunes ou trop âgés, remplaçant les mobilisés ; :

2° L'habitation : il faut considérer d’une part, l'accroissement de la densité de la population dans les villes par suite de l'obligation du travail dans les fabriques d'armes. et d'autre part, la paralysie progressivement croissante de la construction par manque de maçons et de matériaux. Le danger qu’un malade présentant une tuberculose évolutive fait courir à son entourage ressort d’une statistique portant sur 5.055 morts par tuberculose et classés d’après les logements qu'ils occupaient à Berlin. Près de 6 %, vivaient dans des logements d’une pièce, 34 %, dans des logements de deux pièces, près de 42 %, dans des logements de trois pièces, soit 82 % habi- * tant de petits logements, 16 % occupaient des logements moyens … et seulement 2 % habitaient de grands appartements de plus de cinq pièces. Le manque de combustible a exercé également une influence désastreuse sur l’hygiène domestique. Alors qu’en temps.

habituel pendant l'hiver plusieurs pièces étaient chauffées, pendant la guerre on ne chauffait qu’une seule pièce où se réunissaient tous les locataires. Si dans une famille se trouvait un tuberculeux on comprend les ravages qu’un état semblable pouvait entraîner.

Enfin, un troisième facteur, l'alimentation. Il est indéniable que la diminution de la ration alimentaire exerce une influence importante. Le but de notre travail sera de préciser ce rôle: Mais nous rechercherons aussi dans quelle mesure il faut tenir compte de la qualité professionnelle. des malades, ceux-ci en effet sont plus ou moins bien alimentés selon la classe sociale à laquelle ils appartiennent et si l’on veut tenir compte également de la dureté du travail qu'ils doivent fournir on peut concevoir qu'ils constituent une proie plus ou moins facile pour le B. K.. :

Nous ne.faisons que signaler ici le rôle important joué par les facteurs. psychologiques dans l’aggravation et l'apparition de la tuberculose. Fernand BEZANÇON a bien insisté avant guerre même sur le rôle essentiel de ces causes dites secondes. Depuis la guerre et l'occupation, tous les phtisiologues sont frappés par la fréquence des évolutions tuberculeuses, redoutables d'emblée, survenant chez des sujets qui ne souffrent pas de sous-alimentation et qui se développent à la suite d'un décès, d’un bombardement, de l'arrestation : ou de la déportation d’un être cher, etc. Ce rôle essentiel des facteurs psychologiques mériterait de plus amples développements. Nous ne pouvions négliger de le signaler.

PcL'ASN

Une première partie comportera l'étude de diverses statistiques.

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