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d’un travers de doigt la ligne mamillaire. Choc faible.
Léger souffle systolique à la base et à la pointe. P. 108, normal.
Appareil digestif. — Appétit conservé. Foie dépassant le rebord costal d’un travers de doigt. Abdomen proéminent, sensible à la pression. |
Appareil génital. — Au-dessus du ligament de Poupart, tumeur arrondie, adhérente à l’utérus reconnue aussi comme telle par le toucher vaginal.
Système nerveux. — Pupille droite plus dilatée que la gauche. Strabisme divergent. Cyphose dorsale datant du jeune âge. La pression sur les 6°, 7°, 8° et 9 apophyses épineuses vertébrales est douloureuse. Les douleurs du dos ne se montrent qu'avec la toux. Paralysie de toute la région sous-ombilicale. Légers mouve-
ments des orteils du pied gauche. Sensibilité à la piqûre
et au pincement. Réflexes rotuliens et plantaires plus forts à gauche. Pas de clownus du pied ni de réflexe abdominal.
Incontinence intermittente des urines.
Le diagnostic clinique était: Àffection-transversale de la moelle dorsale, soit myélite soit compression par une tumeur du canal vertébral.
Le malade se plaignait de constipation, douleurs et insomnie.
Le 26 mai, on doit sonder le malade. L’urine renferme un peu d’albumine, des globules blancs et rouges, de rares cylindres hyalins. Incontinence fréquente des matières fécales.
Le 27, fortes douleurs lombaires entravant la respiration. Constriction du thorax et oppression. OEdème notable des pieds. T. 3905. P, 120 à 132,
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Depuis le 2 mai en entendait à l’auscultation du pou-
mon des râles à petites bulles.
Le 98, l’œdème est étendu à la partie inférieure du
dos. Réflexe plantaire persiste seul. Somnolence du malade. R. 98. T. 39°5. Mort.
Autopsie. —- Cancer du lobe supérieur gauche du poumon et des bronches. Infiltration cancéreuse de la plèvre ; cancer disséminé de la plèvre et du poumon. Métastases dans les reins, capsule surrénale droite, rate, foie, ganglions bronchiques, cervicaux, rétro-péritonéaux, dans le corps tyroïde, la dure-mère et l’hypophyse.
Infiltration cancéreuse des corps vertébraux 6 et T, de la 1° côte à gauche, de la 7° à droite.
Compression médullaire et début de myélite.
Myome et hypertrophie utérine, périmétrite, catarrhe vésical et vaginal.
Petit ulcère et cicatrices du pylore, hypertrophie de la tunique musculaire au pylore.
La bronche du lobe supérieur montre, à son entrée dans le poumon et dans plusieurs de ses branches, un épaississement bosselé, noduleux, dû à l’infiltration par la tumeur. Mucus à leur intérieur. La bronche principale, juste sous la bifurcation de la trachée, présente des épaississements noduleux, blanchâtres, mais pas d’ulcéra tions.
Histologie. -— Dans les produits de raclage sont de grosses cellules polymorphes, d’autres plus petites, plus rondes ; pas de cellules cylindriques caractéristiques. Protoplasma granuleux et gros noyaux. Dansles grandes cellules, parfois 20 noyaux. En général, un seul par cellule.
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Dans une coupe de la bronche, l’épithélium manque presque complètement ; quelques rares cellules épithéliales normales. Nulle part, traces de prolifération de ces cellules dans la profondeur. La muqueuse a trois fois son épaisseur normale, ses vaisseaux sanguins sont dilatés, avec, dans leur intérieur, des cellules identiques à celles de la néo-formation.
La lésion principale consiste dans la couche glandulaire de la muqueuse des bronches, dont l’épaisseur est augmentée. Elles s'étendent sans interruption d’un cartilage à l’autre. Là où ne sont que de rares acini, il y en a de plus nombreux. Près du cartilage, les glandes sont normales, mais le tissu conjonctif voisin est infiltré de petites cellules. La lumière des glandes est vide ou renferme du mucus. Dans les endroits où les acini glandulaires sont nombreux, ils sont remplacés par des nids de cellules cancéreuses. Les cartilages sont intacts. On ne voit pas de transition nette entre les acini glandulaires et le cancer.
OBsERvATION V (Ehrich).
(Cancer primitif des bronches et de tout le poumon droit, — Les
côtes sont envahies. — Expectoration de masses cancéreuses
et formation de cavernes).
N..., 1 ans, sans aucun antécédent morbide,
Depuis le début de 1887, catarrhe passager des voies respiratoires. Au printemps 1887, hémoptysies d’abord rares, puis plus fréquentes. Ni difficulté de respirer, ni palpitations. Etat général stationnaire malgré la faiblesse du malade.
En décembre 1887, l’état est le suivant : Bonne cons-
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titution, peau et muqueuse colorées, apyrexie. R. calme.
A la percussion du thorax, son élevé et un peu brefà droite ; clair et un peu tympanique à gauche. Frémisse-
ment plus faibleà droite,et le bruit vésiculaire y est renforcé dans toute la hauteur. Quelques râles en arrière après la toux. Murmure vésiculaire assez fort, rude à la base droite, peu à gauche. Expectoration teintée de sang, visqueuse avec des parties brunâtres, ne renfermant ni bacilles de Koch, ni fibres élastiques. Rien à noter au Cœur. £
Mi-décembre, les hémoptysies sont de nouveau plus fortes. Toux brève, expectoration faible. L'état général est plus mauvais, Thorax gauche : son bref, frémissement nul, bruit respiratoire faible, parfois de gros râles bullaires. Le frémissement est plus fort à droite. Inspiration rude, expiration prolongée, quelques sibilances au sommet droit.
Huit jours après, aucune anomalie à gauche, sauf le son légèrement tympanique. Le poumon gauche s’étend vers en bas et au-dessus du cœur plus que normalement. Frémissement toujours plus sensible à droite, en avant et en arrière. Les hémoptysies continuent et diminuent fin décembre,
Le 8 janvier, ie poumon gauche atteint le bord droit du sternum.
Le 15, amaigrissement considérable, toujours des hémoptysies, pas de difficulté à respirer, sensation de froid aux jambes.
En février, dépression nette de la paroi thoracique dans l'inspiration. Le tirage augmente en mars et avril. Hémoptysies à différents degrés.
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Au début de juin, après des douleurs aiguës au thorax droit et une toux paroxystique, furent rejetées, pour la
première fois, avec du sang, des masses frangées se
composant : 1° de gros caillots rougeâtres ; 2° d’une masse molle, floconneuse, d’un blanc sale ; 3° de mucus transparent parsemé de points blanchâtres.
Le microscope montre dans 1° et 20 de nombreuses cellules polymorphes réunies en grumeaux assez volumipeux, laissant reconnaître une sorte de stratification concentrique. Gonflement notable des noyaux. Dégénérescence graisseuse du corps cellulaire et formation de vacuoles. Nulle part de keratinisation complète, Entre ces grandes cellules s’en trouvent parfois d’autres plus petites, rondes ou allongées ;
Et, dans 3°, une substance fondamentale muqueuse avec de nombreuses bactéries, des cellules de formes diverses, épithéliales ou rondes, avec, parfois, des particules de charbon.
En un endroit l’on voyait de grandes cellules polyé driques avec de gros noyaux. «
Cette expectoration inodore se reproduisit dans la suite avec les mêmes signes.
Matité absolue à droite. Cœur manifestement refoulé
à gauche. La limite antérieure du poumon gauche est.
refoulée. Abolition du frémissement à droite sauf au sommet. La respiration bronchique remplace le murmure vésiculaire. Un liquide séro-sanguinolent est retiré par une ponction exploratrice. Sensation désagréable à droite. Pas de dyspnée. Toux gênante parfois avec vomissements.
. Au commencement de juillet, le malade est très
amaigri, mais cependant pas cachectique. Apparition d’un ganglion dans le creux axillaire droit et d’un second plus bas vers la 4° côte droite.
La faiblesse va augmentant, le pouls est plus faible et plus rapide.
Mort le 28 juillet. La conscience n’avait pas toujours été nette.
Autopsie. — Série de tumeurs du voiume d'un pois sur la surface externe de la 5° côte.
Médiastin et cœur refoulés à gauche. Coque blanchâtre, résistante, entourant le poumon droit, adhérente à la paroi thoracique et au péricarde sur la surface interne duquel sont des nodules lisses et blancs. Cette coque, épaisse de 1 cent. sectionnée, on arrive dans une cavité renfermant un liquide brun rougeâtre et de nombreux caillots, Plèvre costale régulièrement épaisse de { cent., rugueuse à sa surface interne par suite des caillots adhérents. Nombreuses tumeurs sur les côtes. La forme du poumon droit n’est plus reconnaissable. En le sectionnant, on voit souvent à sa surface des endroits de la plèvre ramollis dont l’apparence est celle du pus. La bronche droite remplie d’une masse blanchâtre, molle, a ses parois infiltrées et détruites en partie et, par suite, sa lumière est plus grande.
Une caverne dans laquelle se trouve une substance molle, sanguinolente, des vaisseaux, un peu de parenchyme, occupe tout le lobe inférieur et est entourée d’une coque de tissu pulmonaire épaisse de 1 cent.
L’œsophage était comprimé. Pas d’autres tumeurs.
Histologie. — L'examen de la tumeur fraîche donne les mêmes résultats que celui des parties expectorées,
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Entre les travées conjonctives de la plèvre, sont des masses de cellules avec des cellules plus grandes dans leur milieu.
Après durcissement, on distingue dans la tumeur un
stroma conjonctif plus ou moins développé circonscri- ‘vant des cavités, souvent rondes, remplies par des cellules épithéliales, surtout polyédriques, de dimensions variables, grandeur moyenne au centre, très grandes à la périphérie.
Nulle part on ne pouvait voir d’épithélium cylindrique caractéristique. Le 'protoplasma des cellules est granuleux, avec de gros noyaux et des nucléoles très apparents. Parfois, 20 à 30 noyaux dans les grandes cellules avec de beaux exemples de karyokinèse.
Il existe de nombreuses vacuoles de toutes dimensions pouvant remplir toute la cellule et refouler le noyau.
Les vaisseaux sont en petit nombre, mais résistants. Dans leurs parois, notamment dans les vaisseaux lymphatiques, sont des noyaux cancéreux.
En d’autres endroits, les cellules sont en voie de régression, donnant l’impression d’endroits en voie de ramollissement.
Des coupes portant sur la périphérie montrent les alvéoles nettes et semblent indiquer que le néoplasme s'est répandu dans les alvéoles par effraction de leurs parois ou par la continuité avec les bronches. La structure et la forme sont celles d’une alvéole pulmonaire, mais on ne peut voir avec certitude l’épithélium pulmonaire.
Lésions de la pneumonie desquamative dans les endroits peu malades du parenchyme. La PERS et le
re
diaphragme offrent le même aspect, vus en coupe, que la préparation fraîche.
OBsERvATION VI (Ehrich).
(Tumeur du hile englobant tous les organes, avec noyaux pri-
mitifs dans la trachée et les bronches et noyaux secondaires sur l’oreillette, le foie.)
Femme, 56 ans, dont le diagnostic était : cancer du médiastin antérieur provoquant une stase sanguine considérable. (Aucun renseignement clinique.)
Autopsie. — Poumon droit affaissé, sa plèvre au voi-
sinage du hile est adhérente aux organes voisins : trachée, bronche gauche, péricarde et gros vaisseaux. Le tout est réuni par une tumeur dure, blanc jaunâtre, comprimant la branche principale de l’artère au hile.
A la surface interne de la trachée, dans l'étendue de 5 centimètres au-dessus de sa bifurcation, se trouvent 6 ou 7 tumeurs transversales. Sa paroi latérale droite est incurvée en dedans. La bronche principale entre la trachée et le hile a subi la même prolifération néoplasique. Sa lumière est ainsi réduite à l’état de fente, ainsi que celle de sa branche supérieure.
La branche inférieure est épaissie également, mais dilatée 5 centimètres plus bas et renferme du mucus. Plus loin, une nouvelle infiltration cancéreuse de 3 centimètres d’étendue, De ces points d'infiltration s’étendent des tumeurs blanchâtres, assez fermes dans le poumon droit.
Le poumon gauche renferme près du hile un nodule du volume d’une grosse noix, ayant oblitéré une veine
1 ei cpl
et une artère. À d’autres endroits, on trouve quelques épaississements blanchâtres et fermes, surtout au voisinage des bronches.
Tumeur du volume d’un haricot sur l'oreillette droite. Quelques nodules cancéreux dans le foie du volume d’un pois à celui d’une cerise.
Le diagnostic anatomo-pathologique était donc : cancer bronchique avec extension dans le voisinage ; cancer secondaire des ganglions bronchiques et médiastinaux. Métastases dans le poumon, le foie et le cœur. Compression du poumon droit.
[istologie. — Toujours le même aspect que dans les deux cas précédents : cellules très grandes, polymorphes, à protoplasma fortement granulé, avec un gros noyau rond ou ovale. Parfois vingt noyaux dans une cellule.
La muqueuse est tapissée de cellules épithéliales très grandes et polymorphes. IT n'existe plus d’endothélium de la bronche ni de glandes de la muqueuse. Les canaux excréteurs sont en partie conservés, reconnaissables à leur épithélium dans le néoplasme, Parfois cependant on trouve des glandes non altérées.
Dans cette observation, ce qui est intéressant, c’est que le tissu cartilagineux a réagi en augmentant le nombre de ses cellules. Il a conservé sa forme normale et le cancer ne s’étend que peu dans le périchondre.
Le point de départ du néoplasme est certainement la partie très infiltrée et ulcérée de la bronche inférieure droite. Mais en des points plus éloignés on trouve des lésions aussi avancées. Le processus pathologique a donc commencé en différents endroits de la paroi bronchique.
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Onservarion VII (OEstreich, 1892).
(Cancer primitif de la bronche droite près de la trachée avec rétrécissement de la bronche gauche, de la trachée et de l'aorte.)
Femme, 62 ans, présentant des troubles de l’état général depuis un temps assez long.
L’auscultation du cœur ne révèle rien.
On constate un exsudat pleurétique important à droite. Le liquide ponctionné n'offre rien de particulier.
Il se produisit pendant le mois qu’elle resta à Phôpital de la dyspnée, de la cyanose, et, peu de Jours avant sa mort, de l’œdème de la partie supérieure du corps, qui fit préciser le diagnostic.
L’autopsie montra un exsudat à droite et un cancer de la bronche droite.
La tumeur principale se trouvait juste sous la bifurcation de la trachée et s’étendait le long de la bronche dans une étendue considérable du poumon.
La tumeur est ulcérée par places. Il existe aussi de la gangrène pulmonaire diffuse, s'étendant jusqu’à la plèvre.
La situation particulière de la tumeur a amené un rétrécissement considérable de la bronche gauche et de la trachée. Les bronches, au-dessous de la partie sténosée, sont dilatées.
L'œdème de la moitié supérieure du corps était expliquée par la compression de la veine-cave supérieure à son entrée dans le cœur et par une thrombose récente. L’aorte était elle-même rétrécie en un point. L’œsophage était comprimé sans être atteint par la tumeur.
Ogservarion VIII (H. Meunier).
(Cancer primitif du lobe inférieur droit avec envahissement des ganglions du hile. Nerf pneumogastrique est intéressé. Mort par broncho-pneumonie.)
B..., 70 ans, entré le 2 avril 1894 (service de M. Hanot).
Pas d’antécédents héréditaires. — Personnellement, a présenté de nombreuses manifestations arthritiques. Ni syphilis, ni alcoolisme.
A 60 ans, bronchite permanente, le malade tousse et crache sans cesse. Perte de forces, inappétence.
Le 25 mars 1894, paraît un essoufflement excessif provoqué par le moindre effort : vertiges, éblouissement, faiblesse extrême et anorexie ; toux pénible, quinteuse.
A son entrée : teint blafard, misère physiologique ; le malade est somnolent. La position assise donne des étourdissements.
Aucune lésion constatée expliquant ce mauvais état général.
Râles de bronchite, inspiration emphysémateuse ; sonorité partout. Toux fréquente et quinteuse, crachats abondants, pituiteux. R. 30.
Athérome de l’aorte et des artères. P. TD. T. 370,8 à 219,
Diagnostic porté : bronchite chronique et emphysème chez un athéromateux.
Le 2 mai, état stationnaire. Cachexie plus accusée.
Le 6, le malade, couché sur le côté droit, ne se plaint pas. Escharres sacrées, crachats teintés de sang, adhérents au vase.
Rte
Le 8, pleuro-pneumonie de la base droite. Crachats
rouillés, dyspnée accrue, prostration extrême. re
Le 15, ponction à à droite ramenant un liquide louche teinté de sang.
Le 21, mort dans le marasme, après crises d’étouffement.
Aulopsie. — Pleurésie droite avec épanchement (4 litre de liquide jaunâtre\, pseudo-membranes peu adhérentes entourant le lobe inférieur droit.
OEdème du lobe supérieur gauche et ermphysème du lobe inférieur. Quelques tubercules cicatrisés au sommet.
Consistance ferme du lobe inférieur droit, dont s’é-
coule du pus verdâtre, abondant à la coupe. Bloc caséiforme farci de cavités suppurées.
Au bhile, masse lardacée entourant complètement la bronche lobaire supérieure droite, englobant les ganglions. Masse conique à base vers le hile, et sommet dans l’intérieur du lobe supérieur. Le bourgeonnement de la tumeur a rétréci d’un tiers la lumière du canal.
Les bronches et vaisseaux se rendant au hile traversent cette masse fibreuse par places, lactescente à d’autres. Deux ganglions ont résisté à l’infiltration. Le nerf paeumogastrique droit se perd dans la tumeur. La tumeur repoussant la plèvre et le cœur se prolonge jusqu’à l’aorte. Volume de la tumeur égal à celle d’une poire de moyennes dimensions.
Histologie. — Stroma fibro-conjonctif abondant à larges faisceaux, parsemé de quelques cellules connectives et de nombreuses traînées de cellules épithéliales, tantôt
en boyaux pleins, tantôt en nappe à contours arrondis et sinueux.
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Cellules volumineuses, polyédriques, avec un gros | noyau. Cartilages respectés.
Le tissu néoplasique extra- -bronchique communique avec celui de la cavité des bronches en détruisant les
- Insertions des muscles aux cartilages.
Néoplasme bourgeonnant, irrégulier, obstruant en partie la lumière du canal.
On reconnaît par places l’épithélium cylindrique vibratile de la muqueuse.
Les travées épithéliales, près de la muqueuse, ont la disposition de culs-de-sac glandulaires juxtaposés.
Nombreux vaisseaux sanguins faits de capillaires dilatés.
Un ganglion en coupe ferait croire à un sarcome à
petites cellules dans sa région centrale, mais à la péri-
phérie on reconnaît les travées sinueuses et ramifiées de l’épithélium.
O8sERVATION IX (L. Lévy).
(Polype cancéreux de la grosse bronche droite. —Noyau cancéreux au sommet droit. — Ganglions envahis. — Compression des vaisseaux d’où thrombose.)
R..., 49 ans, entré le 5 juillet 1895 (Service de M. Hanot). A. H., nuls. — A. P. À 12 ans fluxion de poitrine dont il mit 6 mois à se remettre. Depuis, santé excellente jusqu’au début de 1895, où il fut pris detoux passagère, puis persistante sans fièvre, et sans hémoptysie. Perte des forces. Le 127 juin, il doit quitter son travail, toussant beaucoup et souffrant du côté droit. Sueurs abondantes pendant la nuit.
Se
Perte de connaissance durant 6 heures, avec teinte cyanolique du visage quelques jours avant son entrée à l'hôpital, De ce même jour, œdème d’abord à droite puis à gauche. |
Le 2 juillet, toute la partie supérieure du corps est le siège de cyanose, œædème et veinosités, avec prédominance à droite, surtout pour le bras, dont tous les segments sont gonflés. OEdème dur et douloureux. Déformation hippocratique des doigts.
Les membres inférieurs sont amaigris, sans trace d’œdème, l’abdomen a son apparence habituelle d’où contraste frappant avec la partie supérieure du corps.
Circulation veineuse intense sur le thorax, veines turgescentes pendant la toux. Les jugulaires sont saillantes et volumineuses. Yeux injectés. Lèvres et oreilles violettes.
Le malade couché sur le dos se meut avec peine.
Aucun trouble cérébral. T. 380,4.
Dyspnée R. 44% par minute ; toux quinteuse pro-longée. |
Matité au tiers inférieur du poumon droit. Absence de vibrations et de murmure vésiculaire dans toute l'étendue du poumon. Souffle rude dans la fosse sus-épineuse. Egophonie au tiers inférieur. Pas de succussion hippocratique. Pas de bruit métallique. P. 120, régulier. Bruits du cœur sourds.
Langue blanche, sale, dysphagie, légère constipation,
Le 3 juillet, nuit agitée. Pas de délire. R. 32, P. 120. T. 580,4.
Ponction évacuatrice de 1.450 grammes de liquide jaune citron.
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Crachats mousseux abondants. Pas de bacilles de Koch.
Le 8, l’œdème s’accentue encore. Le liquide se repro-
= duit à la base droite.
Le 15, somnolence, quelques étouffements.
Mort le 17 sans phénomènes saillants.
Autopsie. — 1.500 grammes de liquide dans la plèvre droite; 1.000 dans la gauche. OEdème de tout le poumon gauche ; pas de tuberculose.
À 4 cm. 5 du sommet, recouvert d’une coque mince de poumon d’apparence saine, se trouve un noyau dur, du volume d’une grosse noix, avec tendance au ramollissement au centre. |
Ganglions dans l’angle trachéo-bronchique gauche un peu tuméfiés. L’incision de la bronche droite montre à son origine une petite masse du volume d’une amande, J’obstruant complètement. C’est un polype libre dans une étendue de 2 centimètres qui, à travers toute la
paroi bronchique, communique avec le ganglion. Cette
tumeur se continue avec la tumeur décrite ci-dessus par les bronches et avec une masse du volume d’un œuf, située dans le médiastin antérieur enserrant la veinecave supérieure et le tronc veineux brachio-céphalique droit. Caillots anciens oblitérant presque le vaisseau d’où thrombose.
Il n'existe de tumeurs en aucun autre organe.
OEdème de la pie-mère. Pas de lésions cérébrales.
Histologie. — Alvéoles reconnaissables, renfermant les unes des cellules lymphoïdes, les autres des cellules épithéliales volumineuses, avec un ou plusieurs noyaux. On trouve aussi des alvéoles tapissés de cellules can-
ps
céreuses. La forme des cellules varie d’un alvéole à l’autre. Parfois ces cellules sont nettement cylindri-
ques avec interposition de cellules cylindro-coniques, et
de véritables cellules en massue. Ailleurs les cellules sont polyédriques par pression réciproque.
Dans la partie superficielle de la tumeur, stroma |
abondant fait de cellules conjonctives jeunes à noyau
allongé renfermant des boyaux cellulaires pleins avec 4
à 6 rangées de cellules polyédriques, enchevêtrées, à un ou plusieurs noyaux volumineux et protoplasma abondant. |
Caillot récent dans la veine, dont la tunique moyenne est envahie par les bovaux néoplasiques.
La tumeur de la bronche droite infiltre les tuniques muqueuse, sous-muqueuse et cartilagineuse. C’est un épithélioma végétant, à forme métatypique, à apparence de carcinome.
Les cellules du cartilage sont envahies par la néoplasie.
La surface libre du polype a un revêtement épithélial fait de 20 à 30 couches de cellules polyédriques ; au-
dessous sont des boyaux cellulaires, quelques-uns à type cylindrique.
O8sErvaTiON X (Bernheim).
(Cancer primitif du poumon gauche, les lésions les plus avancées siègent dans les grosses bronches au hile. Généralisation cancéreuse, Compression des gros vaisseaux.)
D..., 58 ans. Rien à signaler dans ses antécédents héréditaires et personnels.
Il y a quatre mois, toux, fièvre, oppression et difficulté
| 16 respirer. Depuis, le malade continue cependant son es jusqu’au 15 octobre où il s’alita. se
Entre à l'hôpital le 29 octobre. Apyrexie, toux conti. Fe | nuelle et insomnie, décubitus latéral gauche, Se œdème Re des jambes. À
Le malade, présentant tous les signes d’un épanche- ‘4
ment dans la plève gauche, on fait la ponction et l’on retire 3.080 cc. de liquide séreux.
Le cœur, dont la pointe se trouvait auparavant à droite du sternum, est revenu à sa place normale. Cependant il persiste de la matité et du souffle tubaire au sommes postérieur et antérieur gauche.
Le 8 novembre, la matité descend jusqu’au-dessous des fausses côtes; petit chapelet ganglionnaire sous la clavicule droite et dilatation marquée des veines du cou à droite, avec cyanose de la face. Voussure précordiale, on ue perçoit pas le choc du cœur. Silence respiratoire à gauche, souffle trachéal au sommet droit,
2 Le 9, œdème très Pis du bras et de la face, à
__ gauche.
20 Une ponction ramène 1.050 cc. de liquide hémorrha- 4 gique sans élément microbien.
Le 10, même état.
Le souffle s’entend dans toute la hauteur à droite et sous
la clavicule gauche.
: Le 15, œdème du cou et du bras gauche très aug- #4 menté. Voussure thoracique très accentuée. Le choc pré-
__ cordial n’est pas sensible. On retire de nouveau 1.100 cc. de liquide hémorrhagique. Mêmes symptômes jusqu’au 29 novembre. L’œdème
de la face est très prononcé, surtout à la joue et aux
paupières. Toujours décubitus dorsal gauche.
Mort le 1er décembre après une journée de coma. Autopsie (faite par le D' Hoche). — Symphyse pleu-
rale gauche, sauf à la partie inférieure où existe une
poche contenant 500 cc. de liquide hémorrhagique, grumeleux. Plèvres très épaiss'es. |
Poumon gauche de consistance ferme. Vers le hile, est une formation néoplasique infiltrant tout le médiastin à ce niveau et unissant entre eux le péricarde, la plèvre médiastine gauche et, par suite, les artères pulmonaires, les veines caves, les ganglions bronchiques, les grosses bronches et la trachée à sa partie inférieure.
Ses dimensions, par un plan perpendiculaire à laxe du corps, sont de 7 cm. sur 7 cm. au niveau du hile et en hauteur, la tumeur ne peut être délimitée.
La coupe montre que le néoplasme s’est infiltré autour des bronches et le long des vaisseaux et a poussé ainsi
des ramifications dans tout le poumon gauche. La pig-.
mentation anthracosique décèle les ganglions trachéobronchiques envahis par la tumeur, à aspect blanchâtre.
Le parenchyme pulmonaire droit et la partie indemne à gauche ne présentent que des lésions de congestion et d’œdème. Le péricarde, adhérent à la tumeur, renferme une quantité notable de liquide séreux. Sa surface interne est brillante, pourvue de son revêtement épithélial et soulevée par des traînées de tissu néoplasique qui s’est infiltré dans les vaisseaux lymphatiques.
Cœur chargé de graisse.
OEdème du tissu conjonctif formant le tissu cellulaire
des cavités thoraciques et abdominales surtout dans les
tuniques du tube digestif, presque dissociées par cette infiltration séreuse.
ie Foie congestionné, quelques nodules cancéreux dissé- D. minés.
- Envahissement cancéreux par voie rétrograde des
ganglions situés en arrière de la masse intestinale, jusqu’à la bifurcation de l'aorte et des ganglions rétro-péritonéaux.
À la surface externe du crâne, existe une petite excroissance de tissu encéphaloïde se continuant à travers . Pos (le frontal) jusqu’à une masse intracranienne dont elle provient.
Cette tumeur de 4 cm. de largeur sur 1 à 2 cm. d’é- 4 2 paisseur siège sur la dure-mère. Elle est développée __: autour du sinus longitudinal supérieur qui la traverse d’avant en arrière sans que sa cavité en soit intéressée. OEdème considérable sous-arachnoïdien.
Histologie. — Le raclage de la pièce fraîche montre un grand nombre d'éléments cellulaires cylindriques, parfois à cils vibratiles nets.
Même remarque pour les noyaux secondaires.
Les coupes des différentes parties de la tumeur et des noyaux secondaires montrent, dans la masse pulmonaire, de très petites cellules à type cylindrique et dans les noyaux secondaires des cellules plus volumineuses.
Aucune trace d’envahissement intra-alvéolaire dans le parenchyme pulmonaire. Les lésions sont celles de la + congestion et de l'œdème avec pneumonie catarrhale.