CHAPITRE IV
SYMPTOMATOLOGIE
En étudiant la symptomatologie de ces tumeurs malignes du pavillon de loreille nous avons été frappé par deux choses : | La tumeur au début.
L'ulcération caractéristique.
Il semble que dans chaque variété ces deux symptômes aient des allures peu franches qui permettent de les confondre. À priori c'est l'impression que lon a en jetant les yeux sur la plupart des traités généraux ou spéciaux dans lesquels la confusion domine sans donner à chaque symptôme sa valeur propre.
Aidé de nos nombreuses lectures et de quelques notions générales, nous allons nous efforcer de déméêler chaque signe en particulier en l’appliquant à la
variété qui lui convient,
Nous diviserons la symptomatologie en deux grandes périodes. La 1", période de début, avant l'ulcération. La 2°, l'ulcère déterminé.
Dans chacune d'elle nous examinerons Îles symp-
tômes propres aux {tumeurs qui nous intéressent.
1° Période de début avant l'ulcération.
A. EPITHELIOMA.
:). Symptômes objectifs.
La tumeur est en général sous forme d'un petit bouton ou d’une petite verrue qui siège sur le bord supérieur de lhélix ; cette petite verrue peut rester longtemps stationnaire ou arriver à faire saillie dans le Ussu cellulaire sous-cutané.
8). Symptômes subjectifs.
Is n'attirent pas lattention du malade qui éprouve simplement une gène, une sensation de chaleur.
En somme tout est sous la dépendance des maladies de la peau quand il siège aux alentours ou au niveau de la tumeur une petite plaque d’eczéma de psoriasis où d'impetigo,
v) Symptômes généraux.
Sont plus marqués. Chez les nerveux, émotifs, excitables l’agacement causé par le picotement constant dont le pavillon de l'oreille est le siège, peut influer sur la sensibilité générale et produire quel-
ques changements dans le caractère,
B. SaArcoME
1) Symptômes objectifs.
Le sarcome siège généralement au lobule de l'oreille. Il a la forme d’une petite tumeur arrondie de la grosseur d’un grain de chènevis à celle d’une noisette; sa consistance est ferme ou molle suivant que le tissu conjonctif est plus ou moins dense; sa couleur est pâle, jaune ou rosée, parfois bleue ou ‘violacée. IL est mobile avec la peau quand il siège dans son intérieur ou dans le tissu cellulaire souscutané. La peau glisse sur lui au contraire quand il s'élève sur le pavillon et qu'il à pris naissance dans
le cartilage (x).