‹ Tung pao. Toung pao (volume 3)Chapitre 30 sur 142 · TA A VARIETES · texte numérisé non relu

TA A VARIETES

intéressant Pidgin-English Dictionary, n’a pas voyagé dans l’Extrème Orient , et par suite, n’a pu tirer ses renseignements que de Chinois demeurant aux Etats- Unis; son mémoire ne donne donc pas les résultats d’une expérience qui pour être fructueux, ne s’obtiennent que par suite d’un long séjour dans les différents comptoirs étrangers de Chine, du Japon, des établissements du Détroit, des Indes Néerlandaises et par un contact prolongé avec les nombreux intermédiaires, qui sous le nom de compradores, de boys et de coolies, facilitent — c’est une façon de parler, — les relations entre Européens et indigenes. Le Dr. japonais /nouyé, de Berlin, fait une communication sur la dissidence des philosophes chinois sur la question de la nature humaine.

2e Séance. 4 Septembre. Le professeur O. Donner donne des explications sur les inscriptions découvertes sur les pierres levées et sur les rochers de l’Iénissei supérieur, qui ont donné à la Société Finlandaise d’Archéologie l'idée de prendre initiative de recueillir ces inscriptions et de les publier dans un but scientifique. La collection de ces inscriptions n'est pas encore terminée , mais cependant elle a fourni un premier travail du plus haut intérêt que le professeur Donner dépose sur le bureau.

M. de Vasconcellos-Abreü dépose sur le bureau, au nom de M. de Harlez, un mémoire sur le premier des livres canoniques chinois, le Y-King et une communication sur le Si-ming.

3e Séance. Jeudi 5 septembre. M. À.

Amirchanjanz présente une exposition sur divers dialectes de la branche turque de la famille linguistique ouraloaltaïque.

Le Séance. Dans cette séance, le Dr.

Schlegel, à propos du livre de M. Henry Lee sur le Vegetable Lamb of Tartary, lit d’après les sources chinoises le mémoire le plus importaut de la session: {he Shui-yang or « Watersheep»

in Chinese accounts from Western.

Asia and the Agnus Scythicus or Vegetable Lamb of the European mediaeval travellers.

M. Henri Cordier communiqne les renseignements qu'il a recueillis sur le même sujet pour son édition des Voyages du Frère Odoric de Pordenone au XIVe siècle et le Dr. Fr. Hirth ajoute dans

des termes que reproduit le Trübner’s Record, 3e S., Vol. I, No. 5: «that the chief value of the discovery consisted in the light it threw on the material used by Syrian manufacturers in certain textile fabrics mentioned in old Chinese records as the produce of the country of Ta-tsin. In his own researches regarding the ancient relations between China and the Roman Orient he had endeavoured to show that all the Chinese say about this industry referred to the dyeing, weaving, re-weaving, and embroidering works of the cities of Tyre, Sydon, and Berytos on the Phoenician coast, a district which in ancient commerce furnished a class oi articles of equal renown to Manchester goods of our own day. Since the Chinese records, in the face of the fact that about twenty different varieties of cloth were distinguished, must be regarded as an authority supplementing the accounts of classical authors in many important respects, every clue as to the materials used must be highly welcome. Of the principal texture reaching China from the market of Ta-tsin we learn that it consisted of silk, some kind of vegetable fibre, and» the down of the watersheep». The identification of the latter with camels wool was of great interest, and it would be a good subject to be taken in hand by à connoisseur of Syrian antiquities to find out how far the information preserved in Chinese records could be supported by classical or Western Asiatic research».

Christiania. M. Cordier lit une notice de M. Nocentini, de Florence, sur un voyage récent d’un diplomate japonais à travers l’Asie, qui rappelle singulièrement la relation du Chinois Tou Lichen envoyé en 1712 par l’empereur Kang-hi, pour visiter une branche de la famille tartare Tourgout, installée sur les bords de la Caspienne. M.

Cordier a lu son propre mémoire sur les Débuts de la Compagnie royale de Suède en Extrême Orient au XVIIIe siècle. Cette compagnie de Suède, constituée par une charte du roi Frédéric du 14% Juin 1731, éprouva de grands désastres à son début; son premier navire, le Frédéric-roi-de-Suède, fut saisi à son retour (1733) par des bâtiments hollandais dans le détroit de la

Sonde; son deuxième , la reine Ulrique- Eleonore fut encore plus malheureux à Porto-Novo en 1733 par suite des agissements des Anglais de Madras et des Français de Pondichéry; la charte de la Compagnie de Suède, renouvelée quatre fois, et en particulier en 1806, ne fut plus continuée après 1814. M.

Paul Boell a traité de la question du Chang-Ti et a présenté quelques observations sur lorthographe des mots chinois.

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