SCÈNE XII IjiWiUvv
Frontin, seul
Je ne manque pas d'occupation, Dieu merci. Il faut que j'aille chez le traiteur ; de là, chez l'agent de change; de chez l'agent de change au logis; et puis il faudra que je revienne ici joindre M. Turcaret. Cela s'appelle ce me semble, une vie assez agissante ; mais patience, après quelque temps de fatigue et de peine, je parviendrai enfin à un état d'aise: alors quelle satisfaction! quelle tranquillité d'esprit! je n'aurai plus à mettre en repos que ma conscience* ^i ' "
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<^ 1 ^^^^(1^^ ^%ONNE. Eh bien, Frontin, as-tu commandé le
.se^^r ? Fera-t-on grand'chère ?
^^ Frontin, à la baronne. Je vous en réponds, madame ;
/ 1^5 demandez à Lisette de quelle manière je régale pour mon
fr y^ compte, et jugez par là de ce que je sais faire lorsque je
y régale aux dépens des autres.
Lisette, à la baronne. Il est vrai, madame ; vous pouvez vous en fier à lui.
lo Frontin, à la baronne. M. le chevalier m'attend : je vais lui rendre compte de l'arrangement de son repas, et puis je viendrai ici prendre possession de M. Turcaret, mon nouveau maître. (^11 sort.)
U-^^f^^ ' ^ ' SCÈNE II
^Ji/^ La Baronne, Lisette
15 Lisette. Ce garçon-là est un garçon de mérite, madame.
La Baronne. Il me paraît que vous n'en manquez pas, vous, Lisette.
Lisette. Il a beaucoup de savoir-faire. 20 La Baronne. Je ne vous crois pas moins habile.