ACTE I, SCENE II
Marine.
Que je sens vivement son affliction, Frontin,
Frontin.
C’en est donc fait, madame, vous ne verrés plus M. le chevalier. La honte de ne pouvoir payer ses dettes va l’écarter de vous pour jamais; car rien n’est plus sensibje pour un enfant de famille. Nous allons tout à l’heure prendre la poste.
La Barone.
Prendre la poste, Marine.
Marine.
Ils n’ont pas de quoy la payer.
Frontin.
Adieu, madame.
La Barone, tirant son diamant.
Attends, Frontin.
Non, non; va-t’en vite lui faire réponse.
La Barone, donnant le diamant à Frontin.
Ho 1 je ne puis me résoudre à l’abandonner. Tiens, voilà un diamant de cinq cents pistoles que M. Turcaret m’a donné; va le mettre en gage et tire ton maître de l’affreuse situation où il se trouve.
Frontin.
Je vais le rappeler à la vie. Je lui rendray
TU RCARET
compte, Marine, de l’excès de ton affliction.
[U sort.)
Marine.
Ah! que vous êtes tous deux bien ensemble, messieurs les fripons!