‹ Turgot, sa vie, son administration, ses ouvragesChapitre 2 sur 41 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Je publie cet ouvrage tel qu'il a été soumis à Tappréciation de TA cadéraie des sciences morales et politiques, dans le concours de 1859. J'ai seulement modifié c ertains passages, d'après les observations qu'ont bien voulu m'adresser quelques membres de l'Académie qui avaient dû prendre connaissance de mon travail, et essayé de combler le vide signalé par M. le rapporteur. Je n'ai rien retranché, mais j'ai ajouté l'appendice.

Il est si difficile à un auteur placé en dehors de toute camaraderie, éloigné de la capitale, et aussi peu habile que peu habitué à solliciter les bonnes grâces de la critique ou simplement son avis, d'en faire parler les organes, que je n'ai pas cru abuser de mon droit en reprodui sant ici la partie du rapport de M. H. Passy qui concerne mon livre : « Le mémoire inscrit sous le n"* 2, portant pour épigraphe : // avait le cœur de l'Hôpital

Il AVERTISSEMENT.

et la tête de Bacon, est un travail mieux ordonné (que le mémoire n** 1). A Içi vie privée et administrative de Turgot succède Texamen de ses œuvres scientifiques. L'auteur les apprécie successivement, en réservant pour la fin la partie économique. Philosophe érudit et éclairé, il arrive, en examinant les théories générales de Turgot, exactement aux mêmes conclusions que Fauteur du mémoire n** 1 . Son travail est excellent. Ses appréciations en matière économique sont généralement saines et ingénieuses. Peut-être, cependant, n*a~t-il pas tenu suffisamment compte de rinfluence exercée sur les conceptions de Turgot par le système du docteur Quesnay et de Técole physiocratique. En retraçant la vie de Turgot, lauteur, qui Ta suivi au collège, dans ses premiers emplois, dans son intendance, au ministère, a jeté par ses recherches beaucoup de jour sur l'homme, son caractère et ses actes. Comme Fauteur du mémoire nM , il a exposé les projets politiques de Tui^ot, jugé la partie de ses vues, examiné l'opportunité de ses tentatives, apprécié les obstacles de toute nature qu'il a rencontrés et devant lesquels il a échoué. La justification des desseins et des efforts de Turgot est dans la révolution française, qui éclata avec fougue, précisément parce qu'on repoussa avec une égoïste imprévoyance les réformes

Page 1