LE MARTIN -PECHEUR
Cet oiseau, du groupe des syndactiles, cinquième sous-ordre des passereaux, a la grosseur du moineau.
Chez les Grecs, il était connu sous le nom d'alcyon.
On le distingue particulièrement à son bec, très-long, de couleur noire et orange, à trois angles, et droit, à sa queue et à ses ailes courtes, et à ses petites pattes, où le doigt du milieu est réuni avec le latéral.
On le trouve à la Nouvelle-Guinée.
Son plumage, composé de teintes bleues, vertes, rousses et blanches, est parsemé quelquefois de taches blanches sur le fond bleu, qui domine.
Les martins doivent leur surnom à leur habileté à prendre le poisson, qui est leur nourriture de prédilection ; cependant ils vivent aussi de mollusques et de vermisseaux, quand ils ne peuvent trouver mieux.
Tantôt ils rasent l'eau, comme les hirondelles, afin de surprendre le poisson, tantôt on les voit, perchés sur une branche, qu'ils choisissent ordinairement dénuée de feuillage, attendre patiemment qu'un poisson se montre à la surface de la rivière, et se précipiter, aussitôt qu'ils l'aperçoivent, avec la rapidité de la (lèche, sur leur proie, dont ils se sont bientôt emparés.
Dans la saison d'hiver, quand les rivières sont gelées, on les aperçoit se glisser sous la glace pour y aller saisir le poisson, dont ils sont très-friands. ' Cette témérité cause souvent leur mort.
La femelle du martin-pêcheur ne se donne pas la peine de construire un nid ; lors de la ponte, elle dépose ses œufs dans un trou, sur le bord du rivage.
Il y a encore d'autres espèces de martins-pêcheurs : le crabier, le gros-bec, le pie, le huppé, la coiffe-noire, le collier-blanc, etc; mais celui qui vient d'être décrit est le plus grand de son genre.
Tmp .Becimet à Par.