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LES FILETS

Le ület maigre s'utilise dans une multitude de cas, et surtout dans l’intérieur des tableaux pour séparer verticalement les colonnes.

Le filet demi-gras sépare horizontalement les têtes de tableaux.

Le filet gras et le filet double-maigre sont destinés à séparer d’une manière plus tranchée, plus apparente, telle colonne de telle autre.

Le filet de cadre, comme. son nom l’indique, sert à encadrer les tableaux, les couvertures et certains travaux de ville.

Le filet azuré s'emploie dans les titres commerciaux ou financiers, comme les effets de commerce, les obligations, les actions, et même les simples reçus, pour y recevoir l’énonciation d’un nombre soit en chiffres, soit en toutes lettres.

Le filet pointillé, tiré très-léger, s'utilise dans les travaux de ville, les factures par exemple, pour simuler et remplacer la réglure.

Le filet tremblé, dont l'usage est presque abandonné aujourd’hui, se trouvait en tête des livres ou des chapitres, placé sous le titre courant, qu’il remplaçait quelquefois.

Les filets anglais et les filets ornés sont trèsvariés et trouvent leur emploi dans les travaux de fantaisie, parfois aussi dans les titres.

LES PONCTUATIONS

Il ne peut être question ici de la ponctuation que sous le rapport typographique. L’élève devra recourir aux grammaires et aux dictionnaires pour en apprendre les règles compliquées et variables; car, nous dit avec raison M. Fournier, de toutes les opérations grammaticales, la ponctuation est celle qui avoisine le plus le domaine de la Typographie Il devra en être de même pour l’accentuation.

Toutefois nous dirons que les ponctuations, dans la langue française, sont au nombre de six :

1. On consultera avec avantage, sur cette question et beaucoup d’autres encore, l’excellent Traité de la Typographie , par Henri Fournier, 3* édition.

LES PONCTUATIONS

La virgule (,) est, de toutes, celle qui a le moins de valeur ; elle marque les pauses ou temps d’arrêt les plus faibles dans le discours; elle peut être comparée à ce qu’on appelle en musique un silence.

Le point-virgule, ou petit-què (;), dont la valeur vient après celle de la virgule, marque une pause légèrement plus prononcée; il indique les différents membres d’une phrase, les parties d’une période, et précède ordinairement les conjonctions or, mais, car.

Le deux-points, ou comma ( : ), se place devant une allocution , une énumération , une réflexion ou une citation.

Le point (.) a plus de valeur qu’aucune autre ponctuation : il indique la fin d’une phrase et le complément du sens. On le fait toujours suivre d’une grande capitale, excepté toutefois quand ori l’emploie comme signe d’abréviation, dans les notes, les tables, et dans les mots liv., chap., fr., etc.

On indique une lacune ou une suspension dans le discours par un certain nombre de points consécutifs, trois ou cinq au moins, et quelquefois par une ou plusieurs lignes de points ; dans ce dernier cas, et selon l’étendue de la justification, on les écarte d’un cadratin ou d’un demi-cadratin.

La valeur du point d’interrogation (?) et du point d’exclamation (!) s’indique suffisamment par leur

LES PONCTUATIONS

qualification. L’un et l’autre se placent ordinairement après un sens terminé, et sont suivis d’une capitale. Cependant il est certains cas où ces ponctuations se mettent à la fin de simples membres de phrase; alors il ne faut pas de capitales après elles.

Toutes les ponctuations, le point excepté, doivent être détachées de la lettre par une espace d'un point ou d’un point et demi, selon l’espacement général de la ligne ; le deux-points se place presque au milieu du blanc.

On peut voir plus haut, page 3â, ce que nous avons déjà dit à ce sujet.

Il est regrettable que, de nos jours, on perde l’habitude de placer une espace fine avant la virgule, c’est là une fâcheuse innovation.

LES SIGNES

La typographie emploie certains signes dont il est bon que l'élève connaisse la forme et l'usage; nous les réunissons ici :

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