RENVOI OU APPEL DE NOTE
C’est un chiffre intercalé dans le texte et qui appelle une note portant le même chiffre, placée au bas de la page ou à la fin du volume.
Autrefois on se servait de chiffres du corps (1), ou d'astérisques entre parenthèses (*), ou même de lettres italiques ( a ). Aujourd'hui on préfère le chiffre supérieur sans parenthèses, à qui l’on peut reprocher de n’être pas assez apparent peut-être.
Certains ouvrages comportent des notes de diverses catégories, et même des notes de notes; dans ce cas on adopte plusieurs genres de renvois, pour prévenir toute confusion.
VERSET (ÿ) RÉPONS ( Jj) )
Ces signes ne servent que pour les livres liturgiques, tels que les missels, les bréviaires, les paroissiens, les ordos.
Indépendamment des signes que nous venons d'indiquer, il y a les signes d 'abréviations et les signes de corrections ; on les trouvera aux chapitres qui leur sont particuliers.
Les anciens manuscrits contenaient un assez grand nombre d’abréviations; elles avaient pour objet de donner aux scribes la facilité d’établir des lignes d’une longueur à peu près uniforme : on retranchait certaines lettres d’un mot, ou on le complétait, selon la nécessité, afin que les lignes fussent contenues dans un cadre déterminé.
A l’origine de l’imprimerie, pour une raison analogue, les exigences de la justification firent conserver en grande partie ces abréviations; dans le latin, par exemple, on figurait la conjonction que par la lettre q suivie d’un point-virgule; on imprimait ubiq., pour ubique; ce qui a fait donner et conserver môme à cette ponctuation le nom de petit- que.
En poésie, il existe deux genres d'abréviations : l'une, qu'on nomme apocope, qui consiste à retrancher une lettre â la fin d'un mot, comme dans Versaille, Londre, encor, je voi, etc. : ainsi grand,'mère , grand'messe, sont des apocopes; l'autre, qui a pour effet de retrancher une lettre au milieu d'un mot, comme dans i'avoîirai, nous joûrons, dènoiment, gaîté, etc. Celle-ci s'appelle syncope.
Dans les dictionnaires et les livres spéciaux qui traitent des sciences ou des arts, tels que la médecine, l’algèbre, la chimie, la géométrie, on rencontre de nombreuses abréviations conventionnelles qui leur sont particulières; elles réduisent un ou plusieurs mots à une syllabe, à une seule lettre ou même à un seul signe. Aussi n’existe -t-il pas de règles fixes à leur égard , en raison du nombre considérable de mots qui peuvent être abrégés; mais on s’attache à respecter le radical du mot, afin qu'il conserve sa physionomie et soit toujours reconnaissable. Voici la manière d’abréger les mots qui se présentent le plus communément :