‹ TypographieChapitre 45 sur 46 · A K É PA B T IB · texte numérisé non relu

A K É PA B T IB

TÊTES

B LUC TOT 1 L A HÉ P A K Tl H

TÊTES

cioéros.

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Cicéron.

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APPENDICE

TÊTES, même proportion que pour les fonds.

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COMPOSITEUR

Ce Vocabulaire esl le complément indispensable de ce pelit Traité. Il sera nécessaire d’y avoir recours, parce qu’il contient une quantité de mots et de détails que l’élève doit connaître, et qui n’ont pu toujours trouver place dans le cours de ce travail.

Abréviations. — Signes par lesquels on supplée à un mot, à une phrase.

Additions. — Notes très-succinctes, qui se placent à la marge extérieure des pages, hors de la justification et sans renvoi. Elles se font en très-petit caractère, sans interlignes, et se placent en regard du texte auquel elles se rapportent ; parfois elles ne se composent que d’un millésime ou d’une date. L’avantage de ces notes est, au point de vue de la facilité qu'elles offrent pour les recherches, incontestable, surtout dans les livres d’histoire ; néanmoins l’usage en est presque perdu aujourd’hui. On leur donne aussi le nom de manchettes.

Addition se dit également pour signifier un ajouté soit à l’épreuve, soit au manuscrit. Il y a une addition de plusieurs feuillets de manuscrit à telle feuille.

Aïs. — Espèces de plateaux formés do planches de sapin ou de chêne réunies par deux traverses, sur lesquels on desserre les formes dont le texte doit être conservé. Il y a des plateaux de format carré , raisin et jésus.

Ajouté. — Partie do manuscrit intercalée après coup soit sur la copie , soit sur l’épreuve.

Alignement. — L’alignement est vertical ou horizontal. Les chiffres qui doivent être additionnés, les vers de môme mesure sont alignés verticalement ; les caractères qui diffèrent d’œil ou de corps sont alignés horizontalement dans leur partie inférieure à l’aide de parangonnages.

Alinéa. — Mot qui veut dire à la ligne, aussi l'alinéa est- il toujours renfoncé d’un cadratin. Il peut être considéré comme un signe de ponctuation plus fort que le point, parce qu’il marque dans le discours un temps d'arrêt plus prolongé. Dans les grandes justifications, on a pris, avec raison, l’habitude de le renfoncer de deux et même de plusieurs cadratins. En poésie, dans les vers de mesure régulière et suivie, l’alinéa s’indique par un cadratin ; mais il est préférable de le faire sentir par une ligne de blanc. Dans ce cas, on se dispense de renfoncer le premier vers.

Aparté. — Mot emprunté du latin. Dans les pièces de théâtre , ce sont les paroles prononcées par un acteur de manière à n’ètre entendues que du public, et qu’on suppose ne pas l’être des acteurs. — L’aparté fait partie des jeux de scène et, comme eux, se compose en italique ou en petit caractère parangonnô.

Apostrophe. — Signe de l’élision. Les mots de la langue française qui s’élident et prennent l’apostrophe sont : les articles la, le; les pronoms personnels je, me, te, se; le pronom démonstratif ce ; la préposition de ; la conjonction que ; les adjectifs et adverbes quelque , jusque , lorsque , puisque, quoique, etc. L’i de la conjonction si s’élide devant le pronom il. Il est d’autres élisions admises, telles que celle de l’adjectif féminin grande dans les exemples suivants : .grand' chambre , grand' chose , grand’eroix , grand’garde , grand’ mère , grand’messe , grand’ rue, grand’ tante , etc.

La configuration de l’apostrophe est exactement semblable à celle do la virgule ; la place qu’elle occupe dans le texte établit

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la différence qui seule la distingue de cette dernière ; la virgule, a sa place à la partie basse des lettres ; l’apostrophe , au contraire, en occupe la partie haute, comme les lettres supérieures. Elle se place, sans espace, dans le mot élidé. On ne doit jamais diviser un mot après une apostrophe , excepté toutefois dans les derniers exemples ci-dessus : grand'mère , grand’croix , etc.

Appel de note. — Le chiffre ou la lettre placée dans le texte pour renvoyer à la note correspondante.

Approche. — Le blanc que chaque lettre porte avec elle pour la séparer légèrement d'une autre lettre.

Assortiment. — Police partielle, plus ou moins importante, qui a pour objet de compléter un caractère. Voir lu mot Police.

Banque. — On appelle ainsi la paye des ouvriers. — Livre de banque; faire la banque.

Barre du châssis. — Celle qui le divise en deux parties, parfois inégales, et aux extrémités de laquelle on a pratiqué une mortaise, pour recevoir les pointures dans les tirages à la presse manuelle.

Bécueveter. — Imposer tète à tète, ou tète bêche.

Belle page. — La page de droite dans un livre ouvert. — Tomber en belle page : combinaison de la mise en pages qui consiste à terminer un chapitre ou une division quelconque de l’ouvrage en page paire, de manière à commencer le chapitre suivant à la page impaire.

Bilboquet. — Petit travail sans importance, facture, adresse, etc.

Biseau. — Tringle de bois de longueur indéterminée qui s’amincit graduellement d’une extrémité à l’autre, et qu’on emploie pour serrer les formes.

Blancs. — Dans les garnitures, on distingue les petits et les grands blancs : les uns comprennent les fonds et les têtes ; les autres donnent les marges extérieures et de pied.

VOCABULAIRE

Blanchir. — Augmenter le nombre des interlignes, des lignes de cadrats, ou des plombs de garnitures, pour obtenir plus de blanc.

Bloc. — Pièce quadrangulaire, en plomb ou môme en bois, propre à supporter et à fixer les clichés dans les châssis.

Bloquer. — Remplacer provisoirement une lettre par une autre de même épaisseur : dans ce cas, et par exception, la lettre doit être placée le cran dessus.

Bois.. — Les biseaux, les réglettes, les coins qui entrent dans l’établissement des garnitures.

Bois gravé. — Dessin, vignette, cul-de-lampe, tout sujet gravé sur buis qui se place soit dans le texte, soit en dehors.

Bois habillé. — Celui qui est entouré de texte sur une ou plusieurs de ses faces.

Boiteuse. — Se dit d’une colonne plus courte que celle qui y correspond.

Bourdon. — Omission faite, en composant, d’un ou de plusieurs mots, d’une phrase, d’un alinéa.

Brochure. — Ouvrage de peu d’étendue, qui ne forme qu’un petit nombre de feuilles. — On entend également par ce mot le travail du brocheur.

Cahier. — Fraction d’une feuille qui est composée de plusieurs cartons.

Câler, cà lance. — Manquer de travail pour une cause accidentelle.

Carton. — Quatre pages imprimées ou quatre pages do composition, quel que soit le format, l’in-folio et l’in -4° exceptés.

Casseau ou Bardeau. — On donne ce nom à une casse dont les proportions sont beaucoup plus grandes que celles d’une casse ordinaire, et dans laquelle on survide les sortes surabondantes ou provisoirement inutiles; il en résulte que, selon

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la nature des travaux , certains cassetins sont remplis tandis que d’autres sont complètement vides; aussi attache-t-on ordinairement au mot bardeau l’idée de quelque chose d’incomplet. On dit qu’une casse est bardeaude lorsqu'elle est mal assortie et hors d’état de servir.

Chargée. — Se dit d’une épreuve qui comporte de nombreuses corrections. On dit : Cette épreuve est très -chargée.

Chasser. — Jeter des blancs, ou employer un caractère plus fort pour arriver à produire un nombre do lignes ou de pages plus considérable, sans augmentation de texte.

Châssis. — Cadre en fer servant à l’imposition des formes. Il en existe de diverses dimensions, selon les formats.

Chemise. — Couverture do papier de couleur, non imprimée, dont on recouvre une brochure do peu de feuilles, ou même un volume.

C n e v a o c h a g e. — Alignement défectueux des lettres, qui se produit plus particulièrement à l’extrémité des lignes, quand les formes sont mal serrées.

Chiffres. — Il y en a de diverses sortes : arabes, romains, supérieurs, italiques. — Chiffre : Fleuron du libraire ou do l’éditeur.

Citations. — Extraits d’autres ouvrages. Elles se composent soit dans le caractère de l’ouvrage, avec guillemets, soit en caractère plus petit, soit en italique quand elles ont peu d’étendue.

Clic h âge. — Procédé qui consiste à solidifier, en la fondant d’une seule pièce, une page de composition qui contient parfois plusieurs milliers de lettres.

Cliché. — Une page quelconque, un fleuron, un bois gravé, reproduits par le clichage.

Coins. — Petits morceaux de bois rectangulaires, à l’aide desquels on serre les formes.

VOCABULAIRE

Colonne. — Partie d’une page, d’un tableau, qui comporte plusieurs colonnes séparées ou non par des filets. Les dictionnaires, index, etc., se composent à plusieurs colonnes.

Compositeur. — Nom donné à l’ouvrier qui assemble les lettres dans le composteur. — Ailleurs que dans uno imprimerie le mot compositeur n’exprime qu’une idée incomplète et demande un complément. Il n’est pas rare de voir certaines personnes se demander s’il s’agit d’un compositeur musicien ou d’un compositeur de... quoi ? D’autres appellent improprement tous les compositeurs des protes. On aurait très-bien désigné le compositeur d’imprimerie par la mot typothèle (du grec vOito ;, caractère, et TÎOr.ixt, poser), qui se rencontre dans la plupart des historiens de la typographie, il était plus bref et plus significatif que compositeur d’imprimerie. Son étymologie, un peu prétentieuse, l’aura peut-être fait abandonner.

Conscience. — On appelle hommes de conscience les ouvriers payés à la journée, et non selon la quantité de travail qu’ils produisent, parce qu’ils sont considérés comme occupant leur temps consciencieusement.

Conservation. — Partie de matériel de composition mis en réserve, en vue de réimpression. On conserve en formes, en paquets, en armoire ou sur des ais.

Conserver. — Mettre en réserve après tirage, au lieu de distribuer.

Copie. — Le manuscrit ou la réimpression que reproduit le compositeur.

Coquille. — Substitution d’une lettre à une autre. Voir page 04. On appelle également coquille une sorte de papier collé, employé surtout pour la correspondance, les factures, etc.

Correcteur, Correction, Corriger. — Voir page 104.

Corrige u r. — Nom donné au compositeur chargé d’exécuter des corrections sur le plomb , pour le distinguer du correcteur qui corrige les épreuves.

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Couchées. — Lettres inclinées, hors d’aplomb, et qui, pour cette cause, sont illisibles au tirage.

Coulisse. — Planchette mobile d’une galéc spéciale, dite à coulisse, sur laquelle on place la page de composition pour la faire glisser sur le marbre.

Cou po ir. — Outil à couper les lames de filets ou les interlignes sur une longueur voulue.

Couve rtu r e. — C'est l’enveloppe du volume. — Voir les conditions dans lesquelles elle doit être éta 1 lie, page 145.

Cran. — Petite entaille que porte chaque lettre, indiquant le sens dans lequel elle doit être placée dans le composteur; le nombre et la disposition des crans varient , pour qu’on puisse distinguer les caractères de même force et en éviter le mélange.

C rénée. — Lettre dont l’œil dépasse le corps et fait saillie dans certaine partie. Ce genre de lettres se rencontre plus particulièrement dans l'italique.

Débloquer. — Retirer une lettre placée provisoirement et y substituer celle dont elle tient la place.

Décognoir. — Morceau de bois ou de fer, aminci à l’une de ses extrémités, qui sert k serrer et à desserrer les formes.

Défets ou Défects. — Exemplaires incomplets ou défectueux qui restent après le brochage entier de l’édition d’un livre.

Dégarnir. — Enlever toutes les parties de la garniture pour en débarrasser les pages. En dégarnissant pour mettre les formes en distribution, on enlève les lignes de pied, de tête, les titres, notes, sommaires, etc.

Deleatur. — Nom latin du signe de correction indiquant une suppression.

Dé pâtisse r. — Composer et distribuer les pâtés.

Désinterligner. — Enlever les interlignes d’une composition. A cet effet, on la met dans une galée, et, à l’aide de la pointe, on retire successivement chacune des interlignes.

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Desserrer une forme. — Faire rétrograder les coins au moyen du marteau et du décognoir.

Détransposer. — Replacer dans leur ordre naturel des pages ou des lignes transposées.

Diable. — Un des cassetins de la casse réservé pour y placer les lettres gâtées et hors de service.

Distribuer, Distribution. — Action de détruire la composition. Voir page 61.

Division. — Signe qui sert à couper les mots à la fin des lignes. Voir page 35. — Division d’une forme : opération consistant à séparer en plusieurs parties un môme texte destiné à être imprimé en diverses couleurs.

Doubler. — Rejeter le dernier mot ou la dernière syllabe d’un vers au bout du vers qui précède ou qui suit. — Doubler une composition, c’est la faire une seconde fois.

Doublon. — Un mot, une phrase, un alinéa que, par mégarde, on a reproduit deux fois dans la composition.

Échelle. — Signe de correction indiquant la manière dont un remaniement de plusieurs lignes doit être opéré.

Embaucher. — C’est admettre un ouvrier dans les ateliers. Il n’appartient qu’au prote ou au chef d’atelier d'embaucher des ouvrière.

Empaqueter. — Action d’envelopper de papier les paquets d’une composition que l’on veut conserver.

Encart. — Dans les feuilles do formats divisibles par cahiers, comme l’in-12, l’in- 1 8 , etc., on appelle ainsi un carton simple ou double, qui peut se détacher pour être intercalé au centre du cahier principal.

Encarter. — Mettre un encart à sa véritable place.

Épigraphe. — Citation courte, extraite d’un écrivain, d’un poète, ou quelquefois du livre même qu’on imprime, et qui résume

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l’esprit dans lequel ce livre est écrit. Elle se place au titre , à droite de la justification, et ne peut en occuper que le tiers ou la moitié. On la compose indifféremment en sommaire ou en alinéa; le caractère en doit être beaucoup plus petit que celui de l’ouvrage.

Éprecves. — Voir pages 81 et 83.

Erratum, Errata. — Rectification des erreurs ou des fautes qui ont pu être commises à l’impression ou par l’auteur. Erratum no s’emploie que lorsqu'il n’y a qu'une seule faute à relever.

Espace n. — Action de mettre des espaces entre les mots, ou des interlignes entre les lignes d'une page ou d’un titre.

Espaces. — Le blanc qui sépare les mots. Voir page 18.

Étoile. — Voir au chapitre des Signes , page 123.

Fantaisie. — On appelle ainsi les travaux dont la disposition est peu usitée ou capricieuse. On dit aussi d’un caractère qui s’éloigne des formes classiques : c’est un caractère de fantaisie.

Faux titre. — Avant-titre, qui occupe le centre do la première page d’un livre, et précède le grand titre, dont il est l’abrégé. Quand l’ouvrage comporte plusieurs volumes, on y ajoute la tomaison. Il arrive parfois qu’on sépare les grandes divisions d’un livro par un faux titre ; il porte alors le titre propre à cotte division.

Feuille. — Unité typographique quant à la composition et au tirage. Une feuille in- i", une feuille in- 18.

Feuillet. — Deux pages imprimées recto et verso, quel que soit le format; ce mot s’applique aussi aux feuillets de manuscrit.

Feuillet de réclame. — Le feuillet de copie qui termine une feuille et en commence une autre, et où l’on a dû indiquer la réclame.

Filets. — Lames de métal dont l’œil donne à l’impression une ou plusieurs lignes droites, et qui servent à encadrer les ta-

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bloaux, à séparer les colonnes, à ornor les couvertures. 11 y en a de plusieurs sortes : les filets de cadre , maigres , doublemaigres, gras, demi-gras, ombrés, azurés; ils sont fondus sur des forces de corps qui varient de deux à six points. On nomme aussi filets de petits ornements qui servent à séparer les titres ou le texte, et à indiquer la fin des chapitres. Il y a le filet simple, le filet orné, le filet anglais, etc. Voir page 118.

Filet tremblé. — Petite vignette fondue sur corps sùv, qui se compose comme la lettre, et figure une espèce de feston; il n’est plus guère employé aujourd’hui.

Fleuron. — Espèce d’ornement gravé sur bois ou sur cuivre, ou cliché , qui trouve sa place dans les titres ou dans les blancs à la fin des chapitres ; il y en a de toutes proportions ; ils ne sont pas établis sur des forces de corps régulières.

Folio. — Chiffres placés en tète des pages pour indiquer leur numéro d’ordre. Lorsque les pages portent des titres courants , le chiffre pair sc place à l’angle droit de la page recto, et le chiffre impair à l’angle gaucho de la page verso. En l’absence de titre courant, ce chiffre se place au centre de la justification, au milieu de deux moins — 128 — ou encore entre parenthèses ( 347 ). — Voir page 79.

Fonctions. — Expression par laquelle on désigne tout ce qui n’est pas composition. Faire des fonctions, c’est corriger, imposer, ranger, etc.

Fond (Blanc de). — Partie des plombs ou des bois de la garniture qui forme la marge intérieure des pages.

Format. — Le format d’un livre est déterminé par le genre et le nombro de plis donnés à la feuille de papier. Chaque format doit son nom îi la quantité do feuillets contenus dans une feuille, ou h la moitié de cette quantité. Ainsi l’in-folio renferme deux feuillets ou quatre pages, l’in-4° quatre feuillets ou huit pages, et l’in-8° huit feuillets ou seize pages, etc:

Forme. — La moitié d’une feuille de composition impi ée dans

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un châssis, ou encore toute composition complète contenue dans un seul châssis.

Frappe. — Collection des matrices qui composent un caractère complet.

Frontispice. — Le titre principal, le grand titre d’un livre, qui se place au commencement du volume ; il est ordinairement précédé d’un faux titre.

Fumé. — Épreuve d’un poinçon gravé, qu’on obtient en présentant celui-ci à la flamme d’une bougie qui le noircit, et dont on prend empreinte sur une carte lisse. — Se dit aussi de l’épreuve d’un bois gravé obtenue à l’aide du brunissoir. Cette épreuve doit être consultée par l’imprimeur lors de la mise en train.

Gagner. — Par opposition à chasser. Tel caractère, tel manuscrit gagne sur tel autre, lorsqu’il produit moins de lignes et fait gagner des pages.

Galée a coulisse. — Outre la galéo dont nous avons parlé, il en existe d’une forme particulière, nommée jjra lée à coulisse. Bordée d’un troisième tasseau qui ferme l’angle supérieur de droite, elle sert pour les pages in-folio et in-i°. Le corps de cette galéo est formée de deux planchettes, l’une fixe, l’autre mobile, maintenue entre deux rainures qui font coulisseau. C’est sur cette partie mobile, pourvue d’une poignée, qu’on place la composition. Pour imposer, on retire la coulisse comme un tiroir, et l’on fait glisser la page sur le marbre.

Galvano. — Nom qu’on donne aujourd’hui à un cliché obtenu par la galvanoplastie.

Garde. — Feuillet blanc qui précède le titre ou qui suit la table, entre la couverture et le volume.

Garnir. — Entourer les pages des garnitures en plomb ou en bois qui servent à les maintenir dans le châssis.

Garnitures. — Plombs fondus systématiquement pour remplir lCw intervalles qui séparent les pages d’une forme ; ils déter-

minent et représentent les marges du papier. Quand on dit la garniture d'une feuille, on entend par là l’ensemble de toutes les pièces qui la composent. Voir page 86.

Habillage. — On appelle ainsi l’opération qui consiste à entourer un bois gravé ou un cliché d’une partie du texte, remanié à cet effet sur une justification arbitraire et selon la forme de ce bois. Dans les ouvrages illustrés, où les bois se présentent fréquemment, s’il s’en trouve un en page paire et un autre en page impaire, il faut, autant que possible, faire en sorte qu’ils tombent en regard et placer chacun d’eux do telle sorte qu’il confine à la grande marge.

Hauteur ou Hauteur en papier. — C’est la hauteur comprise depuis le pied de la lettre jusqu’à la superficie de l’œil. A Paris, elle est identique pour tous les caractères ; à Lyon, les caractères ont environ u'i millimètre de plus.

Ibidem. — Mot latin dont on se sert pour éviter de répéter le passage ou le titre d’un ouvrage qui vient d’ètre cité.

Idem. — Mot latin qui s’applique d’une manière analogue au nom d’un personnage ou d’un objet. Ce mot et le précédent se mettent en italique, et jamais en tète d’une colonne de notes.

Illustrations. — Ce mot désigne les gravures sur acier ou sur bois qui accompagnent un livre, et figurent hors du texte ou dans le texte même.

Imposition. — C’est une des fonctions du metteur en pages ou de l’homme de conscience. Voir page 8G.

Intercalation. — Addition d’un mot, d’une phrase, d’un passage, d’un feuillet dans un texte manuscrit ou imprimé. — On appelle aussi intercalation un carton ou une demi-feuille qui, faisant partie ou non d’une feuille, trouve place dans cette feuille.

Intercaler. — C’est comprendre dans l’imposition d’une fouille un quart ou une demi -feuille qui en fait ou non partie. Dans ce cas, on impose ordinairement de façon que l’intercalation

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se rencontre au centre de la feuille , et puisse en être détachée au besoin.

Interfolier. — Placer un feuillet de papier blanc entre tous les feuillets d’un volume imprimé. C'est la tâche du relieur.

Interlignes. — Lames de plomb de diverses longueurs et épaisseurs , qui se placent entre les lignes.

Introduction. — Elle précède le texte du livre, dont elle est parfois le premier chapitre. Dans ce cas ou la compose en caractère semblable à celui du texte.

Italique. — Caractère incliné de gauche à droite, comme l’écriture.

Justification. — Son importance. Voir page 28.

Labeur. — On donne ce nom aux travaux qui présentent un certain caractère do durée, par opposition aux ouvrages de ville, qui d’ordinaire s’exécutent en peu de temps.

Lardée. — Se dit de toute composition où les petites, les grandes capitales, l’italique, les chiffres, etc., se rencontrent dans une proportion considérable. On dit : Cette composition est lardée de chiffres et de petites capitales.

Lettres de deux points ou Initiales. — Elles ont la forme des capitales. Jadis on en plaçait une, sans la renfoncer, au commencement du texte d’un volume ou do chacune de ses grandes divisions. Cette dénomination de lettres de deux points vient de ce que leur force de corps et d’œil est à peu près double de celle du caractère qu’elles accompagnent. — Ce sont ces lettres qui servent pour la composition des lignes do titres.

Lettrines. — Petites lettres supérieures dont on se servait jadis pour renvoyer aux notes ; elles sont remplacées aujourd’hui par dos chiffres.

Lever la lettre. — Mouvement de la main qui compose. On dit d’un compositeur habile qu’il lève bien la lettre. Voir page 25.

VOCABULAIRE

Lézarde. — Petit accident naturel do la composition, qui résulte de la rencontre fortuite de blancs ou espaces se succédant sur un mémo point dans une série de lignes superposées, et qui a pour effet de produire un vide en ligne verticale ou diagonale désagréable à l’œil. Ou remédie à ce mauvais effet par un remaniement.

Ligne. — La ligne, selon sa nature, prend un nom qui lui est propre; il y a la ligne de texte, la ligne de titre, la ligne de tête, la ligne do pied, la ligne perdue, la ligne de blanc, la ligne pleine, la ligne pointée, et enfin la ligne à voleur.

Long. — Au long, pour indiquer qu’un mot abrégé ou qu’un nombre exprimé en chiffres doit être mis en toutes lettres.

Manc hettes. — Synonyme d 'additions. Voir ce dernier mot.

Marbre. — Table recouverte d’une pierre dure polie ou d’une plaque de fonte, sur laquelle on impose et on corrige les feuilles.

Marges. — Parties blanches du papier qui entourent la page; on distingue la marge de fond, la marge do tête, celle de pied, et la marge extérieure , qui est la plus grande.

Matériel. — L’ensemble dos objets de toute nature qui composent un établissement d’imprimerie.

Matière. — Le mélange de plomb et de régulo d’antimoine dont les caractères d’imprimerie sont formés ; on dit : matière forte, matière dure, matière faible. — On appelle aussi matière les caractères hors de service destinés à être refondus. — On emploie encore ce mot dans certains cas, pour signifier texte ou copie. On dit : La matière fournira vingt lignes; il y a dix lignes de matière.

Matr ice. — Empreinte en creux obtenue dans du cuivre à l’aide d’un poinçon d’acior.

Mise en pages. — Fonctions de la composition exécutées par le metteur en pages. Voir page 67.

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Monter une casse. — C’est la dresser sur la partie du rang inclinée en pupitre. Monter sc dit aussi de l’opération qui consiste à dresser et à terminer un tableau dont toutes les parties sont composées; monter un tableau.

Mordant. — Espèce de pince en bois qui sert à lixcr les feuillets do copie sur le visorium.

Nombres. — Ils sc figurent en chiffres nu s’expriment en toutes lettres, selon la nature de l’ouvrage. Ainsi dans certains livres spéciaux, où les nombres se représentent fréquemment, en statistique par exemple, il est préférable d’employer les chiffres, parce que les nombres sont alors plus apparents et plus aisément comparables.

Notes. — Ilya trois sortes de notes : celles qui se placent au bas des pages, celles qu’on reporte à la fin du volume et celles qui sc mettent à la marge extérieure des pages; ces dernières, dont l’usage est presquo abandonné aujourd’hui, reçoivent plusieurs dénominations : on les appelle indifféremment notes marginales , additions, ou manchettes. Les notes du bas des pages ont été longtemps séparées du texte par un filet maigre do toute l’étendue de la justification. Cet usage se perd; on sc borne aujourd’hui à mettre un blanc assez fort entre l’un et l’autre pour prévenir toute confusion.

Œil. — Le relief même do la lettre. Il est des caractères qui diffèrent sous le rapport do l’œil, bien qu’ils présentent la mémo force de corps ; do là ces dénominations de onze gros œil, orne petit œil, etc. Il faut, dans tous les cas, avoir soin de ménager l’œil de la lettre.

Onglet. — Un feuillet de deux pages, imprimé recto et verso; la moitié d’un quart ou carton; réimprimer deux pages d’un livre, pour une cause quelconque, c’est imprimer un onglet. On colle un onglet dans un volume pour remplacer deux pages fautives.

Opération. — Composition d’un caractère ordinairement plus

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petit que celui du texte , et disposé d’une façon particulière , où il entre soit des chiffres, soit des accolades, de l’algèbre, etc.

Ouvrages de ville. — Ouvrages de toute nature, pour la ville, le commerce, l’industrie, le service des administrations publiques ou privées. Cette dénomination comprend toute espèce d’impressions autres que celle des volumes et ouvrages de long cours. Ils ne peuvent être exécutés que par des ouvriers qui font preuve d’habileté et de goût.

Page. — Assemblage de lignes déterminées, quant à leur longueur et à leur nombre, par le format du papier. On appelle page longue celle où la ligne de pied est remplacée par une ligne de texte ; page courte celle dont on a été obligé de supprimer une ligne; page blanche celle qui ne comporte aucun texte.

Papiers. — Leurs noms et leurs dimensions. Voir page 102.

Paquet. — Un nombre quelconque de lignes composées et non mises en pages. Un paquet do composition, de distribution, d’italique, un paquet de longueur.

Paquetier. — Compositeur occupé uniquement à faire des paquets.

Parangonpi er. — Combiner dans une même ligne des caractères de corps différents, et les ajuster de manière qu’ils s’alignent entre eux. Voir page 116.

Pâté. — Mélange do lettres d’un même ou de plusieurs caractères, qui est le résultat d’un accident, d’une maladresse ou de la négligence. On dit : Composer, distribuer un pâté; mettre une forme, une page, une ligne en pAte. Dans tous les cas, le pâté doit être composé et distribué sur-le-champ. Un ouvrier assez pou soigneux pour avoir du pâté sur les tablettes de son rang s’expose à un blâme mérité.

Perdre. — Par opposition à chasser quand il s’agit des caractères entre eux. Un caractère perd sur un autre quand, pour la même quantité do mots ou de lignes, il occupe moins de place. Tel caractère perd sur tous ceux qui sont au-dessus de lui comme

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force de corps, et il chasse sur tous ceux qui sont au-dessous. — Se dit aussi d'uu manuscrit dont l'écriture est plus large, moins minutée qu’une autre. Ce manuscrit fait perdre, c’està-dire produit moins.

Perles. — Petites vignettes, très-variées do dessin ; elles servent à former des ornements pour les tètes de pages et à établir des cadres de couvertures par diverses combinaisons ; elles sont fondues sur divers corps.

Piller une casse. — Prendre dans la casse du voisin une ou plusieurs sortes qui manquent dans la vôtre. C’est une action indélicate qu’il faut bien se garder de commettre ; elle est assimilée, avec raison, à un vol d’argent; car le voisin a consacré son temps à distribuer, et le temps c’est de l’argent.

Piqûre. — Ouvrage do peu d’étendue, ne formant qu’un petit nombre de feuilles que l'on piquo sur la couverturo au lieu do les brocher.

Placards. — Imposition particulière et provisoire d’une certaine quantité de composition, pour être lue et corrigéo avant la mise en pages. — On appelle ainsi l'épreuve obtenue sur la partie de composition imposée de cette manière.

Plat. — On dit le plat de la couverture pour désigner la page qui contient le titre, et la distinguer de l’autre page qu’on appelle revers.

Poésie. — Voir les dispositions qui lui sont particulières, page 46.

Poinçon. — Tige d’acier qui porte à l’une de ses extrémités la gravure en relief d’une lettre. C’est à l’aide du poinçon qu’on obtient la matrice on creux dans laquelle la lettre est fondue.

Point typographique. Voir page 14. — Gros point. — Il se distingue du point ordinaire parce qu’il est fondu sur le demicadratin du corps auquel il appartient. Il sert dans les tableaux.

Police. — Liste do toutes les lettres et de tous les signes, chiffres, capitales, petites capitales, etc., qui forment l'ensemble complet

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do co qu’on appelle un caractère, avec l’indication de la proportion de chaque lettro à fondre pour un poids détermine.

Polyamatypib, Polyamatype. — Procédé, dû à M. Henri Didot, pour fondre d’un seul coup plusieurs fois la même lettre. Il est à peu près abandonné aujourd’hui et remplacé par les procédés mécaniques, beaucoup plus expéditifs encore.

Ponctuations. — Leur caractère particulier. Voir page l‘20.

Pont de hauteur. — Plaque épaisse do cristal, munie de deux tiges écartées ayant la hauteur du caractère ; une petite règle en cristal ou en fonte, superposée et fixée sur ces deux tiges, forme pont ; c’est sous co pont qu’on fait passer les bois gravés et les clichés, soit pour en réduire la hauteur, soit pour l’augmenter si elle n’est pas exactement conforme à celle du caractère. Si le bois présente trop do hauteur, on s’en prend à sa partie inférieure qu’on réduit à l’aide du rabot ; si au contraire il est trop bas, on y applique une ou plusieurs épaisseurs de papier.

Porte-page. — Papier plié en plusieurs épaisseurs, sur lequel on dépose les paquets de composition.

Première typographique. — Nom donné à l’épreuve lue pour la première fois par le correcteur de l’imprimerie.

Première d’auteur. — L'épreuve d’un travail ou d’une feuille envoyée pour la première fois à l’auteur; les épreuves suivantes prennent, selon leur ordre, le nom do deuxième, troisième d'auteur, etc.

Prote. — La personne chargée do diriger les travaux et le personnel d’une imprimerie. Les employés et ouvriers des diverses catégories sont sous sa direction ; c’est lui qui admet dans les ateliers les ouvriers et renvoie ceux qui font preuve d’incapacité ou d’inconduite. Dans certaines imprimeries il y a un sous-prote, qui supplée le prote dans ses diverses fonctions; c’est à lui qu’incombent ordinairement les soins multiples du matériel.

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Queue. — Le blanc resté au bas d’une page incomplète. On dit qu’un livre , un chapitre se termine par une queue.

Ramette. — Châssis sans barre séparative intérieure.

Rang. — Sorte de pupitre élevé sur des tréteaux, où l’on monte la casse ; la partie inférieure est garnie de tablettes où le compositeur dépose les pages de composition et les divers objets à son usage. Il y a des rangs d'une casse, et des rangs de plusieurs casses.

Rattrapage. — La fin d’un alinéa qui complète une composition et qui se trouve sur le premier feuillet de la copie suivante. Demander, faire son rattrapage.

Rayon. — Grand casier horizontal dans lequel on place les casses qui ne servent pas.

Réclame. — Marquo sur la marge do la copie, pour indiquer à la fois l’endroit où finit une feuille mise en pages et où commence la feuille suivante. Vérifier, indiquer la réclame.

Regagner. — Faire rentrer dans une limite donnée une copie qui la dépasse, ce qui s’opère soit en employant un caractère plus petit, soit à l’aide de remaniements ou de réduction des blancs. On regagne une page, une ligne, un mot, etc.

Regard. — C’est placer une page à côté d’une autre page; une page dont le folio impair est en regard d’une page de folio pair; on place une gravure en regard du titre. Dans les éditions à deux colonnes, s’il s’agit d’une traduction, elle occupe la première colonne, et le texte original est placé en regard dans la seconde. Quelquefois on fait l’inverse.

Réglette. — Petite règlo qu’on emploie dans l’établissement des garnitures. La réglette de longueur est spéciale au metteur en pages. Voir le chapitre relatif à la mise en pages.

Remanier. — Faire repasser dans le composteur un certain nombre de lignes pour les justifier à nouveau, par suite d’additions ou de suppressions.

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Renfoncement. — Une ou plusieurs lignes rentrées dans la justification , et qui ne s’alignent pas avec la composition. Synonyme de rentrée.

Rf.ntrure. — Cliché en plomb destiné à être tiré en plusieurs couleurs. On le reproduit autant de fois qu’il y a de couleurs à imprimer ; chacun des exemplaires n’est utilisé que pour une couleur, après lui avoir eulevé préalablement toutes les lignes ou tous les mots qui doivent être imprimés d’une couleur différente. Chaque cliché ainsi châtié prend le nom de rentrure, parce qu’à l’impression ces lignes ou mots doivent rentrer les uns entre les autres.

Renvoi. — Un signe quelconque fait en vue d’appeler l’attention et de prévenir le lecteur qu’il y a sur ce point une correction ou une intercalation à faire, et qu’il doit se reporter sur un autre point du manuscrit ou de l’épreuve , là où le même signe est reproduit.

Report. — Un alinéa, une ligne, un mot, reportés d’une feuille ou d’une page à une autre. Il faut reporter plusieurs lignes à la page suivante.

Retiration. — Impression du second côté de la feuille de papier.

Révision. — Épreuve donnée au moment de la mise sous presse, pour s’assurer de l’exactitude des dernières corrections.

Serrage. — Action de serrer les formes.

Serrer. — C’est diminuer les blancs qui se rencontrent dans une page , dans un titre ; c’est , dans la composition des lignes , remplacer des espaces fortes par de plus minces, afin de rapprocher les mots. Serrer se dit aussi de l’action de faire avancer les coins d’une forme avec le marteau : Serrer une forme.

Signature. — Chiffre placé au bas de la première page de chaque feuille, ou de chaque cahier d’une feuille, et qui indique son numéro d’ordre dans le volume.

Sommaire. — Sous-titre développé, qui accompagne les titres des

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livres, des chapitres ou autres divisions d’un ouvrage. Il se place au centre de la justification quand il ne fait qu’une ou deux lignes ; au delà de ce nombre , il y a deux manières de le présenter, soit en alinéa, en renfonçant d'un cadratin la première ligne, soit en faisant le contraire, c’est-à-dire la première ligne pleine et toutes les autres renfoncées d’un cadratin. Cette dernière méthode, plus généralement suivie, a donné son nom aux compositions dites en sommaire, par opposition à celles qui se font en alinéa. Quand les sommaires sont courts, ils se composent on petites capitales ou en italique ; dans tous les cas on emploie un caractère sensiblement plus petit que celui employé pour le texte.

Sortie. — Ligne plus longue que la justification, qui fait saillie dans la garniture, et qui oblige à un parangonnage dans cette garniture. Quand, dans les vers, il s’en présente un trop long, la sortie se fait au bout de la ligne. Si c’est dans un titre qu’on est forcé de la pratiquer, elle est double, et la différence en trop doit être reportée également à droite et à gauche de la ligne.

Sources. — Nom donné aux notes par lesquelles l’auteur fait connaître les ouvrages qu’il a consultés et où il a puisé ses renseignements. On dit : L’auteur a pris le soin d’indiquer ses sources.

Strophes. — Couplets ou stances d’une ode ou d’une pièce de poésie. Elles doivent être séparées entre elles par une ou plusieurs lignes de blanc, mais toujours d'une manière uniforme. Cependant il vaut mieux quelquefois faire varier ce blanc que de couper une strophe d’une page à la page suivante.

Stéréotypie. — Voir au mot Clichage.

Supérieures (lettres). — Il existe dans chaque caractère des lettres d’un œil très-petit , fondues à l’extrémité du talus supérieur de la tige; elles s’alignent avec le caractère par le haut, et ne servent le plus souvent que comme signe d’abréviation.

Surcharges. — Toutes les parties en caractères plus fins, telles

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quo sommaires, notes, épigraphes, parangonnages, tableaux, opérations , corrections. Les surcharges comprennent toutes les dillicultés qui motivent l’augmentation du prix de composition établi pour un texte uniforme.

Table. — Résumé plus ou moins succinct d’un ouvrage; tantôt la table n’est que l’énumération des diverses parties dont il se compose, tantôt elle est analytique et offre le tableau complet do tous les sujets dont il traite. Quand un ouvrage fait plusieurs volumes, chacun d’eux doit avoir à la fin sa table particulière. Les tables se composent toujours en caractère sensiblement inférieur à celui du texte, et doivent commencer en page recto. Lorsqu’elles présentent une certaine étendue, on les dispose à deux colonnes. Les articles se composent indifféremment en alinéas ou en sommaires. Le mot qui commence l’article, et qui en fait le sujet, doit être en petites capitales ou en italique. On sépare les colonnes soit par un filet maigre , soit par un simple blanc.

Tableaux. — Sous cette dénomination générique on comprend tous les ouvrages, quelles que soient leurs dimensions, qui comportent des colonnes à filets, à accolades, tels que registres, états, tarifs, prix courants, factures, etc.

Talus de la lettre. — Le petit biseau qui se trouve sous l’œil de la lettre, et le laisse se détacher entièrement.

T a o u e r. — Opération qui précède le serrage des formes ; elle consiste A promener sur l’œil de* pages un petit morceau de bois sur lequel on frappe à l’aide du marteau pour niveler les caractères sur le marbre.

Taquoir. — Petit morceau de bois de quinze centimètres sur dix environ, dont l’épaisseur est formée de deux pièces : la partie supérieure en bois dur, l’autre en bois tendre; on s’en sert pour taquer les formes.

Têtes. — Le texte qui occupe la partie supérieure des colonnes

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d’un tableau, et indique la nature ou le nombre des objets mentionnés dans cette colonne.

Têtes ou Têtières. — Les garnitures qui se placent en tête des pages.

Texte. — Nom donné à la. matière qui fait le fond d’un ouvrage et en est la partie dominante, pour la distinguer des parties éventuelles, telles que notes, opérations, citations en plus petit caractère. On dit : C'est la justification du texte. — Pris dans une autre acception , le mot texte est synonyme d'original. On place la traduction en regard du texte.

Tierce. — Épreuve donnée sous presse pour vérifier, avant le tirage, si les corrections ont été faites avec exactitude. On la nomme ainsi parce qu’elle est la troisième des épreuves typographiques, abstraction faite de celles qui ont pu être vues par les auteurs ou éditeurs. La tierce est souvent suivie d’une autre épreuve qu’on appelle révision : c’est une contre- vérification des dernières corrections.

Tiret. — Nom donné au petit trait horizontal appelé moins. Par extension on dit également d’un filet maigre prolongé : C’est un tiret, mettre un tiret.

Titre ou Frontispice. — Page qui se place au commencement d’un volume pour faire connaître la matière dont il traite. 11 y en a de plusieurs genres.

Titre courant. — La ligne en petites ou en grandes capitales que l’on place en tète do chaque page : tantôt elle reproduit tout ou partie du titre, et court sur tout le volume; tantôt le titre du livre ou du chapitrc.-Dans les ouvrages dramatiques, elle indique l’acte et la scène. Voir pages 78 et 79.

Tomaison. — Numéro d’ordre qui se place à gauche, dans la ligne de pied de la première page de chaque feuille, pour indiquer à quel tome cette feuille appartient.

Tr ait d’union. — Voir le mot Division.

Typographe. — Celui qui exerce la profession d’imprimeur en lettres.

Typographie. — Art qui embrasse la série complète des opérations relatives à la fabrication et à l’emploi des caractères pour arriver par l’impression à produire un livre.

Typomètre. — Instrument de précision dont on se sert en fonderie pour s’assurer si les lettres sont bien de hauteur de papier, de ligne et de force de corps.

Variante. — C'est la reproduction d’une idée ou d’un même texte sous une forme différente. Les poèmes et les ouvrages dramatiques sont quelquefois accompagnés de variantes. Elles peuvent prendre la forme de notes et se placent au bas des pages. Lorsqu’elles présentent de l’étendue, on les reporte A la fin, en caractères de notes.

Vignette. — Nom générique des ornements typographiques. Il existe des vignettes sur un grand nombre de corps. Quelquesunes sont fondues de manière à être combinées pour les utiliser ensemble ou séparément, et permettre do multiplier le dessin . des encadrements.

Violon. — Galôe dont la proportion excède en longueur la dimension ordinaire; elle sert plus spécialement à la mise en Jiages.

V iso r icm. — Petit instrument en bois qui sert à maintenir les feuillets de copie sous les yeux du compositeur. C’est une espèce de règle plate sur laquelle on place et maintient les feuillets à l’aido d’une pince en bois dite mordant ; sa partie inférieure , plus saillante , a pour effet de les arrêter par en bas ; il se termine par une pointe en fer qui sert à lo fixer dans un trou pratiqué sur la bordure de la casse.

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