‹ Tyr et SidonChapitre 143 sur 166 · ACTE aUATRIESME 12J · texte numérisé non relu

ACTE aUATRIESME 12J

Ne pretendoit rien moins que ma couronne et moy ? Maudite ambition ! que d'horribles carnages Sont provenus de toy sur nos moites rivages Depuis que le flambeau qui nous remarque l'an

221) A logé douze fois au mouton Phryxean !

Les Dieux en ont horreur, les Astres pour vengeance Ne dardent plus sur nous nulle bonne influence, Les champs, les ruisseaux, l'air, l'Atlantide, sont las De porter, de couler, d'ouïr, de mener bas,

2220 Les charoignes, le sang, les hurlemens, les ombres. Des mortels succombants au fort des encombres. L'orphelin nous déteste et la veufve maudit Ceux qui vont dispersant tant de peuple à crédit, Les vagues de Thetis si barbares et fieres

2225 Semblent nous reprocher nos rancunes meurtrières.

Balorte.

Ores si faudra-il, despourveu de support, Qja'il baisse les sourcils pour le bien d'un accord. Ce glouton de grandeurs, il aymera de prendre Vous pour son allié, mon Prince pour son gendre, 230 Ou s'il est obstiné, je prévoy que les cieux Le veulent accabler pour vous eslever mieux, » Jamais seul dessus l'homme un desastre n'arrive : Tandis que d'un Tyran l'arrogance excessive l Jette ses feux soudains, le Sort rit à ses vœux, ^235 Son choc comme un torrent traverse impétueux

22n pas moins — 2212 Maudite faim d'honneur — 2213 tristes rivages — 2214 qui marque les saisons — 2215 en ses douze maisons

— 2216 Les deux.... ;ses feux pleins de vengeance — 2217 nous qu'une gauche — 2218 l'air et Mercure

2221 D'hommes de part et d'autre incroyables en nombre. — 2223 Nos conseils prodigans tant — 2224-5

Neptun (Neptune J) par intervale, en calmant ses orages, Quelque impiteux qu'il soit, nous reproche nos rages

— 2226-88 remplacés par deux vers nouveaux.

Les passages plus forts, son Empire se monte Degré dessus degré d'une façon trop prompte : Mais si le vent se tourne et d'un tour seulement Donne à ce grand amas le moindre esbranlement

2240 Tout fond en un clin d'oeil, et la bresche première, Abolit du surplus la mémoire dernière.

Ainsi quand au Lion le Soleil arresté Rostit les champs crevés au plus chaut de l'Esté, Ses rais puisent les eaux, une vapeur humide

2245 Flotte subtilement dans l'espace liquide.

Qui tout à coup s'esleve et grossit à veu' d'oeil. Se forme en un gros nuage et prend bien cest orgueil De priver de splendeur l'autheur de son essence. Mais si tost qu'il se voit au comble d'accroissance,

2250 Dez qu'une goutte en sort, tout se rompt à la fois Et tombe d'une pièce aggravé de son poids. Si qu'après un moment nulle marque ne reste D'un si gros appareil, au visage céleste. Leonte est aboli, la colomne de Tyr,

225$ Le père sent un deuil qu'il ne pourra patir

Ja le camp sans conduite à toute alarme tremble,

» Un troupeau sans pasteur jamais bien ne s'assemble.

Aristarque.

Las ! c'est mon creve-cœur que commis à ma foy Ce pauvre adolescent soit massacré chez moy.

Balorte.

2260 Vous en estes lavé dans votre conscience.

Aristarque.

Cela n'en lave pas la commune créance.

2247 nuagee et 1608

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